Deutsch-französisches Historikerkomitee

Comité franco-allemand des historiens

Le 5e prix de thèse du Comité a été décerné, lors de l'AG du 30 septembre 2016,
à Marion Aballéa pour sa thèse: „Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin 1871-1933“

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Petit tour des blogs d’histoire germanophones

Avis de soutenance de HDR

Sylvie Toscer-Angot a soutenu son HDR le 1er mars 2017 à l’université de Toulouse. Le sujet de son HDR s’intitulait « Politique et religion en RFA« .

Le document inédit portait sur : La République fédérale d’Allemagne face au défi de la pluralité religieuse : régulation de l’islam et reconnaissance des associations islamiques au sein du système éducatif allemand

Depuis quelques décennies, la nature des relations entre politique et religion en République fédérale d’Allemagne a fait l’objet de profondes mutations, liées à la sécularisation, à l’importance grandissante du nombre des personnes dites sans confession, à la pluralisation religieuse, et notamment à la présence de plus en plus affirmée de l’islam.
Ces évolutions qui tendent à remettre en question l’équilibre bi-confessionnel protestant-catholique, longtemps considéré comme une dimension essentielle de l’identité collective allemande, ainsi que la légitimité même du monopole dont bénéficient encore les Eglises chrétiennes, bousculent les représentations d’une société qui a du mal à penser le pluralisme et la neutralité confessionnelle sans référence au christianisme.
Face aux revendications croissantes de communautés de croyances désireuses d’obtenir des droits ainsi qu’une reconnaissance institutionnelle et une visibilité plus grande dans l’espace public, les autorités publiques sont amenées à trouver des solutions politiques et juridiques, susceptibles de concilier la protection de la liberté de conscience et de religion, le principe de neutralité de l’Etat et l’égalité de traitement de toutes les communautés religieuses. C’est à travers la question de la reconnaissance de l’islam dans le système éducatif allemand que sont étudiées les réponses des pouvoirs publics allemands face au défi de la pluralité religieuse.

 Garante de l’HDR : Madame Françoise KNOPPER, professeur émérite à l’Université Toulouse Jean-Jaurès
Membres du jury :
Monsieur Yves BIZEUL, professeur à l’Université de Rostock
Monsieur Patrick CABANEL, directeur d’études à l’EPHE
Madame Françoise KNOPPER, professeur émérite à l’Université de Toulouse Jean Jaurès
Monsieur Jacques LAJARRIGE, professeur à l’Université de Toulouse Jean Jaurès
Madame Christine MAILLARD, professeur à l’Université de Strasbourg
Monsieur Jean-Paul WILLAIME, directeur d’études émérite à l’EPHE

 Sylvie Toscer-Angot, maître de conférences à l’université Paris Est Créteil, est chercheure statutaire au GSRL.
Ses principaux domaines de recherche portent sur les relations Eglises-Etat et les relations entre politique, religions et sociétés en Allemagne depuis la Réforme, ainsi que sur les processus de sécularisation et laïcisation et la régulation de la diversité religieuse en Allemagne.

Courriel : angot.sylvie(at)orange.fr

 

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Appel à contributions pour le colloque organisé par le Comité franco-allemand des historiens,

Strasbourg, 11-13 octobre 2018

Penser et pratiquer la solidarité : France, Allemagne, Europe et le monde, XIXe et XXe siècles

Rivalité ou solidarité : les deux options s’offrent à l’humanité face aux nombreux défis qui se présentent à elle. La solidarité puise à plusieurs sources : l’empathie des hommes entre eux, leur auto-organisation dans ce cadre ou encore une organisation bureaucratique rationnelle comme celle née de l’État-nation. Elle s’est développée dans le contexte des crises, mais également dans le cadre de la spécialisation au sein du monde du travail qui est allée de pair avec la complexification des sociétés et a accentué l’interdépendance des individus. Autrefois limitée à un espace géographique, politique et social restreint, elle a tendance aujourd’hui à repousser ces limites, tirant parti des évolutions de la communication et de la plus grande proximité apparente de « l’autre » ou de celui que l’on appelle aussi l’exclu. Pour que la solidarité se concrétise, il faut cependant plus qu’une technologie facilitant l’échange : il faut une pensée, une conscience qui se diffuse, et une série de pratiques constamment prêtes à l’adaptation.

L’objectif du colloque organisé conjointement par le Comité franco-allemand des historiennes et historiens des XIXe et XXe siècles et l’université de Strasbourg est de mettre en valeur l’histoire de la pensée et de la pratique solidaire à l’époque contemporaine, dans un espace national comme transnational. Le point d’appui du colloque est constitué par les espaces francophone et germanophone, mais il comprend aussi les espaces tiers, que ce soit l’espace outre-Atlantique, le Sud d’une manière générale ou encore les deux « Europe » du temps de la Guerre froide.

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L’usage du terme « solidarité » peut sembler récent et même relever de certaines habitudes médiatiques. En réalité, l’irruption du mot dans le débat public est déjà ancienne si l’on pense à l’ouvrage du député radical Léon Bourgeois, Solidarité (1896), livre qui nourrit sa théorie du solidarisme. Dès le début du XXe siècle, la doctrine sera déclinée sous le même nom en Allemagne, d’abord dans un contexte catholique. Le Solidarismus ne rejette d’ailleurs pas la charité et la pratique caritative qui doivent trouver leur place dans un système cohérent d’économie politique chrétienne. Si l’on entend plus largement le terme de solidarité au sens de lien social entre semblables au nom de leur seule humanité, on le voit poindre derrière la notion de philanthropie, très utilisée au XIXe siècle et désignant l’action de ceux qui souhaitent se dévouer pour leur prochain, mais en dehors de toute référence religieuse. À partir de la fin du XIXe siècle, le concept s’institutionnalise rapidement au sein du mouvement ouvrier, sous ses formes syndicales, coopératives et politiques.

Le vingtième siècle voit un important élargissement et une réinterprétation des pratiques solidaires, dans un cadre national comme transnational. L’État-providence est consolidé dans les pays du Nord et se diffuse dans le reste du continent, tandis que les deux guerres mondiales font naître de nouveaux mouvements de solidarité émanant de la société civile et concernant différentes causes : l’enfance, les prisonniers de guerre, les prisonniers politiques ou religieux, les populations affamées ou terrorisées par les conflits et/ou en fuite. Les famines des années cinquante, les guerres de décolonisation ou encore les catastrophes environnementales stimulent d’autres pensées et pratiques de solidarité. Dans le contexte européen, une dimension récente semble être apparue, celle de la relation existant entre le développement de la solidarité européenne et la diminution du pouvoir des États-nations.

Dans quel contexte plus spécifique naissent ces pensées et pratiques de solidarité ? Dans quelle mesure y-a-t-il eu des convergences, des divergences ou des interactions dans l’évolution des pensées et des pratiques de solidarité en France et en Allemagne, mais aussi en Europe et dans le monde ? Qu’en est-il des paradoxes ou des contradictions (inclusion/exclusion) dans le débat sur la solidarité ? Depuis quand peut-on parler d’une tendance à l’européanisation dans les pratiques solidaires, en ce qui concerne la France et l’Allemagne, mais aussi face aux pays tiers ? Pour répondre à ces questions, le colloque se propose d’explorer les thématiques suivantes dans une perspective large, ouverte à des orientations aussi bien culturelles et sociales qu’économiques et politiques, tout en encourageant les chercheuses et les chercheurs à explorer de nouvelles pistes.

1. Les concepts français et allemands de solidarité dans une perspective historique

Il ne s’agit pas ici de proposer de nouvelles réflexions théoriques sur la notion de solidarité mais plutôt de l’envisager d’un point de vue diachronique, en n’hésitant pas à remonter jusqu’au début du XIXe siècle et même au-delà.

  • Histoire du concept dans la longue durée
  • Solidarisme chez Durkheim et les sociologues français

2. Socialisme, christianisme : milieux, traditions, pratiques et objectifs de solidarité

  • Pratiques charitables, premières associations et mouvements de solidarité
  • Solidarismus catholique
  • Solidarisme socialiste, syndicaliste et coopératif
  • Solidarisme radical de Léon Bourgeois

3. L’État-providence en France et en Allemagne : une histoire d’oppositions ou de convergences ?

  • Les risques sociaux et les stratégies pour les réduire
  • Les assurances, systèmes de solidarité ou bureaucraties bénéficiaires des risques ?
  • L’État-nation, créateur et/ou bénéficiaire de la solidarité ?

4. Solidarité et société civile, solidarité et acteurs privés

Les exemples sont multiples, l’avancée de la recherche est variable. Voici quelques pistes :

  • La Croix-Rouge en France et en Allemagne : patriotisme ou internationalisme ?
  • Solidarité avec les prisonniers de guerre : organisations humanitaires, attitudes politiques
  • Les associations françaises et allemandes et l’enfance souffrante au sortir de la guerre
  • Les prisonniers politiques et religieux dans les colonies et les dictatures : des pratiques de solidarité ?
  • Travail et interaction des Ligues des droits de l’homme
  • Vers une solidarité des intellectuels franco-allemands ?

5. Vers l’internationalisme solidaire français et allemand dans l’après-Seconde Guerre mondiale

  • Organisations d’aide d’urgence et d’aide au développement en France et Allemagne
  • Guerre froide et solidarité Est-Ouest
  • La France, l’Allemagne et la crise polonaise (1979-1989)
  • La surveillance du respect des principes d’Helsinki

6. La solidarité européenne, les solidarités entre pays européens et pays extra-européens

  • Naissance et évolution de l’idée d’une solidarité européenne
  • Acteurs et pratiques de la solidarité européenne
  • La solidarité européenne à l’épreuve : réguler la concurrence économique mais pas la solidarité sociale ?
  • La solidarité européenne à l’épreuve : réflexions (historiques) sur la solidarité financière (et fiscale)
  • L’Europe face au pays en voie du développement : solidarités et concurrences

7. D’autres propositions (section ouverte)

Comité scientifique : Emmanuel Droit (Institut d’études politiques de Strasbourg, université de Strasbourg), Anne Kwaschik (Institut historique allemand), Catherine Maurer (Université de Strasbourg), Hélène Miard-Delacroix (Université Paris-Sorbonne), Matthias Schulz (Université de Genève), Guido Thiemeyer (Université Heinrich Heine Düsseldorf)

Contacts : Catherine Maurer (catherine.maurer[at]unistra.fr) et Matthias Schulz (Matthias.Schulz@unige.ch

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auf deutsch

Envoyez-nous vos propositions (une page maximum) par mail, ainsi qu’une courte biographie, avant le 29 nombre 2017

Call for papers/Einladung zum Beitrag zur Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees für die Erforschung des 19. und 20. Jahrhunderts,
Straßburg, 11.-13. Okt. 2018

Solidarität denken und praktizieren: Frankreich, Deutschland, Europa und die Welt im 19. und 20. Jahrhundert

Rivalität oder Solidarität, diese Optionen scheint die Menschheit angesichts großer Herausforderungen abzuwägen. Solidarität kann sich aus vielfältigen Quellen speisen: der zwischenmenschlichen Empathie, dem Willen zur Selbstorganisation, oder auch aus der von der Vernunft geleiteten, bürokratischen Organisation von Gesellschaft etwa im Rahmen des Nationalstaates. Ein Bedürfnis nach Solidarität erwächst insbesondere aus Krisen, aber auch aus der fortwährenden Spezialisierung der Arbeit, die die wechselseitige Abhängigkeit von Menschen verstärkt und die einher geht mit der komplexer werdenden Gesellschaftsordnung. Zunächst begrenzt auf einen engen geographischen, sozialen und politischen Raum, scheint Solidarität heute in dem Maße ihre Grenzen auszuweiten, wie die Kommunikation über größere Räume zunimmt und der « Andere », der zuvor Ausgeschlossene, näher rückt. Damit Solidarität sich konkretisiert, bedarf es jedoch nicht nur einer Technik, die den Austausch erleichtert, es bedarf vielmehr auch einer Idee, eines Bewusstseins, das sich verbreitet, und einer Reihe kultureller Praktiken, die sich den ständig verändernden Umständen anpassen.

