Comité franco-allemand des historiens

Le 6e prix de thèse du Comité a été décerné, lors de l'AG du 12 octobre 2018,
à Valérie Dubslaff pour sa thèse: „"Les femmes et l'extrême droite politique en République fédérale d'Allemagne. Le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD) à l'épreuve du genre, 1964-2017"

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AAC/CfP

Journée d’études « Ruptures et normes : déclinaisons et degrés de non-conformité »

3 avril 2020, Université catholique de l’Ouest – Angers

Cette journée d’étude s’inscrit dans le programme des rencontres scientifiques « Ruptures » de l’équipe de recherche pluridisciplinaire LÉMIC. Ce programme a été inauguré par deux journées d’étude intitulées « Ruptures : Approches méthodologiques » (novembre 2017 et juin 2018), puis approfondi par deux autres journées « Penser la rupture : définitions et représentations » (novembre 2018) et « Les ruptures de l’Anthropocène » (avril 2019). Cette cinquième journée d’étude a pour but d’interroger le concept de « ruptures » par le biais des normes. En articulant les deux notions, la question de la non-conformité semble s’imposer comme objet d’analyse.

L’individu se construit comme membre d’une société et d’une culture donnée en assimilant et en incarnant un ensemble de normes et de valeurs imposées par cette société et cette culture. Il est donc attendu d’une personne qu’elle soit conforme, que son apparence, son comportement, son modèle de pensée, et plus globalement son identité correspondent aux normes. Toutefois, bien que les forces incitant à la conformité soient puissantes, et que la conformité soit ainsi omniprésente, la non-conformité et la tendance à être en rupture avec les normes est également très répandue. Un individu ou un groupe peut être non-conforme de manière non-intentionnelle ou peut au contraire choisir de transgresser les normes.

La non-conformité peut être perçue selon deux points de vue divergents. Un regard normatif construit la non-conformité comme une transgression allant de l’excentricité à la monstruosité en passant par la marginalité et la déviance. En revanche, une personne non-conformiste peut se considérer comme innovatrice, créatrice ou bien résistante, militante ou rebelle. En déconstruisant les normes, la non-conformité ne sert-elle pas à construire un nouvel ordre, composé de nouvelles normes, évitant ainsi la stagnation sociale et permettant aux individus de rendre possible d’autres façons de vivre et d’être ? Comment une société ou une culture gère-t-elle les forces à la fois déconstructrices et constructrices de la non-conformité ? Comment limite-t-elle la non-conformité pour maintenir l’ordre social (mépris / ostracisme /marginalisation / suppression) ? Du point de vue de l’individu, quelles stratégies adopte-t-on pour vivre / manifester / performer la non-conformité (capitulation, subversion, rébellion) ? Quelles sont les répercussions concrètes de la non-conformité pour l’individu, la société ou la culture ?

Il s’agira d’analyser ce qui émerge de l’articulation des notions de « ruptures » et de « normes », en s’intéressant à des problématiques relevant de thématiques scientifiques diverses : identités genrées, sexuelles, racisées, culturelles, religieuses ; citoyennetés ; migrations ; déviances sociales, culturelles, linguistiques ; idéologies, etc.

La journée d’études se tiendra le 3 avril 2020 à l’Université catholique de l’Ouest, à Angers.

Les propositions de communication ne devront pas excéder les 500 mots. Elles comporteront : Nom, prénom, rattachement institutionnel, courriel, titre de la communication. Elles seront accompagnées d’un court CV.

Les propositions sont à envoyer avant le 6 janvier 2020 à :

emilie.marolleau(at)uco.fr ; sheena.trimble(at)uco.fr

Voir l’intégralité de l’appel à communication

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Gwénola Sebaux (dir.), Processus de transmission dans les familles de migrants ou issues de l’immigration, Regards croisés, Villeneuve d’Ascq, Septentrion, 2019

Fondé sur des recherches novatrices, ce livre analyse les ressorts et les finalités de la transmission en contexte migratoire et post-migratoire. La réflexion est d’une extrême actualité, à l’heure où l’Europe est confrontée à la plus grave crise migratoire de son histoire. Et alors que les sociétés européennes sont confrontées au défi multiculturel et multicultuel et peinent à inventer un nouveau modèle pour le « vivre ensemble ».
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Frédéric Bozo/Christian Wenkel (Hg.), France and the German Question, Berghahn, 2019

 

In the immediate aftermath of World War Two, the victors were unable to agree on Germany’s fate, and the separation of the country—the result of the nascent Cold War—emerged as a de facto, if provisional, settlement. Yet East and West Germany would exist apart for half a century, making the ‘German question’ a central foreign policy issue—and given the war-torn history between the two countries, this was felt no more keenly than in France. Drawing on the most recent historiography and previously untapped archival sources, this volume shows how France’s approach to the German question was, for the duration of the Cold War, both more constructive and consequential than has been previously acknowledged.

