Comité franco-allemand des historiens

Le 5e prix de thèse du Comité a été décerné, lors de l'AG du 30 septembre 2016,
à Marion Aballéa pour sa thèse: „Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin 1871-1933“

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ASSOCIATION INTERNATIONALE D’HISTOIRE CONTEMPORAINE DE L’EUROPE
APPEL A COMMUNICATIONS

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L’Europe au XXe siècle – Une Europe asymétrique
CFP: colloque de Moscou
6 au 8 décembre 2018
« Les idéologies pendant la Deuxième Guerre mondiale »

deadline: 8 mai 2018

Dans la perspective de sa participation au Congrès international du CISH à Poznan en 2020, l’Association internationale d’histoire contemporaine de l’Europe (AIHCE) organise trois colloques sur la thématique « L’Europe au XXe siècle – Une Europe asymétrique ».
L’histoire européenne du XXe siècle a été marquée par une alternance entre des projets européens communs et une remise en question de ces projets, la plupart du temps véhémente, par des visions différentes. Pour reprendre une expression utilisée par un président américain, les vicissitudes de l’histoire du continent européen ont conduit à une différence sensible entre la « vieille Europe » et celle qui prend corps au lendemain de la Première Guerre mondiale, dénommée selon les usages « Europe centrale » pour les uns, « orientale » pour les autres, voire parfois «  « centre-est » ou encore «  « danubienne ». Les divergences entre ces « deux Europe », comme le relevait déjà Francis Delaisi dans l’entre-deux-guerres, sont criantes et s’expriment tout au long du XX° siècle. Elles sont à l’œuvre dans le système de Versailles, comme à travers le projet hitlérien pour l’Europe. Elles sont toujours présentes pendant la guerre froide.

Les colloques qui s’échelonneront jusqu’au congrès du CISH ont vocation à explorer cette asymétrie. A-t-elle influencé les interprétations de l’histoire européenne ? Présentèrent-elles l’Europe comme un ensemble homogène ? Ou comme un ensemble différencié ? Quelle interprétation a davantage cours dans l’Ouest européen ? Dans l’Est ? Il s’agit ainsi de croiser les regards des historiographies, d’analyser les approches différentes de ces différents courants.

Un premier colloque se déroulera à cette fin à Moscou, du 6 au 8 décembre 2018.
Il sera centré sur « Les idéologies pendant la Deuxième Guerre mondiale ».
Ce colloque s’organise autour de quelques problématiques. Il s’intéresse d’abord au projet hitlérien pour l’Europe. Les projets nationaux-socialistes sont différents pour l’Ouest et l’Est de l’Europe. Leur application sur les différents espaces européens met en valeur cette vision différenciée de l’Europe. L’intégration dans cette Europe nazie est également diversifiée (ici incorporation, là occupation ou satellisation). De nombreux travaux existent sur ces aspects. Nous entendons dans le cadre de ce colloque privilégier l’approche comparative, qui est souvent fructueuse pour l’historiographie si on confronte les narrations, les interprétations. Les situations différentes vécues tant à l’Est qu’à l’Ouest offrent ici de vastes perspectives.
Mais il est également important de s’interroger sur les projets européens des Alliés, des gouvernements en exil ou des mouvements de résistance. Là également, des asymétries existent et les contextes diversifiés conduisent tantôt à des projets d’ensemble, tantôt à des projets infrarégionaux d’organisation de l’Europe.

Les propositions de communication sont à envoyer pour le 8 mai 2018 à :
John Keiger : jk586@cam.ac.uk
Sylvain Schirmann : s.schirmann@unistra.fr
Tomaz Schramm : : schramm@amu.edu.pl

Elles comporteront le titre de la communication, un résumé de la problématique traitée sur 3500 signes maximum. Elles seront accompagnées d’un court CV présentant la carrière, les fonctions actuelles et la bibliographie de l’auteur(e) de la proposition. Les propositions seront rédigées soit en anglais, soit en français. Le comité scientifique du colloque signifiera pour la fin du mois de juin 2018 l’acceptation ou le refus de la proposition.

Un second colloque s’intéresse à l’asymétrie du système de Versailles. Il se tiendra à Paris, au Centre Scientifique de l’Académie Polonaise des Sciences les 20-22 juin 2019. Un appel à communication sera diffusé à son propos dans des délais rapprochés.

Professeur John Keiger
Président de l’Association internationale d’histoire contemporaine de l’Europe

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Appel à communications

journée d’études à Angers (23 novembre 2018)
« Penser la rupture. Définitions et représentations ».

Cette journée d’études s’inscrit dans le programme des rencontres scientifiques « Ruptures » de l’équipe de recherche pluridisciplinaire LÉMIC, inauguré par deux Journées d’études «Ruptures : Approches méthodologiques » (17 novembre 2017 et 15 juin 2018).
La troisième journée d’études a pour ambition de s’interroger plus en profondeur sur le sens et les usages de cette notion familière mais floue, en questionnant les significations et les représentations qui lui sont associées selon les contextes linguistiques, historiques et sociétaux. L’hypothèse de départ est que la rupture est une catégorie d’intelligibilité de l’histoire des hommes et des sociétés. Elle contribue à construire une représentation du temps et de l’espace.
L’objectif scientifique est donc, dans une première étape, de penser la rupture. Cela implique de circonscrire préalablement ce concept, d’en délimiter le champ sémantique, en somme, d’évaluer la pertinence de son statut conceptuel.
Quels phénomènes ce concept éclaire-t-il ? Quelles sont les limites de validité du concept ? Quels échos d’époques lointaines ou révolues évoque-t-il ? Quelle place tient-il dans la construction d’un récit ? Quel en est l’usage idéologique ? Quelle résonance revêt-il dans notre société en ce début de XXIe siècle ?
L’atelier de réflexion visera, dans une perspective interdisciplinaire, à proposer des définitions efficientes de ce concept faussement évident, à le re-définir, ou à en fournir une exploration compréhensive en s’appuyant sur des faits empiriques. Il s’agit au fond de s’interroger sur la qualité du concept de « rupture », sur son utilité théorique et sa pertinence comme cadre d’analyse des événements qui structurent les sociétés. Dans cette perspective seront bienvenues des contributions de réflexion théorique aussi bien que des études de cas concrets dans tous les champs disciplinaires envisagés.
Par la combinaison des deux approches (théorique et empirique), nous ambitionnons de conforter le bien-fondé de la notion de rupture comme paradigme de recherche, tout en dégageant de nouvelles pistes méthodologiques d’analyse de faits, phénomènes ou processus jusqu’ici peu ou insuffisamment explorés.
Les propositions peuvent émaner de différents champs disciplinaires (histoire, sociologie, anthropologie, littérature, sociolinguistique, traductologie, philosophie, sciences politiques, droit, cinéma…), et adopter des approches méthodologiques variées (essais, synthèses, études comparées, études de cas).

Voir l’appel à communication complet et les modalités de réponse

Les propositions sont à envoyer avant le 18 juin 2018