Das Ziel der Tagung, die vom Deutsch-Französischen Historikerkomitee und der Universität Straßburg gemeinsam organisiert wird, ist es, nationale und transnationale Ideen und Praktiken der Solidarität in der Geschichte des 19. und 20. Jahrhunderts herauszuarbeiten und im größeren historischen Verlauf zu verorten. Ausgangspunkt der Untersuchungen sind der deutsch- und der französischsprachige Raum, doch angrenzende oder entfernte Räume, so der transatlantische Raum, der europäische oder globale Süden, oder die beiden « Europas » des Kalten Krieges sollen dort berücksichtigt werden, wo Ideen und Praktiken der Solidarität sie einbeziehen.

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Der Begriff « Solidarität » mag neu erscheinen und entbehrt nicht einer medialen Aktualität. Tatsächlich aber spielt er in der öffentlichen Debatte bereits seit Langem eine Rolle, wie das Werk « Solidarité » (1896) des radikalen Parlamentsabgeordneten Léon Bourgeois belegt, das zur Entwicklung seiner Theorie des Solidarismus beigetragen hat. Seit Beginn des 20. Jahrhunderts entwickelt sich unter Rekurs auf denselben Begriff die katholische Soziallehre im deutschen Sprachraum. Solidarismus opponiert nicht gegen Nächstenliebe oder karitative Praktiken, die in einem kohärenten System christlicher politischer Ökonomie ihren Platz finden.  Versteht man den Begriff breiter im Sinne eines gesellschaftlichen Bandes der Menschlichkeit zwischen Gleichen, entspringt daraus der im 19. Jahrhundert weit verbreitete Begriff der Philanthropie, der die Handlungen derer bezeichnet, die sich ohne explizit religiösen Bezug ihrem Nächsten widmen. Ende des 19. Jahrhunderts verankert sich der Solidaritätsgedanke in der Arbeiterbewegung, ihren gewerkschaftlichen, genossenschaftlichen und politischen Formen.

Im 20. Jahrhundert kommt es zur massiven Ausweitung und Umdeutung solidarischer Praktiken im nationalen wie transnationalen Rahmen. Während der Wohlfahrtsstaat/Sozialstaat in den nördlichen Ländern Europas konsolidiert wird und seinen Siegeszug durch den Kontinent beginnt, erwachsen während der Weltkriege aus der Zivilgesellschaft neue Solidaritätsbewegungen zum Schutz von Kindern, von Kriegsgefangenen, von politisch oder religiös Verfolgten sowie für diejenigen, die vor Hunger und terroristischer Gewalt fliehen. Die Hungersnöte der fünfziger Jahre, Kriege der Dekolonialisierung und Umweltkatastrophen rufen neue Vorstellungen und Praktiken der Solidarität ins Leben. Im europäischen Kontext bildet sich ein Zusammenhang heraus zwischen dem Machtverlust des Nationalstaates und der Entwicklung einer europäischen Solidarität.

Aus welchem Kontext gingen Ideen und Praktiken der Solidarität jeweils hervor? In welchem Maße gab es Konvergenzen, Divergenzen oder Interaktionen bei der Herausbildung von Gedanken und Praktiken der Solidarität nicht nur in Frankreich und Deutschland, sondern auch in Europa und der Welt? Wie werden Paradoxien und Widersprüche (Inklusion/Exklusion) in Debatten über Solidarität behandelt? Seit wann kann man von einer Europäisierung von solidarischen Praktiken in Deutschland und Frankreich, auch gegenüber dritten Ländern, sprechen? Um diesen Fragen nachzugehen, schlagen die Organisatoren ein breites Spektrum an Themen vor, die sowohl aus kultur- und/oder gesellschaftsgeschichtlicher, als auch wirtschafts- und/oder politikgeschichtlicher Perspektive betrachtet werden können. Zugleich ermuntern wir Forscherinnen und Forscher ausdrücklich, Perspektiven und Themen vorzuschlagen, die über das angedachte Spektrum hinausgehen.

1. Französische und deutsche Konzepte von Solidarität in historischer Perspektive.

Hier geht es nicht darum, neue theoretische Reflexionen über Solidarität anzustellen, sondern vielmehr darum, das Thema begriffsgeschichtlich und aus diachronischer Perspektive anzugehen, wobei bis zum frühen 19. Jahrhundert oder sogar bis in die frühe Neuzeit zurückgegangen werden kann, z.B.

  • Begriffsgeschichte in der Langzeitperspektive
  • Solidarismus bei Durkheim und anderen französischen Soziologen

2. Sozialismus und Christentum : Milieus, Traditionen, Praktiken und Ziele der frühen Solidarbewegungen

  • Karitative Praktiken, erste Vereinigungen und Bewegungen der Solidarität
  • Katholischer Solidarismus und katholische Soziallehr
  • Sozialistischer, gewerkschaftlicher und genossenschaftlicher Solidarismus
  • Der « radikale » Solidarismus bei Léon Bourgeois

3. Der Wohlfahrtsstaat in Frankreich und Deutschland : Geschichte der Gegensätze oder der Konvergenzen ?

  • Soziale Risiken und Strategien zu ihrer Einhegung
  • Versicherungswesen, Systeme der Solidarität oder bürokratische Nutznießer von Risiken ?
  • Der Nationalstaat, Begründer und/oder Nutznießer von Solidarität ?

4. Solidarität, Zivilgesellschaft und private Akteure

Hier gibt es viele Beispiele, der Forschungsstand ist unterschiedlich. Einige Vorschläge :

  • Rotes Kreuz und Frankreich und Deutschland : Patriotische oder internationale Solidarität ?
  • Solidarität mit Kriegsgefangenen : humanitäre Organisationen und politische Haltungen
  • Kinderschutz und humanitäre Vereinigungen in Deutschland und Frankreich in Krieg und Nachkriegszeit
  • Politische und religiöse Häftlinge in Dktaturen und Kolonien : Praktiken der Solidarität ?
  • Arbeit und Kooperationen von Menschenrechtsorganisationen
  • Zeugnisse der Solidarität deutscher und französischer Intellektueller

5. Internationaler Solidarismus in Deutschland und Frankreich nach dem Zweiten Weltkrieg

  • Humanitäre und Entwicklungshilfeorganisationen in Deutschland und Frankreich
  • Kalter Krieg und West-Ost-Solidarität
  • Frankreich, Deutschland und die polnische Krise (1979-1989)
  • Das ‘Monitoring’ der Einhaltung der Prinzipien von Helsinki

6. Innereuropäische Solidarität und europäische Solidarität mit außereuropäischen Gesellschaften

  • Entwicklung der Idee einer europäischen Solidarität
  • Akteure und Praktiken europäischer Solidarität
  • Europäische Solidarität auf dem Prüfstand : Regulierung des Wettbewerbs ohne Regulierung des Sozialstaates ?
  • Europäische Solidarität auf dem Prüfstand : Historische Überlegungen über finanzielle (und fiskalische) Solidarität
  • Europa und sich entwickelnde Welt : Solidarität und Konkurrenz

7. Andere Vorschläge (offen)

Wissenschaftlicher Beirat : Emmanuel Droit (Institut d’études politiques de Strasbourg, université de Strasbourg), Anne Kwaschik (Deutsches Historisches Institut), Catherine Maurer (Université de Strasbourg), Hélène Miard-Delacroix (Université Paris-Sorbonne), Matthias Schulz (Université de Genève), Guido Thiemeyer (Heinrich Heine Universität Düsseldorf)

Kontakte : Catherine Maurer (catherine.maurer@unistra.fr) et Matthias Schulz (Matthias.Schulz@unige.ch)

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Bitte senden Sie uns Ihre Vorschläge (per Email) mit vorläufigem Titel und max. einer Seite Text sowie ggf. einem kurzen Lebenslauf bis zum 29. November 2017.

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Vient de paraître:

Marion Aballéa / Matthieu Osmont (éd.), Une diplomatie au coeur de l’histoire européenne / Diplomatie im Herzen der europäischen Geschichte La France en Allemagne depuis 1870 / Frankreich in Deutschland seit 1870,

Historische Mitteilungen – Beihefte Band 101, Steiner V., 2017, ISBN 978-3-515-11865-1

Inhaltsverzeichnis

Présentation

L’histoire de la diplomatie française en Allemagne est un objet de recherche exceptionnellement riche. L’ambassade actuelle située Pariser Platz 5, au cœur de Berlin, à l’emplacement de l’hôtel particulier acquis par Napoléon III en 1860, résume à elle-seule l’histoire mouvementée d’un réseau diplomatique, consulaire et culturel à nul autre pareil. Cet ouvrage propose à travers différentes contributions de retracer un siècle et demi de présence française en Allemagne depuis l’unification du Reich. Les lieux de cette présence – Berlin tout d’abord mais aussi Bonn et Munich – les acteurs et l’évolution des pratiques diplomatiques sont au cœur de la réflexion. Mettant l’accent sur le quotidien des émissaires français, l’expérience de l’immersion en terre allemande et le contact interculturel qu’induit le travail diplomatique, cet ouvrage s’inscrit dans le renouveau contemporain de l’histoire de la diplomatie.

Die Geschichte der französischen Diplomatie in Deutschland ist ein außerordentlich reicher Forschungsgegenstand. Die gegenwärtige Botschaft befindet sich am Pariser Platz 5 im Herzen Berlins und damit am Ort des Palastes, der 1860 von Napoleon III. erworben wurde. Sie allein fasst schon die bewegte Geschichte eines einzigartigen diplomatischen, konsularischen und kulturellen Netzwerkes zusammen. Dieser Band führt dem Leser eineinhalb Jahrhunderte französischer Präsenz in Deutschland seit der Reichseinigung vor Augen. Dabei stehen nicht nur die Wirkungsstätten dieser Präsenz – in erster Linie Berlin aber auch Bonn und München – sondern auch die Akteure sowie die Entwicklung der diplomatischen Praxis im Zentrum des Interesses. Das Hauptaugenmerk liegt hier auf dem Alltag der französischen Gesandten, ihrer Erfahrung mit dem Leben auf deutschem Boden und dem interkulturellen Austausch, den die Arbeit der Diplomaten mit sich bringt. Der Band leistet damit zugleich einen Beitrag zur derzeitigen Renaissance der Diplomatiegeschichte.

Marion Aballéa est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Strasbourg.
Matthieu Osmont est directeur de l’Institut culturel franco-allemand de Tübingen.

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Dans le cadre de la campagne d’attractivité postdoctorale de l’Université Bretagne Loire, le CRHIA recrute un post-doctorant contractuel pour 12 mois à compter du 1er novembre 2017.

Cofinancé par le LabEx EHNE et l’UBL , le postdoctorant sera affecté sur un programme de recherche l’Institut d’études européennes et globales Alliance Europa sur l’histoire de l’espace Schengen dans le cadre de la création d’une chaire placée sous la responsabilité de Michel Catala, professeur d’histoire contemporaine au CRHIA (Université de Nantes) et Directeur d’Alliance Europa, et d’Yves Pascouau, docteur en droit européen et chercheur associé à l’Université de Nantes.

L’histoire de l’espace Schengen, des origines précédant la signature du traité en 1985 jusqu’à son incorporation dans le Traité d’Amsterdam de 1997, reste mal connu. Il s’agit d’écrire une histoire nouvelle de la libre circulation en Europe, de ses acteurs, des résistances qu’elle doit surmonter, des processus d’institutionnalisation qu’elle génère, des conséquences sur les législations et les pratiques des Etats membres, tant sur l’ouverture des frontières intérieures que sur le contrôle des frontières extérieures. La recherche tentera de mettre à jour et de comprendre les dynamiques qui ont animé le projet Schengen, ses forces et ses faiblesses, les difficultés et oppositions qui l’ont accompagné ainsi que le jeu des acteurs qui l’ont porté ou l’ont au contraire ralenti.