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Vient de paraître/Neuerscheinung:

Etienne Dubslaff / Paul Maurice / Maude Williams (éd.), Fraternisations franco-allemandes en temps de guerre / Deutsch-französische Fraternisierungen in Kriegszeiten, Perspectives interdisciplinaires des fraternisations lors des conflits franco-allemands contemporains (1799–1945) / Interdisziplinäre Ansätze zu den Fraternisierungen in den neuzeitlichen deutsch-französischen Konflikten (1799-1945), Schriftenreihe des deutsch-französischen Historikerkomitees – vol. 16, Steiner Verlag, 2019

Des guerres napoléoniennes du XIXe siècle aux deux guerres mondiales du XXe siècle, l’Allemagne et la France n’ont cessé de se faire la guerre. Les rencontres humaines ont été marquées par la violence et la destruction. Dans l’historiographie, les guerres et les occupations qui y sont associées sont considérées avant tout comme des moments de violence et, depuis quelques années, également comme des moments d’échange culturel. Cependant, jusqu’à présent, la recherche n’a pas accordé suf- fisamment d’attention à la fraternisation entre les soldats des armées ennemies, mais aussi entre les soldats et la population occupée, qui constituent cependant un aspect important des guerres franco-allemandes des XIXe et XXe siècles. Ces fraterni- sations témoignent de rencontres qui, malgré les circonstances de la guerre et les obstacles (crimes, géographie, langue et men- talité), n’ont pas seulement été violentes mais aussi pacifistes et amicales. Dans leurs contributions, les auteurs examinent le phénomène de la fraternisation (ses caractéristiques, ses méca- nismes et ses formes d’expression) sur les plans social, politique, historique et culturel. La représentation artistique et la mémoire des fraternisations jouent également un rôle central dans ce volume.

Von den napoleonischen Kriegen im 19. Jahrhundert bis hin zu den zwei Weltkriegen des 20. Jahrhunderts führten Deutschland und Frankreich immer wieder Krieg gegeneinander. Die damit einhergehenden menschlichen Begegnungen waren von Gewalt und Zerstörung geprägt – dementsprechend werden in der Historiographie Kriege und Besatzungszeiten vornehmlich als Momente der Gewalt untersucht, seit einigen Jahren aber auch als Momente des kulturellen Austausches. Den Fraternisierungen zwischen den Soldaten verfeindeter Armeen oder zwischen Soldaten und der besetzten Bevölkerung schenkte die Forschung bisher jedoch nur unzureichend Beachtung. Dabei bilden sie einen wichtigen Aspekt der deutsch-französischen Kriege: Sie zeugen von Begegnungen, die trotz der kriegerischen Umstände und der strafrechtlichen, geographischen, sprachlichen und psychischen Hindernisse nicht nur gewalttätig, sondern auch pazifistischer und freundschaftlicher Natur waren. In ihren Beiträgen untersuchen die Autorinnen und Autoren das Phänomen der Fraternisierung, seine Charakteristika, Mechanismen und Ausdrucksformen auf sozialer, politischer, historischer und kultureller Ebene. Auch die künstlerische Darstellung und die Erinnerung an die Fraternisierungen spielen dabei eine zentrale Rolle.

Schriftenreihe des deutsch-französischen historikerkomitees – vol. 16

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Anne-Laure Briatte, Éliane Gubin, Françoise Thébaud (éd.), L’Europe, une chance pour les femmes ? Le genre de la construction européenne, Éditions de la Sorbonne, 2019, 304 p.

L’Europe n’a pas que des « pères fondateurs ». Dès l’entre-deux-guerres, des femmes militent aux côtés d’européistes convaincus. Animées par un ardent espoir pacifiste ou féministe, elles collaborent à ce qui a pu apparaître comme une utopie avant de se muer en une extraordinaire aventure.

Historien·ne·s, sociologues, politistes, juristes, germanistes, les auteur·e·s de cet ouvrage se sont demandé ce que l’Europe a fait pour les femmes et inversement. Quel rôle jouèrent les femmes dans la conception et la réalisation du projet européen ? Quelle fut leur place dans l’administration communautaire et au Parlement européen ? Avec quelles conséquences pour les institutions et pour les droits des femmes ? À partir d’un seul article du traité de Rome (article 119), quelles stratégies ont été mises en oeuvre pour faire de l’égalité des sexes une valeur commune et fondamentale sur laquelle construire l’Europe ? Le projet européen fut un moteur pour l’émancipation des femmes. Plus progressiste que la plupart des politiques nationales, la politique communautaire d’égalité hommes-femmes a souvent été l’aiguillon des procédures égalitaires dans les États membres. Inspiratrices ou « petites mains » indispensables, interprètes, fonctionnaires ou parlementaires européennes, des femmes ont contribué à faire de la question de l’égalité un levier majeur de l’Europe sociale. Cet ouvrage aborde ainsi de nombreuses perspectives novatrices. Il analyse les réussites mais aussi les échecs et s’interroge sur leurs causes.

