Comité franco-allemand des historiens

Le 5e prix de thèse du Comité a été décerné, lors de l'AG du 30 septembre 2016,
à Marion Aballéa pour sa thèse: „Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin 1871-1933“

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A VOIR

Petit tour des blogs d’histoire germanophones

Première Guerre mondiale/ Erster Weltkrieg

Nouvelle publication (21 septembre)

Christian Baechler, L’Allemagne et les Allemands en guerre 1914-1918, éd. Hermann Histoire, 2016

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Accident de l’histoire, la Grande Guerre détruit l’ordre bourgeois du XIXe siècle et déstabilise la société européenne, ouvrant la voie aux grands drames du XXe siècle. C’est particulièrement vrai pour une Allemagne profondément traumatisée par la défaite, la révolution de novembre 1918, la chute de la monarchie et le Diktat de Versailles, durement ressenti par des Allemands persuadés d’avoir mené une guerre défensive pour l’existence de leur nation. Cette crise majeure cristallise des potentialités de l’histoire allemande, ouvrant la voie – sans la rendre inévitable – à la tragédie du nazisme.
Sans négliger les opérations militaires et la vie des soldats sur le front, l’auteur concentre ses analyses sur la société et l’économie de guerre, et sur ses conséquences sur l’esprit public et la vie politique allemande, préparant la montée aux extrêmes de l’après-guerre.

ico_permalienVoir sur le site de l’éditeur/ Commander

Spécialiste de l’Allemagne, Christian Baechler a enseigné l’histoire contemporaine à l’université de Strasbourg. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Guillaume II (2003), L’Allemagne de Weimar (2007) et Guerre et exterminations à l’Est – Hitler et la conquête de l’espace vital 1933-1945 (2012).

La Revue d’Allemagne prévoit la publication, dans le n° 1/2017, d’un dossier consacré à l’année 1917 en Europe

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CFP pour le 30 octobre 2015

1917 ou « L’année impossible » comme l’a qualifiée Jean-Jacques Becker[1], en raison de la multitude d’événements parfois difficilement saisissables qui la compose. Les contemporains, en Europe, sont désormais las de la guerre. Celle-ci a déjà très lourdement saigné les peuples, après de terribles batailles sur divers fronts, et plongé les sociétés dans le deuil. Alors que se renforce la tension entre deux mouvements, l’un de refus de la guerre, l’autre de radicalisation, la question de la poursuite de la guerre, de son acceptation par les soldats sur le front et les sociétés à l’arrière, de la cohésion des nations, est ouvertement posée, comme le montrent les nombreuses mutineries. Et puis la configuration du cercle des belligérants se modifie très profondément : d’un côté, la guerre se mondialise encore davantage, avec l’entrée en guerre des États-Unis et l’arrivée de leurs soldats sur le sol européen ; de l’autre, la Russie sort de la guerre. Sur le moment même et sans doute même sur le plus long terme, l’impact de la révolution bolchevique n’a été perçu qu’à l’aune de ses conséquences directes sur le conflit mondial. Ce n’est que des décennies plus tard que, jetant un regard rétrospectif sur le siècle, des historiens, à l’instar d’Eric Hobsbawm, ont fait de l’année 1917 dans son ensemble, un point tournant, une césure, si ce n’est le début du court xxe siècle. Si le rapport de 1917 au siècle a été revisité, celui de cette « année impossible » à la guerre dans son ensemble l’a été lui aussi et de manière récente. Le cycle des manifestations de commémoration de la Première Guerre mondiale, en France, a été lancé par l’exposition « 1917 », qui s’est tenue au Centre Pompidou – Metz de mai à septembre 2012[2]. Car l’année 1917 en Europe n’est pas seulement l’espace-temps d’une histoire terrifiante de la guerre, des États et des sociétés en guerre. Elle marque également un foisonnement artistique porté tant par des artistes confirmés que des amateurs devenus artistes ou écrivains par la guerre. L’année 1917 marque l’émergence d’une représentation renouvelée de la guerre, avec de nouveaux courants (le surréalisme notamment). Il s’agit d’un moment d’accélération et de rupture artistique, auquel contribue la propagande (artistique, culturelle, médiatique), et qui, inversement, doit compter avec la censure. La densité historique de l’année 1917, jointe à cette mutation des représentations, ont contribué à façonner « la » voire « les » mémoires de 1917.