Le post-doctorant devra réaliser des recherches documentaires dans les archives allemandes, françaises et européennes et participer à des publications collectives. Il participera également à l’animation de séminaires ou journées d’études.

Date limite de candidature : 30 septembre 2017

Plus de renseignements pour candidater :
> https://www.crhia.fr/actu.php?num_actu=733#bloc

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Peter Schöttler, Du Rhin à la Manche. Frontières et relations franco-allemandes au XXe siècle (Préface de Henry Rousso), PUFR éditions, 2017

collection : Perspectives Historiques
ISBN : 978-2-86906-431-7
232 pages, prix : 25 €

Où est la frontière entre la France et l’Allemagne? En 1919, le traité de Versailles apporte une réponse provisoire, car dans l’entre-deuxguerres, des savants allemands légitiment des stratégies d’annexion en définissant le « sol ethnique et culturel allemand ». En juin 1940, alors que les armées allemandes écrasent la Belgique et la France, Hitler annexe des territoires en bordure du Reich et trace de nouvelles frontières sur la base d’un mémorandum secret, le «.rapport Stuckart.».
Quel avenir pour la France dans une Europe nazie : domination, écrasement, disparition… ou collaboration autour d’un projet commun ?

Peter Schöttler 
 est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Libre de Berlin. Ancien directeur de recherche au CNRS (Institut d’histoire du temps présent), il a également enseigné à l’EHESS, à Princeton et à Vienne. Il a publié de nombreux travaux sur l’histoire française et allemande, et notamment sur le monde universitaire sous le nazisme
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Une très belle cérémonie de remise du Prix de thèse du Comité s’est déroulée le 14 juin 2017 à l´Institut Historique Allemand de Paris, en présence de l´ambassadeur de l’Allemagne à Paris, M. Nikolaus Meyer-Landrut.

Marion Aballéa a été à de multiples reprises félicitée pour sa thèse « Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin 1871-1933 » soutenue en cotutelle sous la direction de Sylvain Schirmann (Strasbourg) et Matthias Schulz (Genève).

de g. à dr. : Prof. Th. Maissen, Prof. H. Miard-Délacroix, Prof. S. Schirmann, lauréate du Prix Marion Aballéa, Son Excellence l’ambassadeur N. Meyer-Landrut, Prof. G. Thiemeyer.

Ci-dessous quelques photos de la cérémonie et du cocktail qui a suivi.

      

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La tenue de la dernière manifestation organisée dans le cadre de notre projet ANR/DFG « Anthropos »:
La conférence

« Saisir le terrain II – Médias de la connaissance de l’espace »,

se tiendra à l’université de Zurich du 15 au 16 juin 2017
(Université de Zu
rich, Rämistrasse 71, Kollegiengebäude (KOL-E-13 / Senatszimmer)).
Vous trouverez en pièce jointe le programme de la manifestation.
Programme_Colloque_Saisir le terrain II_Zurich Juin 2017

À l’invitation de l’ISEK – Cultures populaires et en collaboration avec le ZGW – Centre de l’histoire du savoir (Zentrum Geschichte des Wissens), le colloque « Saisir le terrain / Terrain und Kultur II » se propose de poursuivre les questionnements soulevés précédemment. Au centre de cette manifestation figureront les techniques et les médias utilisés dans la recherche scientifique consacrée à l’espace dans une perspective historique depuis l’institutionnalisation de disciplines spécialisées au cours du XIXe siècle (approche diachronique) et en interaction avec les évolutions sociales et techniques (approche synchronique). Contrairement à la recherche actuelle qui tend à limiter la médialité du savoir à la question des représentations (par exemple pour la cartographie et la photographie), on se concentrera ici, suivant une conception du savoir et de la science comme pratique inscrite dans des réseaux socio-matériels, sur le rôle de la matérialité et des pratiques d’un travail scientifique qui s’appuie sur des moyens techniques. Conçus comme des instruments axés sur la pratique, les médias du savoir permettant d’accéder à une connaissance de l’espace ne constituent pas seulement des phénomènes et des dynamiques spatiaux mais forgent, en raison de leur potentialité, des modes de penser ainsi que des méthodes et participent donc, au moins indirectement, à la production de savoir, à sa systématisation et à son agencement. Les représentations du rapport entre culture et espace véhiculées par les différentes disciplines ont de ce fait toujours été déterminées par l’utilisation des vecteurs pour appréhender, mesurer et décrire les objets d’étude. Les médias qui offrent aux disciplines des outils pour penser l’espace sont eux-mêmes, dans le cadre de processus de production de données scientifiques, l’expression de rapports de pouvoir – par exemple dans le contexte colonial et dans la gestion politique de territoires et d’individus. Inscrits dans des contextes d’exercice du pouvoir social, culturel ou politique, ils génèrent eux-mêmes des forces qui ont un impact sur l’objet (ou le « champ ») d’étude mais aussi sur les rapports aux autres agencements du savoir. Ils constituent ainsi des instruments du boundary work et contribuent à légitimer les épistèmes du savoir universitaire par rapport à d’autres formes de connaissances du monde. La réflexion en termes de techniques des médias et de leurs formats tout comme leur utilisation dans la communication du savoir sont générateurs de légitimité par le simple fait qu’ils se présentent comme les garants d’une évidence scientifique ayant presque valeur de preuve, en particulier dans la vulgarisation visuelle du savoir telle qu’on la trouve dans les publications, les musées et les expositions. La médialité est donc intrinsèquement liée aux généalogies de la compréhension de l’espace, tout autant que les conditions structurelles de l’intérêt porté au rapport entre terrain et culture et à la façon dont on peut le « saisir ».

Outre la rétrospective et l’analyse historiques qu’il entend proposer, ce colloque se conçoit comme un lieu d’échanges consacré aux discussions sur les évolutions récentes engendrées par la numérisation et la tendance à la virtualisation qui ont profondément modifié l’appréhension des fonds de savoir existants et des méthodes de sondage. On peut mentionner ici les possibilités de géoréférencement SIG de données analogues utilisées dans de nombreuses disciplines (atlas culturels, linguistique, etc.) et la porosité croissante entre les technologies de télédétection (remote sensing) et les objets d’étude et les interrogations en sciences humaines.

Conception et organisation : Jean-Louis Georget (Institut franco-allemand en Sciences historiques et sociales, Francfort-sur-le-Main/ École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris), Bernhard Tschofen et Christine Hämmerling (tous les deux à l’université de Zurich).

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Parution de l’ouvrage collectif

Georget, Jean-Louis, Gaëlle Hallair et Bernhard Tschofen (dir.). 2017. Saisir le terrain ou l’invention des sciences empiriques en France et en Allemagne, Lille, Septentrion.

Au tournant des 19e et 20e siècles, le concept de terrain fit son apparition dans le domaine des sciences humaines et sociales tant en Allemagne qu’en France. Dans une situation de concurrence où de nouvelles disciplines essayaient à l’époque d’établir leur légitimité, la notion de terrain devenait une marque de scientificité indéniable. Si l’ethnologie, la géographie, la géologie, l’archéologie, la sociologie entretenaient un rapport étroit au « terrain » dans sa dimension spatiale, sociale et heuristique, elles le pratiquèrent de manière empirique avant d’en proposer une définition claire. Le présent ouvrage se propose d’explorer les différentes facettes de cette question centrale du terrain en l’envisageant dans ses rapports théoriques et expérimentaux, mais aussi dans ses méthodes et relais. Le succès de ce concept fut d’autant plus appuyé et couronné de succès que l’État sut très vite le mettre à son service en en faisant très précocement un outil politique majeur.
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Parution du livre:

Hélène Camarade, Le tract, média du pouvoir et des contre-pouvoirs. L’exemple de l’espace germanique (XVe-XXe siècles),

Bordeaux, le Bord de l’eau, 2017, 156 p.
en librairie le 12 juin.

Utilisé traditionnellement par les autorités détenant le pouvoir, le tract s’est avec le temps imposé comme un média particulièrement prisé par les contre-pouvoirs qu’ils soient religieux, pendant la Réforme protestante par exemple, ou politiques, lors des révolutions de 1789, 1848 ou 1989, ou lorsqu’il est utilisé par des voix dissidentes au sein des partis. Il devient au fil des siècles un instrument de l’émergence d’une opinion publique et celui d’une reconquête de l’espace public par des mouvements de résistance quand celui-ci est contrôlé ou censuré par une dictature. Il est aussi utilisé comme un outil de guerre psychologique dès les guerres ottomanes et jusqu’aux deux guerres mondiales ou pendant la guerre froide.

En s’appuyant sur des recherches originales, l’auteure analyse les évolutions des caractéristiques formelles et fonctionnelles de ce média et propose une histoire du tract, ce média essentiel dans l’histoire politique germanique, mais aussi occidentale.

Hélène Camarade est professeure en études germaniques à l’université Bordeaux Montaigne et membre junior de l’Institut universitaire de France. Elle est spécialiste des phénomènes de résistance et des écrits de la résistance dans l’espace germanophone.

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Chèr(e)s collègues,

Le 14 juin 2017 aura lieu la remise du prix de thèse du Comité Franco-Allemand des Historiens à Marion Aballéa pour son ouvrage sur « Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin 1871-1933 » soutenue en cotutelle sous la direction de Sylvain Schirmann (Strasbourg) et Matthias Schulz (Genève) .
Cette cérémonie se tiendra en présence de l´ambassadeur allemand à Paris, M. Nikolaus Meyer-Landrut, à l´Institut Historique Allemand de Paris.

Nous comptons sur votre présence à partir de 18h.
Merci de nous confirmer votre participation par un message à Odile Winkenjohann (owinkenjohann(at)dhi-paris.fr).

Dans l’attente de vous voir,
Bien cordialement,
Hélène Miard Delacroix    Guido Thiemeyer

Liebe Kolleginnen und Kollegen,

Am 14. Juni wird der diesjährige Preis des Deutsch-Französischen Historikerkomitees an Marion Aballéa für ihr Werk „„Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin 1871-1933“ durch den deutschen Botschafter in Paris, M. Nikolaus Meyer-Landrut vergeben.
Die kleine Zeremonie wird um 18 Uhr im Deutschen Historischen Institut Paris stattfinden. Wir würden uns freuen, Sie zu diesem Anlass begrüßen zu können.

Bitte melden Sie ihr Kommen zuvor jedoch bei Odile Winkenjohann (owinkenjohann@dhi-paris.fr ) am DHI an.

Mit herzlichen Grüßen
Hélène Miard- Delacroix   Guido Thiemeyer

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Colloque

L’histoire migratoire en mouvement : France et Allemagne, 19e-21e siècles /
Migrationsgeschichte in Bewegung : Frankreich und Deutschland, 19.-21. Jahrhundert

Nantes – 29-30 Juin

Organisé par le CRHIA à Nantes – Amphithéâtre Simone Veil – Maison des Sciences de l’Homme Ange Guépin, dans le cadre du projet CITER.

Ce colloque international (franco-allemand) s’inscrit dans le contexte de la « crise migratoire » ou « crise des réfugiés », à une étape décisive de l’histoire européenne (Brexit, montée des populismes, tendances nationalistes). Le colloque vise à favoriser la compréhension des phénomènes migratoires, afin d’éclairer l’opinion publique et de guider l’action politique. L’objectif est donc de retracer et d’éclairer les mutations des contextes et des régimes migratoires en Allemagne et en France, depuis le XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Il s’agit d’analyser les particularismes nationaux, dans une perspective bilatérale franco-allemande, et européenne. Les conférences se feront à parité française et allemande (traduit simultanément dans les 2 langues), par des spécialistes allemands et français historiens ou sociologues des migrations. Ce colloque international, organisé dans le cadre du projet interdisciplinaire CitƐr « L’Europe et les frontières de la citoyenneté » est ouvert à tout public intéressé, en accès libre.