Ont collaboré à cet ouvrage :
Carlos-Manuel Alves, Anne-Laure Briatte, Mauve Carbonell, Christel Chaineaud, Fanny Cohen, Barbara Curli, Corine Defrance, Yves Denéchère, Federica Di Sarcina, Mariette Fink, Laura L. Frader, Éliane Gubin, Maria Kyriakidou, Claire Lafon, Frédéric Mertens de Wilmars, Gwenaëlle Perrier, Ulrich Pfeil, Ferruccio Ricciardi, Mechthild Roos, Anne Salles, Rebecca Shriver, Françoise Thébaud et Marion Uhle.

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Hartmut Kaelble, Der verkannte Bürger. Eine andere Geschichte der europäischen Integration seit 1950,Campus Verlag, 2019, 168 S.

Die Geschichte der europäischen Integration wird oft als ein reines Elitenprojekt angesehen. Dieses Bild entspricht am ehesten der Situation der 1950er und 1960er Jahre. Aber den Vorstellungen und den Einflussnahmen der Bürger in den vergangenen vierzig Jahren wird man damit aus drei Gründen nicht gerecht. Indifferent waren die Bürger je länger desto weniger. Vielmehr wechselten sich Perioden des Misstrauens der Bürger gegenüber der Europäischen Union mit Perioden des Zutrauens ab. In eine solche Periode des Zutrauens scheinen wir wieder einzutreten. Die Bürger hatten zudem andere, eigenständige Vorstellung von europäische Integration als die politischen Entscheider. Sie erwarteten seit den Anfängen mehr politische Integration, waren an der wirtschaftlichen Integration weniger interessiert und erwarteten mehr Mitentscheidung. Darüber hinaus sollte man sich von dem Rückgang der Wahlbeteiligung bei den Europawahlen seit den 1970er Jahren nicht täuschen lassen. Er wurde nicht nur seit 2004 gestoppt. Seit den 1980er Jahren wurden zudem die Bürger in der europäischen Politik immer mehr aktiv, übten über Interessengruppen, Bürgerorganisationen und auch Gewerkschaften Druck aus und nahmen über Beschwerden, Eingaben und Klagen bei den europäischen Institutionen immer häufiger Einfluss. Diese Thesen vertritt das Buch auf der Grundlage einer genauen Durchsicht bisher historisch noch kaum  ausgewerteter, zahlreicher, meist digitaler Umfragen und Berichte der europäischen Institutionen, die mit Umsicht verwandt ein neues Bild eines deutlichen historischen Wandels der eigenen Vorstellungen und der Einflussnahme der Bürger auf die Politik der Europäischen Union ergeben.

Verlag Seite

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Le Comité franco-allemand des historiens a la tristesse de vous faire part de la disparition de l’un de ses membres, le professeur Helmut Berding.

Prof. Dr. Helmut Berding

Prof. Dr. Berding lehrte von 1972 bis zur Emeritierung 1998 als Professor für Neuere Geschichte an der Justus-Liebig-Universität Gießen. Seine Forschungstätigkeit konzentrierte sich auf Studien zur Entstehung der modernen Welt, zur Geschichte und Vorgeschichte des Antisemitismus, zu Problemen der nationalen und kulturellen Identität, zur Geschichte des deutsch-französischen Verhältnisses.

Forschungsschwerpunkte

  • Allgemeine Geschichte des 19. und 20. Jahrhunderts
  • Rationalismus, Mythos, kollektives Bewusstsein
  • Deutschland und Frankreich zur Zeit der Französischen Revolution
  • Napoleon und das Zeitalter der Reformen
  • Moderner Antisemitismus
  • Entstehung und Geschichte des Bundeslandes Hessen

Sehe Nachruf (FES) hier

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Nous avons la tristesse de vous faire part du décès du Professeur Pierre GUILLEN, survenu le 1er janvier 2019 à l’âge de 89 ans. Il était membre du Comité depuis sa création.

 

Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Grenoble de 1970 à 1994, directeur du Centre de recherches en histoire de l’Italie et des pays alpins (CRHIPA) durant de nombreuses années, et longtemps rédacteur en chef de la revue Relations internationales, Pierre GUILLEN a été une grande figure de la communauté grenobloise.

Résultat de recherche d'images pour ""pierre guillen""Spécialiste des relations internationales et du monde germanique, il avait notamment publié:

L’Allemagne et le Maroc de 1870 à 1905, Presses universitaires de France, 1967.

L’Allemagne de 1848 à nos jours, Fernand Nathan, 1970.
L’Empire Allemand 1871-1918,
Hatier, 1970.
Les Emprunts marocains : 1902-1904,
Éditions Richelieu , 1971.
La question allemande (1945-1995), Imprimerie nationale, Paris, 1996.


Nous nous associons à la peine de sa famille, de ses collègues et amis. 