Ce dossier se propose de réunir des contributions portant sur cette triple dimension d’histoire, de représentation et de mémoire de l’année 1917 en Europe.

 

Les propositions, sous la forme d’un résumé de 1500 à 2000 signes, peuvent être envoyées à la rédaction de la revue avant le 30 octobre 2015 pour examen par le comité de rédaction,  qui répondra en novembre 2015. Les articles définitifs devront être livrés pour fin mai 2016  pour expertise avant publication dans le n°1/2017.

[1] Jean-Jacques Becker, 1917 en Europe : l’année impossible. Bruxelles, Éditions Complexe, 1997.
[2] Claire Garnier 
et Laurent Le Bon (éd.), 1917, Éditions du Centre Pompidou-Metz, 2012.

 

27-28 et 29 mars 2014 – Colloque international

D’une guerre à l’autre : que reste-t-il de 1870-1871 en 1914 ?

Musée départemental de la Guerre de 1870 et de l’Annexion à Gravelotte (Lorraine)

Cette première manifestation scientifique – au sein d’un tout nouveau musée – a pour objectif de mettre en relation la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale, en tenant compte des recherches les plus récentes. Ainsi, cette réévaluation des rapports entre ces deux guerres sera abordée à travers différentes pistes (relations internationales, axe militaire : comparaisons entre 1870 et les premières campagnes de 1914, axes économiques, sociétaux et culture ls).

Le colloque proposé par le Conseil général de la Moselle est le fruit d’un partenariat entre le Conseil scientifique du Musée départemental de Gravelotte, le Centre d’histoire de Sciences Po et le Centre de Recherche Universitaire Lorraine d’Histoire (CRULH) / Université de Lorraine.

Ce colloque a obentu le label Centenaire, accordé par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Le comité scientifique du colloque est composé de
Jean-François Chanet (Sciences Po), Christopher Clark (University of Cambridge), François Cochet (Université de Lorraine), Olivier Dard (Université Paris Sorbonne), Étienne François (Freie Universität Berlin), Christine Krüger (Georg-August-Universität Göttingen), Jörn Leonhard (Albert-Ludwigs-Universität Freiburg), Jakob Vogel (Sciences Po), Éric Necker (conservateur en chef du patrimoine).

Placé sous la présidence d’honneur du Professeur François Roth, Président du Conseil scientifique du musée.

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Centre d’histoire de Sciences Po
56 rue Jacob, 75006 Paris, France

Chantal Antier, Louise de Bettignies, espionne et héroïne de la Grande Guerre, Editions Tallandier, 2013, 224p.  – ISBN : 9791021000612

Louise de Bettignies

Présentation de l’éditeur:
Rien ne destine la jeune Louise de Bettignies, cultivée et polyglotte, née dans une grande famille désargentée du Nord de la France, catholique fervente, à devenir une véritable espionne et héroïne de la Grande Guerre. En 1914, révoltée par l’invasion allemande de la Belgique et de sa ville de Lille, Louise s’engage au sein de l’Intelligence Service dont elle devient agent secret sous le pseudonyme d’Alice Dubois. Elle est chargée d’organiser un réseau d’évasion et de renseignements militaires, le réseau Ramble. Arrêtée par les Allemands en octobre 1915, jugée et condamnée à mort, la jeune femme est enfermée dans la sinistre forteresse de Siegburg où elle prend la tête de la rébellion des prisonnières. Punie de cachot, Louise en sort gravement malade et meurt faute de soins le 27 septembre 1918. Mystique et avide de sacrifice, son courage lui vaut le surnom de «Jeanne d’Arc du Nord».

À l’aide de documents familiaux inédits, Chantal Antier retrace les multiples épisodes de la vie de Louise de Bettignies, apporte un nouvel éclairage sur sa foi et son patriotisme, et fait surgir devant nous une femme résolument en avance sur son époque dont l’exemple ne doit pas tomber dans l’oubli.