Lieu : MSH Ange-Guépin – 5, Allée Jacques Berque 44000 Nantes – Amphithéâtre Simone-Weil et Faculté de Pharmacie – 9, rue Bias – 44035 Nantes – Amphithéâtre 400
Partenaires : Projet CITER (Alliance Europa ; région Pays de la Loire), CRHIA, MSH Ange-Guépin, Université catholique de l’Ouest, Université Lille-1, Université d’Osnabrück, DAAD
Contact : citer@univ-nantes.fr

Programme détaillé

S’inscrire

Responsables scientifiques : Gwénola Sebaux (Université Catholique de l’Ouest, 3LAM), Zaihia Zéroulou (CLERSE, Université de Lille I), Jochen OLTMER (Université d’Osnabrück- Institute for Migration Research and Intercultural Studies)

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vient de paraître:

La longue mémoire de la Grande Guerre. Regards croisés franco-allemands de 1918 à nos jours
Laurent Jalabert, Reiner Marcowitz, Arndt Weinrich (dir.)

Presses Universitaires du Septentrion, 2017, 236 p.
21 € / ISBN-13 978-2-7574-1586-3 (ou pdf  15 € / ISBN-13 978-2-7574-1654-9)

La Grande Guerre a fortement marqué les sociétés occidentales du XXe siècle jusqu’à nos jours, tout particulièrement l’Allemagne et la France. Si l’histoire des conflits mondiaux leur est commune, le cheminement mémoriel de la Première Guerre diffère d’un pays à l’autre. La construction du souvenir et de la mémoire est au cœur des textes proposés, avec pour objectif de mettre en synoptique deux histoires nationales grâce à des approches croisées élaborées par des chercheurs allemands et français. Au prisme de l’entre-deux-guerres et de la Seconde Guerre mondiale, puis de la construction européenne, les utilisations du souvenir de la guerre sont étudiées, tout comme les oublis et les resurgissements, afin de montrer la complexité du cheminement d’une mémoire.

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Am 22. Februar 2015 ist Lothar Hilbert verstorben, Professor im Ruhestand am Seminar für Zeitgeschichte der Eberhard-Karls-Universität Tübingen.

Viele kennen ihn durch seine häufige und engagierte Teilnahme an den bi-annuellen Kolloquien des Deutsch-Französischen Historikerkomitees. Er hat über mehr als 25 Jahre, praktisch seit der Gründung des Komitees, dessen Arbeit und Entwicklung konstruktiv begleitet. Das Komitee verliert mit ihm einen guten Geist,  der hochkompetent und wohlwollend im Hintergrund wirkte.

Lothar Hilbert wurde am 5. Oktober 1924 in Magdeburg geboren. Über seine Herkunft, Kindheit und Jugend hat er sich wenig geäußert. Im Zweiten Weltkrieg erlitt er eine Kopfverletzung, die ihn lebenslang plagte, ohne daß er davon Aufhebens machte, die aber vielleicht sein zurückhaltendes und manchmal etwas eigenwilliges Wesen erklären kann.

Nach dem Krieg, seit 1946, erarbeitete er sich mit zwei Studiengängen eine weite und profunde Fachkompetenz: das erste Studium umfaßte die Fächer Geschichte, Geographie, Englisch und Philosophie, das Zweitstudium Jura, im besonderen Staatsrecht und Völkerrecht, und Politische Wissenschaft. Studienorte waren Heidelberg, Göttingen, Cambridge (Emmanuel College), Nancy und Paris. 1950 legte er in Göttingen in den erstgenannten Fächern das Staatsexamen für das Höhere Lehramt ab. Nach einer vorübergehenden Tätigkeit als Wissenschaftlicher Assistent am Göttinger Historischen Seminar (bei Percy Ernst Schramm) hat er dann das Studium der zweitgenannten Fächer vornehmlich an den genannten ausländischen Universitäten vertieft. 1954 wurde er in Cambridge als Doctor of Philosophy im Fach Modern Diplomatic History promoviert (bei Herbert Butterfield). 1958 erwarb er in Nancy das Diplôme d´Etudes Supérieures Européennes und legte 1962 an der Universität Paris (damals noch gleichbedeutend mit der Sorbonne) das Examen für den Docteur en Droit ab, was ihn mit Pierre Renouvin und der französischen Schule der Geschichte der Internationalen Beziehungen zusammenführte, später auch mit Jean-Baptiste Duroselle und René Girault.

Seit 1960 war Hilbert als akademischer Lehrer tätig, 1960-1962 als Lecteur  an der Ecole des Cadres des Sciences Economiques in Paris, 1961 und 1962 zugleich an der Faculté de Droit Comparé in Luxemburg, seit 1963 als Professor an der Ecole des Hautes Etudes Commerciales und gleichzeitig als Lehrbeauftragter an der Faculté de Droit an der Universität Paris. 1968 wurde Hilbert dann, nach einer Umhabilitierung auf der Grundlage seiner Veröffentlichungen und Tätigkeiten, zum Wissenschaftlichen Rat und Professor an der Universität Tübingen ernannt. Am dortigen Seminar für Zeitgeschichte, das erst Anfang der 1960er Jahre vor dem Hintergrund der problembehafteten jüngsten deutschen Vergangenheit gegründet worden war, hat er bis zu seiner Entpflichtung im Jahre 1990 Generationen von Studierenden in „Quellenkunde und Geschichte der europäischen Diplomatie und des Vertragswesens“ (seine Venia) ausgebildet und das hohe Ansehen dieses in Deutschland einzigartigen universitären Instituts mitgeprägt, zusammen mit dessen unvergessenem Gründungsdirektor Gerhard Schulz.

Das breite Hauptthema Hilberts in Forschung und Lehre war die Geschichte der Außenpolitik und  der Internationale Beziehungen im 19. und 20. Jahrhundert, in einer Zeit, als diese Thematik an deutschen Universitäten wenig präsent war. Schwerpunkte bildeten Krieg und Frieden, die Internationalen Organisationen, die deutsch-französischen Beziehungen, Militär- und Rüstungsgeschichte, vor allem auch die Europäische Integration. Er publizierte gleichermaßen in deutscher, englischer und französischer Sprache. Das Thema seiner Cambridger Dissertation von 1954 lautete: „The rôle of Military and Naval Attachés in the British and German Service, with particular reference to those in Berlin and London, and their effect on Anglo-German relations, 1871-1914“. Die Entstehung und Funktion des den diplomatischen Vertretungen im europäischen Ausland seit der zweiten Hälfte des 19. Jahrhunderts beigeordneten Militärattachés faszinierten ihn in besonderer Weise. Die Abschlußarbeit in Nancy von 1958 weitete die Thematik noch aus: „Les rapports entre les pouvoirs civil et militaire en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne au début du 20e siècle“. In der Folgezeit griff er die genannten Themenschwerpunkte in verschiedenen kleineren Beiträgen wieder auf und erweiterte sie. Die geplante größere Studie über Rüstung und Waffenlieferungen am Vorabend des Ersten Weltkriegs blieb freilich unvollendet.

Wer Hilbert kennenlernte, begegnete einem weltläufigen Herrn mit einem Hauch feiner englischer, auch konservativer, Lebensart. Perfekt Englisch und Französisch sprechend, fühlte er sich in Cambridge ebenso wie in Paris zu Hause, aber auch in Brüssel oder Luxemburg. Immer wieder überraschte er durch hochkarätige persönliche Verbindungen, die ihm im Laufe seines akademischen und beruflichen Werdegangs international zugewachsen waren. Dazu gehörte auch, daß er, offenbar als einziger westdeutscher Historiker, dem Kreis der Gründungsmitglieder der 1969 von Fernand L´Huillier (Universität Strasbourg) inspirierten „Association Internationale d´Histoire Contemporaine de l´Europe“ (AIHCE) angehörte, die nach der sowjetischen Niederschlagung des Prager Frühlings den osteuropäischen Historikern die Tür zu den westeuropäischen Kollegen offen hielt, und die bis heute besteht. 1989 wurde er als Fellow in die Royal Historical Academy in London gewählt. Währenddessen hatten es die Tübinger Studenten, aber auch mancher Fachkollege, mit einem Professor alter Schule zu tun, der, manchmal recht energisch, in Mode kommende Aufweichungen wissenschaftlicher Qualitätsstandards stets zurückwies.

Im Ruhestand blieb Hilbert dem Seminar für Zeitgeschichte eng verbunden. Mit seiner internationalen Erfahrung nahm er über viele Jahre, nach Art eines elder statesman, weiter aktiv am akademischen Leben teil, in Tübingen und darüber hinaus, mit Lehrveranstaltungen, studentischen Exkursionen, Pflege der kollegialen Community, Besuch von Kolloquien (wie denen des Komitees) und einigen Publikationen. Insgesamt eher ein Einzelkämpfer, und sich in den letzten Jahren mehr und mehr zurückziehend, verstarb er 90-jährig im Kreise seiner weiteren Familie.

Franz Knipping
Professor emeritus. Bergische Universität Wuppertal

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An der Philosophischen Fakultät der Heinrich-Heine-Universität Düsseldorf
ist am Lehrstuhl für Neuere Geschichte zum 01.09.2017 eine Stelle

einer/eines wissenschaftlichen Mitarbeiterin/Mitarbeiters
(65%, EG 13 TV-L)

zu besetzen. Die Anstellung erfolgt befristet für die Dauer von drei Jahren. Es handelt sich um eine Qualifikationsstelle im Sinne des Wissenschaftsvertragsgesetzes (WissZeitVG), die der Förderung der wissenschaftlichen Qualifizierung der Mitarbeiterin/des Mitarbeiters dienen soll.

Ihre Aufgaben: Die Bearbeitung eines geschichtswissenschaftlichen Forschungsprojektes über „Infrastrukturen und die Kontinuität der Europäischen Integration: Der Europäische Post- und Fernmeldeverein 1942-1944“. Das von der Deutschen Forschungsgemeinschaft (DFG) finanzierte Projekt wird von Pascal Griset (Universität Paris-Sorbonne) und Guido Thiemeyer (Heinrich-Heine Universität Düsseldorf) koordiniert. Beteiligt sind Forscherinnen und Forscher aus den Universitäten Düsseldorf, Siegen, Paris und Straßburg.
Ziel ist es, Kontinuitäten und Diskontinuitäten der europäischen Integration am Beispiel des Europäischen Post- und Fernmelde-vereins während des Zweiten Weltkriegs zu untersuchen.

Fristdatum: 17.04.2017

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Programme d’échange franco-allemand d’assistants parlementaires stagiaires à Berlin (2017-2018) /Parlamentsstipendien im Ausland

Voici une information pour vos étudiants, à faire circuler
Très urgent => Date limite d’envoi des dossiers : 15 mars 2017 (pour les Français)

Le programme d’échange franco-allemand d’assistants parlementaires stagiaires offre à cinq étudiants français la possibilité d’effectuer un séjour de dix mois (du 1er octobre 2017 au 31 juillet 2018) à Berlin.
Il comporte une période d’études à l’Université Humboldt, puis un programme d’activités au Bundestag comprenant un stage de trois mois auprès d’un parlementaire allemand.

Il est mis en œuvre par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’Assemblée nationale, l’Office allemand d’échanges universitaires (D.A.A.D.), l’Université Humboldt de Berlin et le Deutsche Bundestag.

Retrouvez ici toutes les informations concernant les modalités de candidature et les conditions de séjour.

Das gleiche Angebotfür Deutsche Studenten:
Bewerbungsschluss ist der 31. März 2017.