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Nouvelle publication:

Chantal Metzger, Le Maghreb dans la guerre 1939-1945, Armand Colin, 2018, 320 p.

Des historiens français ont dénoncé récemment la misère de l’historiographie consacrée au Maghreb. Ce livre vise à combler une de ces lacunes, en présentant l’histoire de cette région de 1939 à 1945. Évoquer le sort de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc dans la Seconde Guerre mondiale ne relève pas exclusivement de l’histoire militaire et cet ouvrage s’attache à dépeindre le sort de leurs populations.

Ces trois pays, restés dans le giron de la France de Vichy, ont subi les conséquences directes et indirectes de la guerre jusqu’au débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942 sur les côtes marocaines et algériennes. L’arrivée en Tunisie d’importants contingents allemands suite à cet événement entraîne le Maghreb dans la guerre. Après le départ du dernier soldat allemand, en mai 1943, les forces alliées et françaises libres font du Maghreb la base arrière de la reconquête du continent européen. Associées étroitement à la libération de la métropole, les populations autochtones espèrent obtenir par cette contribution à la victoire plus de libertés, voire l’indépendance.

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Nouvelle publication :

Hélène Camarade, Élizabeth Guilhamon, Matthias Steinle, Hélène Yèche (éd.), La RDA et la société postsocialiste dans le cinéma allemand après 1989, Presses Universitaires du Septentrion, 2018, 358 p.

Près de trente ans après sa disparition, la RDA est toujours présente au cinéma et à la télévision, notamment grâce à Good Bye, Lenin ! et La Vie des autres qui ont profondément marqué l’image que l’on se fait de la chute du mur de Berlin et de l’Allemagne communiste. Et pourtant ces succès internationaux n’ont jamais fait l’unanimité auprès de la population de l’ex-RDA. Comment alors expliquer qu’ils aient cristallisé la mémoire filmique et conduit à occulter une production tout aussi importante que variée ? Que nous disent aujourd’hui ces fictions, documentaires ou séries à propos des débats identitaires et mémoriels qui animent l’Allemagne depuis l’unification ? Comment certains films échappent-ils aux images figées et quasi iconiques de la RDA et de la société postsocialiste ? Cet ouvrage, qui propose une approche franco-allemande et donne la parole à des chercheurs et des professionnels, dresse le premier bilan en langue française sur la nature et l’évolution de cette production.

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Wilfried Loth, Fast eine Revolution. Der Mai 68 in Frankreich, Campus V., 2018, 326 S

Ein Mythos wird entziffert
Für das politische und gesellschaftliche System Frankreichs war der »Mai 68« ein Kristallisationspunkt, dessen Folgen noch heute zu spüren sind. Die studentische Protestbewegung der Neuen Linken schlug sich hier nicht nur in Demonstrationen und Unruhen an den Universitäten nieder, sondern verband sich mit einem landesweiten Streik der Arbeitnehmer – und löste damit eine veritable Staatskrise aus.
Fünfzig Jahre nach den spektakulären Vorgängen legt Wilfried Loth eine neue Gesamtdarstellung des französischen »Mai 68« vor. Er beschreibt Schlüsselszenen, benennt Motive und Gefühle aller beteiligten Akteure – von Daniel Cohn-Bendit bis Charles de Gaulle – und erläutert die aktuellen wie historischen Kontexte der französischen Politik. Der zentrale Erinnerungsort der Generation der »68er« erscheint damit in einem völlig neuen Licht. Loth zeigt zudem, dass in den bewegten Wochen beglückender Erfahrungen und verstörender Momente ein Zyklus in der französischen Geschichte begann, der mit den Präsidentschaftswahlen von 2017 endete. Ein eindringlich erzähltes Buch, spannend wie ein Politkrimi!

Wilfried Loth, geboren 1948 im Saarland, ist emeritierter Professor für Neuere und Neueste Geschichte an der Universität Duisburg-Essen. Er war Vorsitzender des deutschfranzösischen Historikerkomitees; die Französische Republik hat seine Arbeit durch die Ernennung zum »Officier dans l’Ordre des Palmes Académiques« gewürdigt.
Letzte Veröffentlichungen: Charles de Gaulle, Kohlhammer Verlag 2015, Die Rettung der Welt. Entspannungspolitik im Kalten Krieg, Campus 2016, Geschichte Frankreichs im 20. Jahrhundert, Fischer 2017, Fast eine Revolution. Der Mai 68 in Frankreich, Campus, 2018.

Site de l’éditeur (commande en ligne)
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Jean El Gammal (dir.), La France, l’Allemagne, l’Europe. Mélanges en l’honneur de Chantal Metzger, Bruxelles, PIE Peter Lang, 2017, 357p.

