AAC: L’extrême droite et le temps (TEMPOREX): Césures historiques et perceptions du passé en Allemagne, en France et en Europe occidentale depuis 1945 (colloque international)
Le colloque souhaite questionner le rapport qu’entretient l’extrême droite au temps, autant en termes de périodisation que de perception du passé, dans une perspective franco-allemande et européenne. Il s’articule en deux volets.
Le premier volet s’intéresse « au temps de l’extrême droite » et questionne les périodisations possibles pour cette famille politique après 1945. Ce colloque mettra l’accent sur les moments-charnières (jours, mois ou années) qu’il s’agira de dégager et de justifier. Parmi ces « moments » souvent difficiles à circonscrire pourront figurer des césures, des faits et évènements marquants, des parutions d’ouvrage majeurs, la fondation d’organisations ou de partis ou des moments de concentration de l’activisme nationaliste, mais ils devront également répercuter les « temps morts » et les « traversées du désert », les périodes de retrait ou de reflux de l’extrême droite où son existence n’est que souterraine.
Le second volet du colloque interroge le rapport qu’entretient l’extrême droite au temps, sous un angle davantage idéologique et discursif. Il s’agit ici d’analyser les récits et narratifs mobilisés à différentes époques (de 1945 à nos jours) par les acteur·ices d’extrême droite sur le passé, le présent et les « futuribles », les futurs possibles. On s’intéressera d’abord à la manière qu’ont les acteur·ices de s’approprier et de narrer leur propre histoire qu’elle soit individuelle, partisane ou collective depuis les marges de l’ordre social et politique. Puis, on analysera le récit qu’ils font des histoires nationales et européennes, un récit qui se veut souvent « alternatif » et réducteur et qui se fonde sur des mythologies et des imaginaires (mythes, figures de référence, évènements historiques etc.) précis.
La focale sera mise sur l’Allemagne, la France et l’Europe occidentale dans leurs ramifications globales, avec l’intention d’interroger les relations entre les différents pays et régions ainsi que les histoires connectées.
Comité d’organisation : Valérie Dubslaff, Université Rennes 2/Institut Universitaire de France; Marie Müller-Zetzsche, Moses Mendelssohn Zentrum für europäisch-jüdische Studien, Potsdam
Dominik Rigoll, Leibniz-Zentrum für Zeithistorische Forschung, Potsdam; en collaboration avec le Zeithistorischer Arbeitskreis extreme Rechte (ZAER)
Dates du colloque: 18 au 20 novembre 2026 à l’université Rennes 2
Délai pour la soumission des propositions : 30 avril 2026
Les langues de travail du colloque seront l’anglais et le français. Les jeunes chercheur·euses (masterant·es, doctorant·es, post-docs) sont particulièrement invité·es à soumettre des propositions de communication.
Les propositions (2500 signes) accompagnées d’un CV (une page) sont à envoyer jusqu’au 30 avril 2026 aux adresses suivantes : temporalities(at)zzf-potsdam.de
Mit der Pariser Wochenzeitung Die Zukunft (1938–1940) gründeten Willi Münzenberg, der einflussreichste antifaschistische Medienmacher der Zwischenkriegszeit und der Katholik Werner Thormann ein visionäres Sprachrohr aller Hitler-Gegner. Unterstützt wurden sie dabei von Arthur Koestler und Manès Sperber sowie progressiven Christen und Sozialisten. Noch kurz vor dem Einbruch des Zweiten Weltkriegs entstand ein deutsch-französisches und europäisches Netzwerk, eine neue demokratische Alternative zum Kampf gegen das Hitlerregime und seinen Helfer Stalin: eine neue christlich-sozialistische Symbiose für ein neues Deutschlands in einem vereinten Europa.
La certitude d’assister à un moment de bascule dans les équilibres du monde dessine la fin d’une ère qui a commencé en 1989-90, dans l’incrédulité, l’inquiétude mais aussi dans une joie intense. Plus encore que les changements réels qu’elle a entraînés, c’est le souvenir d’émotions puissantes qui fait la postérité de 1989, rare césure positive de l’histoire contemporaine.
L’histoire de la justice ouest-allemande après 1945 ne se résume pas à la question du passé national-socialiste. À travers l’histoire des rapports entre justice et médias, c’est le processus complexe d’adaptation d’une institution à la démocratie et aux mutations de l’après-guerre qui se dévoile. En se fondant sur une étude inédite du travail des services de presse de la justice et du quotidien des rapports entre magistrats et journalistes à différentes échelles, l’analyse montre comment les acteurs judiciaires ont réagi aux revendications des médias en matière d’accès à l’information ou encore à l’essor de la radio, puis de la télévision. À rebours de toute vision monolithique, cette histoire culturelle de la justice ouest-allemande entre 1945 et 1963 met au jour une pluralité de discours et de pratiques et des rapports aux médias
Ni complète ni irréprochable, la dénazification s’est donné pour ambition d’épurer et de rééduquer une population allemande jugée coupable d’avoir soutenu jusqu’au bout le régime criminel d’Adolf Hitler.