Parlaments-Praktika in Frankreich

Das Deutsch-Französische Parlaments-Praktikum richtet sich an deutsche bzw. französische Studierende bzw. Hochschulabsolventen, welche die Möglichkeit erhalten, im jeweils anderen Land ein Praktikum in der Assemblée Nationale (für deutsche Teilnehmerinnen und Teilnehmer) bzw. im Deutschen Bundestag (für französische Teilnehmerinnen und Teilnehmer) mit einem Studienaufenthalt am Institut d’Etudes Politiques de Paris bzw. an der Humboldt-Universität zu verbinden.

Deutsche Interessentinnen und Interessenten, die sich für ein Stipendium im Rahmen des Echange Franco-Allemand d’Assistants Parlementaires Stagiaires zu einem Aufenthalt in Paris interessieren, finden hier die Programmbeschreibung 2017/2018, eine Checkliste, einen Vordruck Sprachnachweis sowie Hinweise für Empfehlungsschreiben.

Bewerbungen werden ausschliesslich über das Bewerbungsportal eingereicht.

Kontakt
Ulrike Schenkelberg
Internationales Büro
Unter den Linden 6
10099 Berlin

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Le Centre Marc Bloch et le CIERA organisent le 19 mai 2017 à Berlin un séminaire postdoctoral consacré à la question du « Défi de l’après – la phase postdoctorale en France et en Allemagne« .
La soutenance d’une thèse de doctorat marque la fin d’un cycle et la reconnaissance de ses pairs. Mais elle ouvre dans le même temps une phase d’incertitudes et d’inquiétudes légitimes sur son avenir professionnel à court, moyen et long terme. Quel que soit le système universitaire dans lequel on a fait sa thèse, les jeunes chercheurs partagent de part et d’autre du Rhin un certain nombre de questions, de doutes et d’angoisses, qui portent tant sur les aspects institutionnels que sur les choix très concrets à faire : doit-on privilégier la carte de l’internationalisation de son parcours ? Comment arriver à construire un nouveau sujet de recherche ? Quelles sont les possibilités structurelles qui s’offrent en France, en Allemagne ou ailleurs ?
Vous trouverez en pièce jointe l’appel à candidature détaillé pour ce séminaire. Les demandes sont à adresser à Emmanuel Droit (dem[at]cmb.hu-berlin.de), directeur adjoint du Centre Marc Bloch, jusqu’au 31 mars 2017.
———–
Emmanuel Droit
Directeur adjoint du Centre Marc Bloch, Berlin (UMIFRE14 – USR3130)
Centre franco-allemand de recherches en sciences sociales
Friedrichstrasse 191
D-10117 Berlin
+49 (0)30- 20 93 70 702
http://www.cmb.hu-berlin.de
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Ausschreibung: Deutsch-französischer Geschichtspreis für Master-Abschlussarbeiten
/ Appel à candidature: Prix franco-allemand d’histoire attribué aux mémoires de master

voir version fr. plus bas

Die Gesellschaft der Freunde des DHIP verleiht im Mai 2017 am Deutschen Historischen Institut Paris den dritten Deutsch-französischen Geschichtspreis für Master-Abschlussarbeiten.
Bewerbungsfrist: 1. März 2017

Eingereicht werden können Arbeiten, die im Zeitraum vom 1. Januar 2016 bis 31. Dezember 2016 an einer Hochschule in Deutschland oder Frankreich als Master-Abschlussarbeit (oder Äquivalent, z. B. Zulassungsarbeit zum Staatsexamen) in den Geschichtswissenschaften oder einer historisch arbeitenden Disziplin eingereicht und mit einer Note von „gut“ bis „sehr gut“ (in Frankreich 14/20 und besser) bewertet worden sind. Der Untersuchungsgegenstand der Arbeit soll im Falle einer Eingabe an einer deutschen Hochschule der französischen Geschichte, im Falle einer Eingabe an einer französischen Hochschule der deutschen Geschichte entnommen sein oder für beide Fälle der deutsch-französischen Geschichte angehören. Der Untersuchungszeitraum der Arbeit kann von der Spätantike bis in die jüngste Zeitgeschichte reichen. Die Nationalität des Bewerbers oder der Bewerberin ist irrelevant.

Zur Teilnahme am Wettbewerb senden Sie Ihre Abschlussarbeit bitte per E-Mail zusammen mit dem Gutachten des Betreuers oder der Betreuerin der Arbeit, einem Bewerbungsschreiben und einem tabellarischen Lebenslauf in einem einzigen PDF-Dokument an: geschichtspreis@dhi-paris.fr
Einsendeschluss ist der 1. März 2017.

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Der deutsch-französische Geschichtspreis für Master-Abschlussarbeiten ist mit 500 € dotiert. Der Preisträger oder die Preisträgerin wird zum Maifest der Gesellschaft der Freunde des Deutschen Historischen Instituts am 17. Mai 2017 nach Paris eingeladen, in dessen Rahmen die offizielle Preisverleihung stattfinden wird. Die Reise- und Übernachtungskosten werden erstattet. Eine Zusammenfassung der Arbeit soll im jährlichen Bulletin der Gesellschaft der Freunde des Deutschen Historischen Instituts erscheinen. Die Zeitschrift des DHIP »Francia. Forschungen zur westeuropäischen Geschichte« behält sich die Möglichkeit vor, nach der üblichen externen Begutachtung, wesentliche Aspekte der Preisschrift als wissenschaftlichen Aufsatz zu veröffentlichen.

Eine Kommission aus Mitgliedern der Gesellschaft der Freunde des Deutschen Historischen Instituts, Wissenschaftlern und Wissenschaftlerinnen des Deutschen Historischen Instituts Paris und französischen Hochschullehrern und Hochschullehrerinnen wählt unter den eingegangenen Bewerbungen den Preisträger oder die Preisträgerin aus. Ein Rechtsanspruch auf die Verleihung des Preises besteht nicht.

Appel à candidature: Prix franco-allemand d’histoire attribué aux mémoires de master

En 2017, la Société des amis de l’IHA décerne le troisième Prix franco-allemand d’histoire attribué aux mémoires de master.

Date limite de dépôt des dossiers: 1er mars 2017.

Peuvent concourir les travaux qui ont été présentés entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2016 à titre de mémoire de master 2 (ou équivalent, par exemple mémoire d’admission au Staatsexamen) en histoire ou une discipline apparentée à l’histoire dans un établissement d’enseignement supérieur de France ou d’Allemagne et qui ont reçu la mention »bien« ou »très bien« (en France à partir de 14/20). L’histoire française doit constituer l’objet de recherche des mémoires soutenus dans un établissement allemand, l’histoire allemande celui des mémoires réalisés dans un établissement français. Dans les deux cas, les travaux peuvent aussi porter sur l’histoire franco-allemande. La période étudiée peut aller de l’antiquité tardive à l’histoire du temps présent. Il n’est pas tenu compte de la nationalité des candidats.

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Call for papers : Bürokratisierung und Identitätskonstruktion im kolonialen und postkolonialen Kontext (1500–2015) /Bureaucratisation et construction des identités dans le contexte colonial et post-colonial (1500–2015)

Sommeruniversität des DHIP, 3.–7. Juli 2017 / Université d’été de l’IHA, 3–7 juillet 2017
Einsendeschluss: 15.3.2017 /Date limite: 15/3/2017

Résultat de recherche d'images pour "Bürokratisierung und Identitätskonstruktion im kolonialen und postkolonialen Kontext (1500–2015)"zum Call for papers – de (PDF-Dokument)
vers l’appel à communications – fr (pdf)

version française ci-dessous (« more »)

Nahezu in allen Bereich sind bürokratische Praktiken Teil unseres Alltags. Unter Bürokratie verstehen wir eine Herrschaftsform, die in all jenen Gemeinwesen zu Tage tritt, die durch Professionalisierung, Hierarchien und rationale Normen gekennzeichnet sind. Häufig mit dem Staat assoziiert, gehen bürokratische Praktiken über das rein öffentliche Wirkungsfeld hinaus. Unser Leben wird von ihnen im privaten und beruflichen Bereich genauso bestimmt und strukturiert wie im politischen. Das reicht von der Erfassung der Geburtsurkunde bis zur Steuererklärung, von der Mitgliedskarte im Fußballverein zur Teilnahme an Wahlen, von der Verbandsmitgliedschaft zur Vermietung einer Wohnung, vom Darlehen bei einer Bank hin zur Aufnahme in einer Klinik. Bürokratische Praktiken werden nicht nur »von oben« aufgezwungen, sondern auch im Alltag »von unten« erfunden, herausgefordert und neuformuliert. In den letzten Jahrzehnten haben sie sich im Zuge von Globalisierung, der Existenz multinationaler Unternehmen und der Implementierung neoliberaler Regierungsprinzipien verstärkt. Der massive Rückgriff auf Statistiken bestätigt, dass wir in einem bürokratischen Universum leben, in dem der Gebrauch von Zahlen im Zentrum von Machtbeziehungen innerhalb von Verwaltungen, Unternehmen, Verbänden und sogar der Politik steht. Dazu kommt, dass viele aktuelle Konflikte teilweise mit bürokratischen Praktiken einhergehen. Dies betrifft sowohl Staaten in ihrem Anspruch, Personen und Territorien zu beherrschen, als auch Akteure in Bürgerkriegen, Piraten, Schleuser oder die Arbeitswelt. Zunehmend kommt es zu Spannungen, die auf die steigende Bedeutung zahlengebundener Indikatoren, Benchmarking, Berichtssysteme, quantitativer Auswertungen oder vielschichtiger Prozesse der Normalisierung, Rückverfolgbarkeit und Zertifizierung  zurückzuführen sind.

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Bürokratie ist eine gesellschaftliche Organisationsform. Seit über fünfhundert Jahren hat sie die Welt »erobert«. Was wie eine Erfolgsgeschichte erscheint, hatte verschiedene Ursprünge und war zugleich von Widerständen, Transformationen und Neuinterpretationen geprägt. Diese haben dazu beigetragen, bürokratische Praktiken lokal anzupassen und zu vereinnahmen. Dies wird besonders deutlich in der Rolle bürokratischer Praktiken bei der Produktion und Repräsentation von Identitäten infolge von Identifikationsprozessen. Auch Afrika und andere (post-)koloniale Regionen sind diesem Prozess nicht entgangen. Die Festlegung kolonialer, föderaler oder nationaler Territorien, die Registrierung von Einwohnern und das Ausstellen von Ausweispapieren, Pässen und anderen Passierscheinen, statistische Erhebungen von Altersangaben sowie sozialer, ökonomischer und ethnischer Kategorien, die Bestimmung von Zugehörigen zu Dorfvereinen und tontines, die zunehmende Bedeutung der Quantifizierung durch Strukturanpassungsprogramme, Inklusion und Armutsbekämpfung… all diese sozialen Organisationsformen gehen Hand in Hand mit bürokratischen Praktiken, die (wiederum) die Konstruktion von Identitäten und Identifikationen schaffen, verstärken und verstetigen können. Häufig als kulturelle, soziale oder politische Ausdrucksformen betrachtet, schreiben sie sich auch in Texte, Vorschriften, Kriterienkataloge und Kategorisierungen ein. Die Untersuchung kolonialer und postkolonialer Kontexte eröffnet also ein weites Forschungsfeld über das Wechselverhältnis von Bürokratie und Identitätskonstruktion. Wer sind »wir« und wer sind die »anderen«? Eine Annäherung an diese so alten wie nach wie vor politisch brisanten Fragen ist nur möglich, indem man die Rolle bürokratischer Praktiken im gesellschaftlichen Leben und ihre Bedeutung in verschiedenen Kontexten berücksichtigt.