ISBN : 9782807601963

Ce recueil rassemble des études d’historiens, géographes et germanistes d’origines diverses. Elles sont réunies en hommage à Chantal Metzger, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine, spécialiste d’histoire de l’Allemagne et des relations internationales, notamment franco-allemandes, et rédactrice en chef de la revue Guerres mondiales et conflits contemporains. Ce volume aborde des sujets relatifs à l’histoire des guerres mondiales, aux relations entre la France et l’Allemagne depuis 1945 et aux enjeux internationaux, coloniaux et européens depuis le début du XX° siècle.

À travers vingt-et-une contributions, il est question de l’emprise et de la portée des conflits, ainsi que des modalités de la construction européenne, des réticences et des relations qu’elle a suscitées. Plusieurs thèmes sont mis en évidence, tels la mémoire, le renseignement, l’industrie, l’aéronautique, la presse et la gastronomie. Des regards croisés sont rendus possibles par des études concernant l’URSS, la Poznanie, l’Italie, le Portugal, voire, en contrepoint, le Japon.

Avec les contributions de Jean El Gammal Murielle Avice-Hanoun et Françoise Bouron Thomas Schramm David Pike Jean-Noël Grandhomme Audrey Roncigli Evguenia ObitchkinaAnne-Marie Corbin Reiner Marcowitz Claude Carlier Jean-Paul Cahn Michel DeshaiesStéphane Tison Dorothee Röseberg John Keiger Ann-Sophie Schöpfel Bruna Bagnato Jacques Valette Elisabeth du Réau Jérôme Pozzi Christine Manigand.

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Avis de publication et Table-ronde

jeudi 26 octobre 2017 à 19h30
aura lieu, à la maison Heinrich Heine (cité universitaire), la présentation de l’ouvrage bilingue :
Fabien Théofilakis (dir.), Cote à Côte. Berry-au-Bac dans la Première Guerre mondiale. Perspectives franco-allemandes sur les fronts de l’Aisne, / Die Höhe 108 ben Berry-au-Bac im Ersten Weltkrieg. Die Fronten an der Aisne aus deutsche und französischer Sicht, Die Höhe 108 ben Berry-au-Bac im Ersten Weltkrieg. Die Fronten an der Aisne aus deutsche und französischer Sicht, Bruxelles, Peter Lang éditeur, 2017.
Sous forme de table-ronde,
Cent ans après, la Première Guerre mondiale des deux côtés du front. Perspectives franco-allemandes sur le front de l’Aisne,
cette présentation réunira les auteurs français et allemands avant une séance de signature autour d’un verre.
Vous y êtes cordialement invités.​
Intervenants
Julia KNECHTLE, Amaury BERNARD, Pedro PEREIRA
BARROSO, David PFEFFER, Stefan SCHUBERT et Fabien THÉOFILAKIS, organisateur.
Traduction simultanée
Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

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Avis de soutenance de HDR

Sylvie Toscer-Angot a soutenu son HDR le 1er mars 2017 à l’université de Toulouse. Le sujet de son HDR s’intitulait « Politique et religion en RFA« .

Le document inédit portait sur : La République fédérale d’Allemagne face au défi de la pluralité religieuse : régulation de l’islam et reconnaissance des associations islamiques au sein du système éducatif allemand

Depuis quelques décennies, la nature des relations entre politique et religion en République fédérale d’Allemagne a fait l’objet de profondes mutations, liées à la sécularisation, à l’importance grandissante du nombre des personnes dites sans confession, à la pluralisation religieuse, et notamment à la présence de plus en plus affirmée de l’islam.
Ces évolutions qui tendent à remettre en question l’équilibre bi-confessionnel protestant-catholique, longtemps considéré comme une dimension essentielle de l’identité collective allemande, ainsi que la légitimité même du monopole dont bénéficient encore les Eglises chrétiennes, bousculent les représentations d’une société qui a du mal à penser le pluralisme et la neutralité confessionnelle sans référence au christianisme.
Face aux revendications croissantes de communautés de croyances désireuses d’obtenir des droits ainsi qu’une reconnaissance institutionnelle et une visibilité plus grande dans l’espace public, les autorités publiques sont amenées à trouver des solutions politiques et juridiques, susceptibles de concilier la protection de la liberté de conscience et de religion, le principe de neutralité de l’Etat et l’égalité de traitement de toutes les communautés religieuses. C’est à travers la question de la reconnaissance de l’islam dans le système éducatif allemand que sont étudiées les réponses des pouvoirs publics allemands face au défi de la pluralité religieuse.

 Garante de l’HDR : Madame Françoise KNOPPER, professeur émérite à l’Université Toulouse Jean-Jaurès
Membres du jury :
Monsieur Yves BIZEUL, professeur à l’Université de Rostock
Monsieur Patrick CABANEL, directeur d’études à l’EPHE
Madame Françoise KNOPPER, professeur émérite à l’Université de Toulouse Jean Jaurès
Monsieur Jacques LAJARRIGE, professeur à l’Université de Toulouse Jean Jaurès
Madame Christine MAILLARD, professeur à l’Université de Strasbourg
Monsieur Jean-Paul WILLAIME, directeur d’études émérite à l’EPHE

 Sylvie Toscer-Angot, maître de conférences à l’université Paris Est Créteil, est chercheure statutaire au GSRL.
Ses principaux domaines de recherche portent sur les relations Eglises-Etat et les relations entre politique, religions et sociétés en Allemagne depuis la Réforme, ainsi que sur les processus de sécularisation et laïcisation et la régulation de la diversité religieuse en Allemagne.