« Aspects juridiques de l’histoire de la Première guerre mondiale »

Dans le cadre d’un projet de recherche commun de l’IFHA et du MPIeR, le poste suivant est à pourvoir :

Poste de doctorant/doctorante (français ou allemand)
à compter du 1er juin 2013 ou au cours de l’été 2013,
au sein du projet « Aspects juridiques de l’histoire de la Première guerre mondiale ».

Max-Planck-Gesellschaft

Le contrat porte sur une durée de deux ans, prolongeable à trois ans, et prévoit une rétribution correspondant à un poste à mi-temps selon le barême du service public fédéral allemand (niveau E13/2). Toutefois l’activité du doctorant sera de plein temps.
Le projet international de recherche porte sur le développement de différents types de normativité (normative Ordnung) dans le contexte de la Première guerre mondiale et de ses suites. Le poste de doctorant/doctorante s’inscrit dans une coopération entre les activités de recherche de l’IFHA et du MPIeR.

Le projet de thèse de doctorat devra inclure une perspective binationale, interculturelle et historiographique. Il sera partie prenante d’une série de manifestations organisées par l’IFHA à l’occasion de l’année 2014, marquée par la commémoration de plusieurs événements-clés de l’histoire européenne (814, 1214, 1414, 1814, 1914).

Un diplôme de fin d’études universitaires dans le domaine du droit, de l’histoire ou d’une discipline similaire, ainsi que de très bonnes connaissances du français et de l’allemand à l’écrit et à l’oral, sont les compétences requises pour le poste de doctorant/doctorante.
Les instituts de la Max-Planck-Gesellschaft adhèrent au principe de parité entre hommes et femmes au sein du personnel et encouragent, à ce titre, les candidatures féminines de manière explicite.
Les instituts de la Max-Planck-Gesellschaft sont, en outre, déterminés à employer d’avantage de personnes handicapées et encouragent explicitement leurs candidatures.

Votre dossier de candidature, contenant les pièces habituelles et accompagné d’une esquisse du projet de thèse, est à remettre jusqu’au 15.05.2013 ou éventuellement au 01.06. 2013,

par voie électronique (pierre.monnet@institutfrancais.de)
et
par voie postale envoyée au directeur de l’IFHA, Prof. Dr. Pierre Monnet.

Prof. Dr. Pierre Monnet
Directeur d’études à l’EHESS
Directeur de l’Institut Français d’Histoire en Allemagne
Institut français d’histoire en Allemagne (IFHA)
Goethe-Universität
Grüneburgplatz 1
IG-Farben Haus Postfach 42
D-60 323 Frankfurt/Main
Tel : +49 – (0)69/798 31 901
www.ifha.fr
pierre.monnet@institutfrancais.de

L’Institut français d’histoire en Allemagne (IFHA) est une institution publique de recherche française, liée à l’Université de Francfort depuis 2009, dont le champ d’activité porte sur l’histoire allemande et franco-allemande. Au moyen de bourses d’étude, traductions, colloques, séminaires, publications et conférences, l’IFHA encourage les échanges entre historiens de France et d’Allemagne (www.ifha.fr).
Le Max-Planck-Institut für europäische Rechtsgeschichte (MPIeR) est un institut reconnu sur le plan international, oeuvrant dans la recherche fondamentale relative à l’histoire européenne du droit (www.rg.mpg.de).

Bourse de doctorat

Technische Universität Berlin – Zentrum Antisemitismusforschung

Der Erste Weltkrieg und die Konflikte der europäischen
Nachkriegsordnung (1914-1923)
oder
Die Radikalisierung des Antisemitismus in Europa.

Im Anhang finden Sie die Beschreibung eines Forschungskollegs das ein Promotionsstipendium für Frankreich, wofür es einen Doktoranden oder eine Doktorandin aus Frankreich suchen, der/die auch die deutsche Sprache beherrscht.
Die Verfahren können/sollen als Cotutelle durchgeführt werden.

Vous trouverez ci-joint la présentation d’une bourse de doctorat à attribuer à un(e) doctorant(e) français maîtrisant l’allemand (avec possibilité de cotutelle).

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