Die deutsch-französische Sommeruniversität will diese Fragen aus interdisziplinären, epochenübegreifenden und transnationalen Perspektiven erforschen. Diese trilaterale deutsch-französisch-senegalesische Veranstaltung soll zu einem besseren Austausch in den Afrikastudien zwischen Europa, Afrika und anderswo beitragen. Dazu umfasst die Sommeruniversität die Lektüre theoretischer Texte, Präsentationen zu bestimmten Problematiken und Fallstudien sowie Diskussionen. Ziel ist es, eine Grundlage für zukünftige Forschung und Reflektion zu schaffen, welche neue Perspektiven und innovative Ergebnisse erlaubt.

Die Sommeruniversität wird vom transnationalen Forschungsprogramm »Die Bürokratisierung afrikanischer Gesellschaften« und dessen Partnern organisiert. Sie wird koordiniert vom Deutschen Historischen Institut Paris (DHIP), dem Centre de recherches internationales (CERI) der Sciences Po Paris und dem Centre de Recherche sur les Politiques sociales (CREPOS) in Dakar/Saint Louis (Sénégal) und von der Deutsch-Französischen Hochschule unterstützt.

Bestätigte Redner/innen: Peter Becker, Thomas Bierschenk, Simona Cerutti, Birgit Emich, Jean-Pierre Grossein, Carolyn Hamilton, Béatrice Hibou, Matthew S. Hull, Istvàn Kristo-Nagy, Elísio Macamo, Nayanika Mathur, Jean-Pierre Olivier de Sardan, Ursula Rao, Boris Samuel

Die Sommeruniversität richtet sich an Nachwuchswissenschaftlerinnen und -wissenschaftler (Doktoranden und Postdoktoranden), aber auch an Masterstudierende mit einem Forschungsprojekt aus dem Bereich »Bürokratisierung und Identitätskonstruktion«. Vorschläge aus verschiedenen Disziplinen der Sozial- und Geisteswissenschaften sind willkommen, insbesondere Geschichte, Soziologie, Ethnologie, Philosophie und Politikwissenschaften. Kenntnisse der französischen Sprache werden vorausgesetzt.

Die Bewerbungen werden von Susann Baller, Sévérine Awenengo Dalberto, Béatrice Hibou und Niels F. May begutachtet. Auswahlkriterien sind wissenschaftliche Leistung und das Interesse an methodischen Fragestellungen. Die Anbindung an eine afrikanische, französische und/oder deutsche Universität oder Forschungsinstitution ist ein Vorteil, aber kein Ausschlusskriterium. Ausgewählten Teilnehmerinnen und Teilnehmer werden die Reisekosten teilweise erstattet.

Bitte senden Sie Ihre Bewerbungsunterlagen in einem einzelnen PDF-Dokument bis zum 15. März an: nmay@dhi-paris.fr. Enthalten sein sollten:
1.     Abstract des geplanten Vortrags (max. 500 Wörter)
2.    Akademischer Lebenslauf mit Publikationsliste, Angaben zu Ihren Sprachkenntnissen.

zum Call for papers (PDF-Dokument)

Les pratiques bureaucratiques sont omniprésentes dans notre vie quotidienne. Par bureaucratie, nous entendons une forme de domination (Herrschaft) dans toute sorte de communautés caractérisée par une professionnalisation, des hiérarchies et des normes rationalisées. Souvent liées à l’État, les pratiques bureaucratiques vont bien au-delà de la sphère publique. De l’enregistrement de l’acte de naissance à la déclaration d’impôts, de la carte de membre du club du football à la participation aux élections, de l’appartenance associative à la location d’une habitation, de l’emprunt dans une banque à l’acceptation dans un centre de soin, nos vies sont rythmées et structurées par ces pratiques aussi bien dans les domaines privé et professionnel que politique. Celles-ci ne sont pas uniquement imposées »d’en haut« mais aussi inventées, contestées et reformulées par »le bas« au quotidien. Durant les dernières décades, les pratiques bureaucratiques s’amplifient avec la mondialisation, les entreprises multinationales et la mise en œuvre de normes néolibérales de gouvernance. Le recours massif à la statistique confirme l’adhésion à l’univers bureaucratique en inscrivant l’usage des chiffres au cœur des rapports de pouvoir au sein des administrations, des entreprises, des associations et même dans la politique. En outre, nombre de conflits actuels sont en partie liés à des pratiques bureaucratiques. Ceci concerne aussi bien les États dans leur ambition de contrôler les personnes et les territoires que parmi les protagonistes des guerres civiles, les pirates, les passeurs de migrants, ou le monde du travail. L’importance croissante donnée aux indicateurs chiffrés, à l’étalonnage, aux techniques de reporting, aux évaluations quantifiées ou aux multiples procédures de normalisation, de traçabilité ou de certification créent des tensions.

La bureaucratie est une forme d’organisation des sociétés. Elle conquiert le monde depuis plus que cinq-cents ans. Ce qui apparaît comme une histoire victorieuse, a eu différentes origines, et a été faite aussi de résistances, de transformations et de réinterprétations qui ont contribué, différemment selon les conditions locales, à réadapter les pratiques bureaucratiques. Ceci est particulièrement évident dans le rôle crucial des pratiques bureaucratiques dans la production et les représentations des identités par des processus d’identification.  L’Afrique et d’autres régions du monde (post-)colonial n’ont pas échappé à ce processus. Délimitation des territoires coloniaux, fédéraux ou nationaux, enregistrement des habitants et livraison des cartes d’identité, des passeports et autres laissez-passer, enquêtes statistiques sur les conditions sociales, économiques, ethniques, d’âge, définition des conditions d’appartenance aux associations de village ou aux tontines, montée en puissance de la quantification avec les ajustements structurels et les programmes d’inclusion et de lutte contre la pauvreté… les formes d’organisation sociale vont de pair avec des pratiques bureaucratiques qui peuvent elles-mêmes créer et/ou renforcer la construction des identités et des identifications. Souvent considérées comme expressions culturelles, sociales ou politiques, elles sont aussi inscrites dans les textes, les règlements, les listes des critères, des catégorisations. Ainsi, l’examen des contextes coloniaux et post-coloniaux offre un vaste terrain pour l’étude des interdépendances entre bureaucratisation et construction des identités. Qui sommes »nous« et qui sont les »autres«? Ces questions aussi anciennes que politiquement brûlantes aujourd’hui ne peuvent être abordées qu’en considérant l’insertion de ces pratiques bureaucratiques dans la vie en société et la signification que ces dernières prennent dans des contextes différents.

L’université d’été franco-allemande entend explorer ces questions dans des perspectives interdisciplinaires, transpériodiques et transnationales. Cette manifestation trilatérale – allemande, française et sénégalaise – vise à mettre en place un meilleur échange entre les études africaines menées en Europe, en Afrique et ailleurs. L’université d’été combinera la lecture de textes théoriques, des présentations ciblées sur certaines problématiques et des études de cas ainsi que des débats. Le but est d’établir une base solide de réflexion et de recherche qui peut encourager des nouvelles perspectives ainsi que des résultats solides et novateurs.

L’université d’été est organisée par le programme de recherche transnational »La bureaucratisation des sociétés africaines« et ses partenaires. Elle est cofinancée par l’Université franco-allemande, en collaboration avec l’Institut historique allemand (IHA), le Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris et le Centre de recherche sur les politiques sociales (CREPOS) de Dakar/Saint Louis (Sénégal).

Les conférenciers confirmés sont: Peter Becker, Thomas Bierschenk, Simona Cerutti, Birgit Emich, Jean-Pierre Grossein, Carolyn Hamilton, Béatrice Hibou, Matthew S. Hull, Istvàn Kristo-Nagy, Elísio Macamo, Nayanika Mathur, Jean-Pierre Olivier de Sardan, Ursula Rao, Boris Samuel

L’université d’été s’adresse aux jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants), mais également aux étudiants en master ayant un projet de recherche dans le domaine »Bureaucratisation et création des identités«. Nous invitons des candidatures des différentes disciplines en sciences sociales et humaines, telles que l’histoire, la sociologie, l’anthropologie, la philosophie et les sciences sociales du politique. Les cours se tiendront en langue française et anglaise.

Les candidatures seront évaluées par Susann Baller, Sévérine Awenengo Dalberto, Béatrice Hibou et Niels F. May. Les critères de sélection seront l’excellence scientifique et l’intérêt porté aux questions méthodologiques. L’affiliation à une université africaine, française ou allemande sera un atout, mais pas exclusive. Les candidat(e)s sélectionné(e)s recevront un soutien financier pour leurs frais de voyage.

Veuillez soumettre vos dossiers de candidature en un seul fichier PDF avant le 15 mars 2017 à: nmay@dhi-paris.fr, incluant:
1.    un résumé de votre projet de recherche de 500 mots
2.    votre curriculum vitae, indiquant votre statut, votre affiliation et vos connaissances en langues.

vers l’appel à communications (document PDF)

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Hélène Miard-Delacroix erhält den Internationalen Forschungspreis der Max Weber Stiftung

Die Professorin für zeitgenössische Geschichte und Zivilisation Deutschlands an der Universität Paris-Sorbonne, Hélène Miard-Delacroix, bekommt den Internationalen Forschungspreis der Max Weber Stiftung beim Historischen Kolleg. Der Preis zeichnet herausragende Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftler aus, die sich mit ihrem Schaffen in vorbildlicher Weise um international ausgerichtete, geistes-, sozial- und kulturwissenschaftliche Forschung verdient gemacht haben. Er ist mit 30 000 € dotiert und bietet dem Preisträgers oder der Preisträgerin darüber hinaus die Möglichkeit zu einem Forschungsaufenthalt und zur Durchführung eines internationalen Kolloquiums am Historischen Kolleg München.

Hélène Miard-Delacroix ist seit 2010 Mitglied des wissenschaftlichen Beirats des DHIP und Autorin von Band 11 der Deutsch-französischen Geschichte »Im Zeichen der europäischen Einigung. 1963 bis in die Gegenwart«. Ihre 2013 erschienene viel beachtete Biographie über Willy Brandt, ist Ende 2016 in englischer Übersetzung publiziert worden.

»Mit ihren Forschungsleistungen, insbesondere zur deutsch-französischen Geschichte des 20. Jahrhunderts, hat sie Maßstäbe gesetzt. Der wichtige Forschungstrend der histoire croisée verdankt ihren Arbeiten entscheidende innovative Impulse«, begründet Hans van Ess, Vorsitzender der Auswahlausschusses und Präsident der Max Weber Stiftung, die Entscheidung der Jury. Zugleich gehöre sie mit ihren vielfältigen Aktivitäten auch in der weiteren Medienöffentlichkeit zu den aktuell wichtigsten Vermittlern zwischen der französischen und deutschen Wissenschaftskultur.

Hélène Miard-Delacroix wirkt als Mitglied in zahlreichen akademischer Gremien in Deutschland und Frankreich; sie ist Trägerin des deutschen Bundesverdienstkreuzes sowie des französischen Ordens der Palmes académiques.

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Diffusion du film documentaire „L’Ethnologie du IIIème Reich“

Dimanche 12 février 2017 à 22.35 sur France 5

(rediffusion :Samedi 25 Février 00h15)

Documentaire Durée : 50min

Ce film réalisé par Daniel Vigne et co-écrit par Jean-Louis Georget plonge le spectateur au cœur des débats de l’ethnologie allemande et de la façon dont une science a pu être dévoyée pour se mettre au service d’une imposture idéologique meurtrière. Théories racistes, arrangements historiques et folie des grandeurs, la propagande du IIIe Reich ne reculait devant rien pour justifier l’injustifiable…

En 1968, Wolfgang Emmerich, jeune étudiant à l’Université de Tübingen, publie sous l’égide de son maître à penser, l’ethnologue Hermann Bausinger, une thèse qui a des répercussions retentissantes dans le milieu universitaire allemand et brise le silence tacite qui couvrait les relations perverses entre le nazisme et la Volkskunde, l’ethnologie du peuple allemand. La thèse soutient que les origines des politiques eugénistes d’extermination et du modèle racial du IIIème Reich sont à chercher aussi du côté des ethnologues allemands, chargés à l’époque de promouvoir l’idéologie de la germanité.
A travers le témoignage inédit des deux protagonistes principaux de l’époque, Emmerich et Bausinger, et grâce à de nombreuses archives photographiques et filmiques sur les expéditions ethnologiques du début du siècle, l’Ethnologie du IIIème Reich, propose d’éclairer une part méconnue de l’Histoire.
Ce film réalisé par Daniel Vigne et co-écrit par Jean-Louis Georget, chercheur en histoire de l’ethnologie au centre Georg Simmel de l’EHESS et professeur invité à Francfort, plonge le spectateur au coeur des débats de l’ethnologie allemande et de la façon dont une science a pu être dévoyée pour se mettre au service d’une imposture idéologique meurtrière.