Courriel : angot.sylvie(at)orange.fr

 

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Vient de paraître:

Marion Aballéa / Matthieu Osmont (éd.), Une diplomatie au coeur de l’histoire européenne / Diplomatie im Herzen der europäischen Geschichte La France en Allemagne depuis 1870 / Frankreich in Deutschland seit 1870,

Historische Mitteilungen – Beihefte Band 101, Steiner V., 2017, ISBN 978-3-515-11865-1

Inhaltsverzeichnis

Présentation

L’histoire de la diplomatie française en Allemagne est un objet de recherche exceptionnellement riche. L’ambassade actuelle située Pariser Platz 5, au cœur de Berlin, à l’emplacement de l’hôtel particulier acquis par Napoléon III en 1860, résume à elle-seule l’histoire mouvementée d’un réseau diplomatique, consulaire et culturel à nul autre pareil. Cet ouvrage propose à travers différentes contributions de retracer un siècle et demi de présence française en Allemagne depuis l’unification du Reich. Les lieux de cette présence – Berlin tout d’abord mais aussi Bonn et Munich – les acteurs et l’évolution des pratiques diplomatiques sont au cœur de la réflexion. Mettant l’accent sur le quotidien des émissaires français, l’expérience de l’immersion en terre allemande et le contact interculturel qu’induit le travail diplomatique, cet ouvrage s’inscrit dans le renouveau contemporain de l’histoire de la diplomatie.

Die Geschichte der französischen Diplomatie in Deutschland ist ein außerordentlich reicher Forschungsgegenstand. Die gegenwärtige Botschaft befindet sich am Pariser Platz 5 im Herzen Berlins und damit am Ort des Palastes, der 1860 von Napoleon III. erworben wurde. Sie allein fasst schon die bewegte Geschichte eines einzigartigen diplomatischen, konsularischen und kulturellen Netzwerkes zusammen. Dieser Band führt dem Leser eineinhalb Jahrhunderte französischer Präsenz in Deutschland seit der Reichseinigung vor Augen. Dabei stehen nicht nur die Wirkungsstätten dieser Präsenz – in erster Linie Berlin aber auch Bonn und München – sondern auch die Akteure sowie die Entwicklung der diplomatischen Praxis im Zentrum des Interesses. Das Hauptaugenmerk liegt hier auf dem Alltag der französischen Gesandten, ihrer Erfahrung mit dem Leben auf deutschem Boden und dem interkulturellen Austausch, den die Arbeit der Diplomaten mit sich bringt. Der Band leistet damit zugleich einen Beitrag zur derzeitigen Renaissance der Diplomatiegeschichte.

Marion Aballéa est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Strasbourg.
Matthieu Osmont est directeur de l’Institut culturel franco-allemand de Tübingen.

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Peter Schöttler, Du Rhin à la Manche. Frontières et relations franco-allemandes au XXe siècle (Préface de Henry Rousso), PUFR éditions, 2017

collection : Perspectives Historiques
ISBN : 978-2-86906-431-7
232 pages, prix : 25 €

Où est la frontière entre la France et l’Allemagne? En 1919, le traité de Versailles apporte une réponse provisoire, car dans l’entre-deuxguerres, des savants allemands légitiment des stratégies d’annexion en définissant le « sol ethnique et culturel allemand ». En juin 1940, alors que les armées allemandes écrasent la Belgique et la France, Hitler annexe des territoires en bordure du Reich et trace de nouvelles frontières sur la base d’un mémorandum secret, le «.rapport Stuckart.».
Quel avenir pour la France dans une Europe nazie : domination, écrasement, disparition… ou collaboration autour d’un projet commun ?

Peter Schöttler 
 est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Libre de Berlin. Ancien directeur de recherche au CNRS (Institut d’histoire du temps présent), il a également enseigné à l’EHESS, à Princeton et à Vienne. Il a publié de nombreux travaux sur l’histoire française et allemande, et notamment sur le monde universitaire sous le nazisme
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Parution de l’ouvrage collectif

Georget, Jean-Louis, Gaëlle Hallair et Bernhard Tschofen (dir.). 2017. Saisir le terrain ou l’invention des sciences empiriques en France et en Allemagne, Lille, Septentrion.