52′ inédit – un film écrit par Daniel Vigne et Jean-Louis Georget – réalisé par Daniel Vigne – Une coproduction Cinétévé (Fabienne Servan Schreiber et Estelle Mauriac) et CNRS Images (Marie Mora Chevais) , avec la participation de France Télévisions, avec le soutien de la Procirep, avec la participation du Centre national du cinéma et de l’image animée – commentaire dit par Marie-José Segarra – musique originale Gilles Daviaud – Année 2016.

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Avec « L’Ethnologie du IIIe Reich », documentaire signé Daniel Vigne et Jean-Louis Georget, « La Case du siècle » met en lumière la supercherie scientifique qui a nourri l’idéologie nazie. Théories racistes, arrangements historiques et folie des grandeurs, la propagande du IIIe Reich ne reculait devant rien pour justifier l’injustifiable…

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’Allemagne, battue sur tous les fronts, doit renoncer à ses colonies. Les ethnologues allemands perdent ainsi l’opportunité de poursuivre leurs études des populations dites « non européennes ». Ils vont alors se concentrer sur ce qu’ils appellent la Volkskunde, c’est-à-dire l’étude du peuple allemand. De 1933 à 1945, sous la direction de Gustav Bebermeyer, l’université de Tübingen devient un haut lieu de l’ethnologie du IIIe Reich. Les chaires de la faculté sont occupées pour la plupart par des chercheurs nazis. En étayant leur point de vue raciste sur la supériorité d’une race germanique fantasmée, ils posent les jalons pseudo-scientifiques qui justifieront par la suite la solution finale. De ce point de départ, le film de Daniel Vigne cherche à comprendre sur quoi reposait cette pseudo-ethnologie.
Une ethnologie d’opportunistes
Parmi les étudiants de Bebermeyer, le jeune Hermann Bausinger est frappé par l’opportunisme de ses professeurs de l’époque. Aujourd’hui, il se rappelle : « Il n’était pas vraiment un très grand professeur, mais il a saisi l’opportunité et a fait régner la discipline à sa manière au sein de l’université. » Bausinger remplacera Bebermeyer à la tête de l’université de Tübingen à la fin de la guerre.
Mais sur quoi au juste se fondent ces théories qui nourrissent la propagande nazie ? Parmi les élèves de Bausinger, un certain Wolfgang Emmerich va, dans les années 1960, exposer au grand jour l’imposture de ses aînés dans L’Idéologie de la germanité sous le IIIe Reich. Sa thèse est une déconstruction de la Volkskunde qui exorcise les démons du national-socialisme, alors encore présents au sein de la discipline. Selon Emmerich, elle s’appuie sur deux courants de pensée : le conservatisme politique et le romantisme allemand des frères Grimm, faisant de cette
ethnologie une pseudo-science basée sur les permanences du monde paysan. C’est dans cette ruralité que, selon l’idéologie nazie, l’âme de la germanité puise la pureté de ses origines. « D’un côté, on sacralisait la culture paysanne et, d’un autre côté, on encourageait l’industrialisation, dont en premier lieu l’industrie de l’armement », relève Hermann Bausinger, ne s’étonnant même plus de la contradiction.
Le « proto-germain », ce bon Aryen
À son arrivée au pouvoir en 1933, Hitler s’appuie donc sur une propagande bien huilée pour unir le peuple allemand derrière son idéologie. L’objectif : rendre aux Allemands leur fierté, perdue lors de la guerre de 14. Il fait appel aux ethnologues de l’époque pour étayer la thèse du « proto-germain » et asseoir l’absurde théorie d’une continuité germanique — génétique et culturelle — de l’Antiquité à l’ère moderne. En dévoyant ainsi l’ethnologie, le Führer parvient à convaincre tout un peuple de la supériorité de la race aryenne. « L’homme de Neandertal n’a jamais été notre ancêtre, nous descendons directement des Grecs de l’Antiquité (sic) », éructe Adolf Hitler dans l’un de ses discours. La propagande nazie va jusqu’à récupérer la figure d’Arminius le Chérusque, chef guerrier qui bouta les Romains hors de Germanie.
Représenté comme grand blond aux yeux bleus, Arminius incarne l’idéal aryen. Un idéal qui s’affine et se vérifie « scientifiquement » à grand renfort de mesures biométriques et d’observations médicales hasardeuses. Des milliers de Tsiganes et de Juifs sont ainsi étudiés, fichés, puis stérilisés à l’Institut d’hygiène et de raciologie de Tübingen, sous le prétexte officiel d’avoir des oreilles trop écartées ou des yeux trop rapprochés…
« La grande tragédie du peuple allemand, c’est de ne pas être resté pur par son sang et qu’il se soit mélangé avec celui des Juifs et des autres. Et c’est notre devoir d’avenir de redevenir pur par notre sang », peut-on lire dès 1925 dans Mein Kampf. La folie et l’ignorance d’Adolf Hitler ont valu à l’ethnologie d’être perçue comme une science raciste et peu fréquentable, et ce longtemps après la guerre.
Ludovic Hoarau

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Der Band 13 der Schriftenreihe des Deutsch-Französischen Historikerkomitees – zur Berliner Tagung in 2012 – ist jetzt erschienen.
Le volume 13 de la collection du Comité franco-allemand des historiens vient de paraître chez Steiner:

Etienne Francois (Hrsg.), Wilfried Loth (Hrsg.)
Gewerkschaften, Arbeitswelt und Arbeiterkultur in Frankreich und Deutschland von 1890 bis 1990 / Syndicats et comportement ouvrier en France et en Allemagne de 1890 à 1990, Band 13, Schriftenreihe des Deutsch-Französischen Historikerkomitees, 2017, 177 S.
Kartoniert. ISBN 978-3-515-11584-1

Gewerkschaften spielen eine zentrale Rolle in der Selbstorganisation moderner Gesellschaften. Sie haben sich freilich in Frankreich und in Deutschland unterschiedlich entwickelt und sie agieren auch heute noch oft in unterschiedlicher Weise. Französische und deutsche Historiker zeichnen in diesem Band die Geschichte der Selbstorganisation von Arbeiterinnen und Arbeitern in beiden Ländern nach, von den Anfängen gewerkschaftlicher Organisation im 19. Jahrhundert bis zur Gestaltung der Arbeitsverhältnisse im ausgehenden 20. Jahrhundert. Anhand ausgewählter Beispiele wird insbesondere das Verhältnis zwischen den Lebensbedingungen der Arbeiter und Gewerkschaftsmitglieder und ihrer gewerkschaftlichen Organisation beleuchtet. Dabei werden auch Frauen, Jugendliche und Migranten als Teile der arbeitenden Bevölkerung berücksichtigt. Durch die deutsch-französische Perspektive wird darüber hinaus die wechselseitige Beeinflussung sichtbar, die bei dem bisher üblichen Blick auf die Entwicklungen im nationalen Rahmen zu wenig beachtet wurden. Der Band trägt damit zu einer erweiterten Geschichte des europäischen Sozialmodells bei.

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Link zur Verlag

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Die Geschichte Frankreichs im 20. Jahrhundert, von Wilfried Loth, die seit längerer Zeit vergriffen war, wurde jetzt im Fischer Taschenbuch Verlag neu aufgelegt.
Die Printversion ist für 19,99 € erhältlich, das E-Book für 17,00 €.
300 Seiten, FISCHER Taschenbuch, ISBN 978-3-596-31481-2Hier der Link zur Verlagsankündigung

Wilfried Loth zeichnet den spezifischen französischen Weg zum modernen Industriestaat nach und bietet damit sowohl eine Einführung als auch eine Bilanz: eine Einführung in die französische Geschichte, die die politische Kultur Frankreichs historisch erklärt, und eine Bilanz der Zeitgeschichtsforschung, die die Bestimmungsfaktoren des französischen Modernisierungsprozesses herausarbeitet und so Anstöße zu einer vergleichenden Betrachtung der deutschen und französischen Geschichte im 20. Jahrhundert liefert.

Wilfried Loth, Dr. phil., war von 1986–2014 Professor für Neuere und Neueste Geschichte an der Universität/Gesamthochschule Essen (seit 2003 Universität Duisburg-Essen).

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Lauréat du Prix Pierre Pflimlin 2016

Monsieur Martial LIBERA (membre du Comité franco-allemand des historiens)

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a reçu (en septembre 2016) le prix Pierre Pflimlin 2016 pour son travail :
« Diplomatie patronale aux frontières« , une thèse d’habilitation en histoire contemporaine des relations internationales.

Thèse d’habilitation soutenue le 25 juin 2015 à l’Université de Stra

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Die besten Wünsche für das Neue Jahr!
Meilleurs voeux pour la nouvelle année !Afficher l'image d'origine

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Savoirs ethnologiques et collections africaines (1850-1950)
Ethnologisches Wissen und afrikanische Sammlungen (1850-1950)

Production, circulation, patrimonialisation dans les espaces
francophones et germanophones/ Produktion, Zirkulation und
Aneignung im deutsch-franzéisischsprachigen Raum

togo-caravane

Date/ Datum : 8-9 décembre 2016 / 8. — 9. Dezember 2016

Lieu/ Ort : Salle cinéma/ Kinosaal,
musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris

bulletin_pdfVoir le programme complet ici

2016-12-06_192430

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Liebe Kolleginnen und Kollegen,

vier Wochen nach dem Kolloquium von Düsseldorf möchte ich Sie über die Neuigkeiten im Komitee informieren.

foule-grosPersonelle Veränderungen im Vorstand:

Wie immer wurde auf der Generalversammlung des Komitees ein neuer Vorstand gewählt. Wilfried Loth, Jérôme Vaillant und Françoise Berger schieden auf eigenen Wunsch aus dem Vorstand aus und stellten sich nicht mehr der Wiederwahl. Wir danken allen dreien für ihr großes Engagement in den letzten Jahren. Es kandidierten Hélène Miard-Delacroix, Catherine Maurer und Emmanuel Droit auf französischer Seite sowie Anne Kwaschik, Matthias Schulz und Guido Thiemeyer auf deutscher. Alle sechs wurden mit großer Mehrheit gewählt. Anschließend einigte sich der neue Vorstand darauf, dass Guido Thiemeyer für die nächsten zwei Jahre das Amt des Präsidenten übernehmen soll, Hélène Miard-Delacroix wird Generalsekretärin, die Ämter der Schatzmeister übernehmen Emmanuel Droit und Anne Kwaschik, Matthias Schulz und Catherine Maurer werden Mitglieder des Vorstands.

arton717Dissertationspreis:

Die Generalversammlung ist dem Vorschlag des Vorstands gefolgt und hat Marion Aballéa den Dissertationspreis des Deutsch-Französischen Historikerkomitees für ihre Arbeit über „Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin  1871-1933“ (Betreuer : Sylvain Schirmann und Matthias Schulz) verliehen.