Au tournant des 19e et 20e siècles, le concept de terrain fit son apparition dans le domaine des sciences humaines et sociales tant en Allemagne qu’en France. Dans une situation de concurrence où de nouvelles disciplines essayaient à l’époque d’établir leur légitimité, la notion de terrain devenait une marque de scientificité indéniable. Si l’ethnologie, la géographie, la géologie, l’archéologie, la sociologie entretenaient un rapport étroit au « terrain » dans sa dimension spatiale, sociale et heuristique, elles le pratiquèrent de manière empirique avant d’en proposer une définition claire. Le présent ouvrage se propose d’explorer les différentes facettes de cette question centrale du terrain en l’envisageant dans ses rapports théoriques et expérimentaux, mais aussi dans ses méthodes et relais. Le succès de ce concept fut d’autant plus appuyé et couronné de succès que l’État sut très vite le mettre à son service en en faisant très précocement un outil politique majeur.
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Parution du livre:

Hélène Camarade, Le tract, média du pouvoir et des contre-pouvoirs. L’exemple de l’espace germanique (XVe-XXe siècles),

Bordeaux, le Bord de l’eau, 2017, 156 p.
en librairie le 12 juin.

Utilisé traditionnellement par les autorités détenant le pouvoir, le tract s’est avec le temps imposé comme un média particulièrement prisé par les contre-pouvoirs qu’ils soient religieux, pendant la Réforme protestante par exemple, ou politiques, lors des révolutions de 1789, 1848 ou 1989, ou lorsqu’il est utilisé par des voix dissidentes au sein des partis. Il devient au fil des siècles un instrument de l’émergence d’une opinion publique et celui d’une reconquête de l’espace public par des mouvements de résistance quand celui-ci est contrôlé ou censuré par une dictature. Il est aussi utilisé comme un outil de guerre psychologique dès les guerres ottomanes et jusqu’aux deux guerres mondiales ou pendant la guerre froide.

En s’appuyant sur des recherches originales, l’auteure analyse les évolutions des caractéristiques formelles et fonctionnelles de ce média et propose une histoire du tract, ce média essentiel dans l’histoire politique germanique, mais aussi occidentale.

Hélène Camarade est professeure en études germaniques à l’université Bordeaux Montaigne et membre junior de l’Institut universitaire de France. Elle est spécialiste des phénomènes de résistance et des écrits de la résistance dans l’espace germanophone.

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Chèr(e)s collègues,

Le 14 juin 2017 aura lieu la remise du prix de thèse du Comité Franco-Allemand des Historiens à Marion Aballéa pour son ouvrage sur « Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin 1871-1933 » soutenue en cotutelle sous la direction de Sylvain Schirmann (Strasbourg) et Matthias Schulz (Genève) .
Cette cérémonie se tiendra en présence de l´ambassadeur allemand à Paris, M. Nikolaus Meyer-Landrut, à l´Institut Historique Allemand de Paris.

Nous comptons sur votre présence à partir de 18h.
Merci de nous confirmer votre participation par un message à Odile Winkenjohann (owinkenjohann(at)dhi-paris.fr).

Dans l’attente de vous voir,
Bien cordialement,
Hélène Miard Delacroix    Guido Thiemeyer

Liebe Kolleginnen und Kollegen,

Am 14. Juni wird der diesjährige Preis des Deutsch-Französischen Historikerkomitees an Marion Aballéa für ihr Werk „„Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin 1871-1933“ durch den deutschen Botschafter in Paris, M. Nikolaus Meyer-Landrut vergeben.
Die kleine Zeremonie wird um 18 Uhr im Deutschen Historischen Institut Paris stattfinden. Wir würden uns freuen, Sie zu diesem Anlass begrüßen zu können.

Bitte melden Sie ihr Kommen zuvor jedoch bei Odile Winkenjohann (owinkenjohann@dhi-paris.fr ) am DHI an.

Mit herzlichen Grüßen
Hélène Miard- Delacroix   Guido Thiemeyer

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vient de paraître:

La longue mémoire de la Grande Guerre. Regards croisés franco-allemands de 1918 à nos jours
Laurent Jalabert, Reiner Marcowitz, Arndt Weinrich (dir.)

Presses Universitaires du Septentrion, 2017, 236 p.
21 € / ISBN-13 978-2-7574-1586-3 (ou pdf  15 € / ISBN-13 978-2-7574-1654-9)

La Grande Guerre a fortement marqué les sociétés occidentales du XXe siècle jusqu’à nos jours, tout particulièrement l’Allemagne et la France. Si l’histoire des conflits mondiaux leur est commune, le cheminement mémoriel de la Première Guerre diffère d’un pays à l’autre. La construction du souvenir et de la mémoire est au cœur des textes proposés, avec pour objectif de mettre en synoptique deux histoires nationales grâce à des approches croisées élaborées par des chercheurs allemands et français. Au prisme de l’entre-deux-guerres et de la Seconde Guerre mondiale, puis de la construction européenne, les utilisations du souvenir de la guerre sont étudiées, tout comme les oublis et les resurgissements, afin de montrer la complexité du cheminement d’une mémoire.