Zugleich wird der Preis für das Jahr 2018 ausgeschrieben. Der Vorstand bittet alle Mitglieder um entsprechende Vorschläge. Gemäß der Statuten des Komitees (§9) muss das Prüfungsverfahren für die Arbeit in den Kalenderjahren 2016 oder 2017 abgeschlossen worden sein, der letzte mögliche Zeitpunkt für die Prüfung ist also der 31.12.2017. Jedes Mitglied ist vorschlagsberechtigt und der Vorstand bittet nachdrücklich um Vorschläge für Kandidaten.

Forum2Kolloquium 2018:

Das nächste Kolloquium des Komitees wird im Jahr 2018 in Frankreich stattfinden, der Ort und der genaue Termin stehen noch nicht fest. Auf der Generalversammlung wurden bereits Ideen für mögliche Themen gesammelt. Sie sollten die deutsch-französische Geschichte im 19. und 20. Jahrhundert umfassen. Vorgeschlagen wurden: „L´Avenir du Passé, la projection dans l´avenir“, « Rébellion, Réforme et Résistance en France et Allemagne », « Freins et opposants : Contre le rapprochement franco-allemand, contre l´intégration européenne ». Weitere Vorschläge sind willkommen.

Mit besten Grüßen

Guido Thiemeyer

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Bulletin n°24 | Nr.24, 2016

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éd. par | hg. v. Hélène Miard-Delacroix u. Guido Thiemeyer

  1. Le mot de la Présidente / Geleitwort der Präsidentin
    2. In memo
    riam│Nachrufe
    En hommage à │ Im Gedenken an Jacques Bariéty (1930-2014)
    En hommage à │ Im Gedenken an Rudolf von Thadden (1932-2015)
    En hommage à │ Im Gedenken an Marianne Walle (1932-2015)
    En hommage à │ Im Gedenken an François Roth (1936-2016)
  2. Revues et institutions franco-allemandes│Deutsch-französische Zeitschriften und Institutionen
    Archive im Internet
  3. Les activités du Comité des historiens │ Die Aktivitäten des Historikerkomitees
    Program.13. Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees | 13e colloque du comité franco-allemand des historiens (29 septembre au 1er octobre 2016).
    Bericht: 12. Tagung des Deutsch-Französischen Historikerkomitees | Compte rendu: 13e colloque du comité franco-allemand des historiens
    10. Band der Schriftenreihe des Komitees
    11. Band der Schriftenreihe des Komitees
    12. Band der Schriftenreihe des Komitees
    Remise du Prix du Comité 2014
    La sélection des thèses pour le prix 2016 du Comité
  4. Publications des membres │ Veröffentlichungen der Mitglieder
  5. Thèses et HDR récemment soutenues ou en cours│Neulichverteidigte und laufende Dissertationen und Habilitationen
  6. Adressen der Mitglieder/adresses des membres
    Direkt im website
    Mitglieder auf deutscher Seite | Membres inscrits sur la caisse allemande
    Mitglieder auf französischer Seite/ Membres inscrits sur la caisse française

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Der Rhein als politische Landschaft zwischen Deutschland und Frankreich 1815 – heute/
Le Rhin. Un espace partagé entre la France et l´Allemagne de 1815 à nos jours

Tagung des Deutsch‐französischen Historikerkomitees
Düsseldorf, 29. 9 – 1. 10 2016

Haus der Universität
Schadowplatz 14
40212 Düsseldorf
Tel. 0049.211.811.0345

Donnerstag, 29. September 2016

14.00 Uhr: Eröffnung
Begrüßung Hélène Miard-Delacroix (Paris)/Guido Thiemeyer (Düsseldorf)

Sektion 1: Infrastrukturen am Rhein
(Sektionsleitung: Wilfried Loth, Essen)

14.30 Uhr: Nils Bennemann (Essen), Der Rhein als wissenschaftliche Kontaktzone 1815- 1880. Die badisch-französische Rheinkarte im internationalen Kontext.
15.00 Uhr: Jean-François Eck (Paris), La création du Port autonome de Strasbourg en 1926 : une manifestation française de puissance dans un espace rhénan interdépendant.
15.30 Uhr: Pause
16.00 Uhr: Fabrice Gireaud (Vechta), Der Eurodistrikt Straßburg-Ortenau – Ein Beispiel für die Probleme und Herausforderungen transnationaler Kooperation
16.30 Uhr: Sylvain Schirmann (Strasbourg), Qui régit le transport rhénan depuis 1945 ? Concurrence ou complémentarité entre les organisations internationales, les Etats et les acteurs privés sur le Rhin de 1945 à nos jours.
17.00 Uhr Gerhild Krebs (Saarbrücken), Vernunft der Pipeline. Bemerkungen zu einem deutschfranzösischen Werbefilm.

18.30 Uhr: Abendvortrag
François Walter (Genève) : Le Rhin comme figure paysagère de la nation

Anschließend: Buffet et Dégustation (offert par le Consulat Général de France, Düsseldorf)

Freitag, 30. September 2016

Sektion 2: Regionale deutsch-französische Kooperation im europäischen Kontext
(Sektionsleitung: Françoise Berger, Grenoble)

8.30 Uhr: Claudia Hiepel (Essen), Euroregionen am Rhein. Die « Relativierung » der Grenze durch grenzüberschreitende Zusammenarbeit
9.00 Uhr: Martial Libera (Strasbourg), Les Relations entre les chambres de commerce françaises et allemandes sur le Rhin supérieur de 1945 aux années 1980 : entre coopération et confrontation
9.30 Uhr: Rainer Hudemann (Paris), Städte in der Rhein-Region. Brennpunkte transnationaler Konflikte und Verflechtung in Technik, Architektur, Wirtschaft, Gesellschaft und Kultur im 19. und 20. Jahrhundert
10.00 Uhr Pause

Sektion 3: Verständigung und Konflikt am Rhein
a) Neue Forschungen zur Rheinkrise von 1840
(Leitung: Anne Kwaschik, Berlin)

10.30 Uhr: Georg Mölich (Bonn), „Bewaffnete Sprache“. Beobachtungen zu deutschsprachigen
Texten im Kontext des Rheinkonfliktes 1840/41
11.00 Uhr: Stéphanie Krapoth (Besançon), Une crise musicale du Rhin ? Compositions évoquant le
fleuve autour de 1840
11.30 Uhr: Roberto Zaugg (Lausanne), „Das ist also der alte Rhein, von dem die Lieder singen…“
Literarisierte Identitätskonstruktionen und touristische Reisepraktiken im Tagebuch des preußischen
Offiziers Friedrich Wilhelm Oettinger im frühen 19. Jahrhundert.

12.00 Uhr: Pause (Mittagsimbiss)

b) Neue Forschungen zu den Krisen der 1920er Jahre
(Leitung: Jérôme Vaillant, Lille/Köln)

13.00 Uhr: Stefan Goch (Bochum), Die gegenseitige Wahrnehmung von Franzosen und Deutschen während der Ruhrbesetzung. Eine Fallstudie für den Raum Gelsenkirchen.
14.00 Uhr: Brigitte Braun (Trier),Der UFA-Kulturfilm „Der Rhein in Vergangenheit und Gegenwart“ (1922) und die Propaganda gegen die Rheinlandbesetzung.
14.30 Uhr: Karin Trieloff (Berlin), Das interalliiert besetzte Rheinland nach dem Ersten Weltkrieg. Zusammenhänge zwischen Lokal- und internationaler Geschichte.
15.00 Uhr: Pause

c) Neuere Forschungen zu Konflikt und Verständigung nach 1945
15.30 Uhr: Anne Marie Corbin (Rouen), „Die andere Wacht am Rhein“: Der Kampf gegen die Atomenergie in den siebziger Jahren des 20. Jahrhunderts
16.00 Uhr: Friedhelm Boll (Bonn), Versöhnung am Rhein. Der Ansatz der katholischen Friedensbewegung Pax Christi
Buffet

18-21 Uhr Mitgliederversammlung des Deutsch-französischen Historikerkomitees

Samstag, 1. Oktober 2016

Sektion 4: Transnationale wirtschaftliche Verflechtung am Rhein
(Leitung: Guido Thiemeyer, Düsseldorf)
9.00 Uhr: Stefanie van de Kerkhof (Mannheim), Rhein, Maas oder Mosel? Die deutsche Schwerindustrie und ihre Expansionsstrategien bis zum Ende des Wilhelminischen Kaiserreiches
9.30 Uhr: Peter Friedemann (Bochum), Die Grubengesellschaft de la „Vieille Montagne“ auf dem Weg zum europäischen Marktführer: Zwischen Neutral-Moresnet und Rhein-Siegkreis 1816-1919.
10.00 Uhr: Pause
10.15 Uhr : Luc Jeanvoine (Strasbourg), La prise de possession de l´usine alsacienne de Graffenstaden en 1940 – 1944 par « Magdeburger Werkzeugmaschinenfabrik ». Origines et conséquences.
Ende der Tagung gegen 11.30 Uhr

Nachmittags: Gelegenheit zum Besuch der Ausstellung in der Bundeskunsthalle Bonn: „Der Rhein. Eine europäische Fluss-Biographie“ und der Ausstellung „Bilderstrom. Der Rhein und die Fotografie 2016-1853“ im Rheinischen Landesmuseum in Bonn.

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Voici le plan pour se rendre au colloque depuis la gare.

Stadtplan

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Nouvelle publication (21 septembre)

Christian Baechler, L’Allemagne et les Allemands en guerre 1914-1918, éd. Hermann Histoire, 2016

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Accident de l’histoire, la Grande Guerre détruit l’ordre bourgeois du XIXe siècle et déstabilise la société européenne, ouvrant la voie aux grands drames du XXe siècle. C’est particulièrement vrai pour une Allemagne profondément traumatisée par la défaite, la révolution de novembre 1918, la chute de la monarchie et le Diktat de Versailles, durement ressenti par des Allemands persuadés d’avoir mené une guerre défensive pour l’existence de leur nation. Cette crise majeure cristallise des potentialités de l’histoire allemande, ouvrant la voie – sans la rendre inévitable – à la tragédie du nazisme.
Sans négliger les opérations militaires et la vie des soldats sur le front, l’auteur concentre ses analyses sur la société et l’économie de guerre, et sur ses conséquences sur l’esprit public et la vie politique allemande, préparant la montée aux extrêmes de l’après-guerre.

ico_permalienVoir sur le site de l’éditeur/ Commander

Spécialiste de l’Allemagne, Christian Baechler a enseigné l’histoire contemporaine à l’université de Strasbourg. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Guillaume II (2003), L’Allemagne de Weimar (2007) et Guerre et exterminations à l’Est – Hitler et la conquête de l’espace vital 1933-1945 (2012).

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Un siècle et demi de présence diplomatique : la France en Allemagne depuis 1871

journée d’étude
7 octobre, 2016

lieu: Ambassade de France en Allemagne
Pariser Platz 4
10117 Berlin

9h00 – 20h00

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Cette journée d’étude sera l´occasion de retracer un siècle et demi de présence diplomatique française en Allemagne depuis l’unification du Reich. Les lieux de cette présence – Berlin tout d´abord mais aussi Bonn et Munich –, les acteurs et l´évolution des pratiques diplomatiques seront au cœur de la réflexion. Mettant l’accent sur le quotidien des émissaires français, l’expérience de l’immersion en terre allemande et le contact interculturel qu’induit le travail diplomatique, cette journée s´inscrit dans le renouveau contemporain de l’histoire de la diplomatie. Elle se déroulera dans un cadre permettant un dialogue, ouvert au public, entre chercheurs et praticiens de la diplomatie. Les intervenants s´exprimeront en français et en allemand.

bulletin_pdfProgramme

Verantwortlich/
Dr. Marion Aballéa – maballea@unistra.fr
Dr. Matthieu Osmont – matthieu.osmont@gmail.com

Réservation obligatoire auprès du Centre Marc Bloch

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