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Am 22. Februar 2015 ist Lothar Hilbert verstorben, Professor im Ruhestand am Seminar für Zeitgeschichte der Eberhard-Karls-Universität Tübingen.

Viele kennen ihn durch seine häufige und engagierte Teilnahme an den bi-annuellen Kolloquien des Deutsch-Französischen Historikerkomitees. Er hat über mehr als 25 Jahre, praktisch seit der Gründung des Komitees, dessen Arbeit und Entwicklung konstruktiv begleitet. Das Komitee verliert mit ihm einen guten Geist,  der hochkompetent und wohlwollend im Hintergrund wirkte.

Lothar Hilbert wurde am 5. Oktober 1924 in Magdeburg geboren. Über seine Herkunft, Kindheit und Jugend hat er sich wenig geäußert. Im Zweiten Weltkrieg erlitt er eine Kopfverletzung, die ihn lebenslang plagte, ohne daß er davon Aufhebens machte, die aber vielleicht sein zurückhaltendes und manchmal etwas eigenwilliges Wesen erklären kann.

Nach dem Krieg, seit 1946, erarbeitete er sich mit zwei Studiengängen eine weite und profunde Fachkompetenz: das erste Studium umfaßte die Fächer Geschichte, Geographie, Englisch und Philosophie, das Zweitstudium Jura, im besonderen Staatsrecht und Völkerrecht, und Politische Wissenschaft. Studienorte waren Heidelberg, Göttingen, Cambridge (Emmanuel College), Nancy und Paris. 1950 legte er in Göttingen in den erstgenannten Fächern das Staatsexamen für das Höhere Lehramt ab. Nach einer vorübergehenden Tätigkeit als Wissenschaftlicher Assistent am Göttinger Historischen Seminar (bei Percy Ernst Schramm) hat er dann das Studium der zweitgenannten Fächer vornehmlich an den genannten ausländischen Universitäten vertieft. 1954 wurde er in Cambridge als Doctor of Philosophy im Fach Modern Diplomatic History promoviert (bei Herbert Butterfield). 1958 erwarb er in Nancy das Diplôme d´Etudes Supérieures Européennes und legte 1962 an der Universität Paris (damals noch gleichbedeutend mit der Sorbonne) das Examen für den Docteur en Droit ab, was ihn mit Pierre Renouvin und der französischen Schule der Geschichte der Internationalen Beziehungen zusammenführte, später auch mit Jean-Baptiste Duroselle und René Girault.

Seit 1960 war Hilbert als akademischer Lehrer tätig, 1960-1962 als Lecteur  an der Ecole des Cadres des Sciences Economiques in Paris, 1961 und 1962 zugleich an der Faculté de Droit Comparé in Luxemburg, seit 1963 als Professor an der Ecole des Hautes Etudes Commerciales und gleichzeitig als Lehrbeauftragter an der Faculté de Droit an der Universität Paris. 1968 wurde Hilbert dann, nach einer Umhabilitierung auf der Grundlage seiner Veröffentlichungen und Tätigkeiten, zum Wissenschaftlichen Rat und Professor an der Universität Tübingen ernannt. Am dortigen Seminar für Zeitgeschichte, das erst Anfang der 1960er Jahre vor dem Hintergrund der problembehafteten jüngsten deutschen Vergangenheit gegründet worden war, hat er bis zu seiner Entpflichtung im Jahre 1990 Generationen von Studierenden in „Quellenkunde und Geschichte der europäischen Diplomatie und des Vertragswesens“ (seine Venia) ausgebildet und das hohe Ansehen dieses in Deutschland einzigartigen universitären Instituts mitgeprägt, zusammen mit dessen unvergessenem Gründungsdirektor Gerhard Schulz.

Das breite Hauptthema Hilberts in Forschung und Lehre war die Geschichte der Außenpolitik und  der Internationale Beziehungen im 19. und 20. Jahrhundert, in einer Zeit, als diese Thematik an deutschen Universitäten wenig präsent war. Schwerpunkte bildeten Krieg und Frieden, die Internationalen Organisationen, die deutsch-französischen Beziehungen, Militär- und Rüstungsgeschichte, vor allem auch die Europäische Integration. Er publizierte gleichermaßen in deutscher, englischer und französischer Sprache. Das Thema seiner Cambridger Dissertation von 1954 lautete: „The rôle of Military and Naval Attachés in the British and German Service, with particular reference to those in Berlin and London, and their effect on Anglo-German relations, 1871-1914“. Die Entstehung und Funktion des den diplomatischen Vertretungen im europäischen Ausland seit der zweiten Hälfte des 19. Jahrhunderts beigeordneten Militärattachés faszinierten ihn in besonderer Weise. Die Abschlußarbeit in Nancy von 1958 weitete die Thematik noch aus: „Les rapports entre les pouvoirs civil et militaire en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne au début du 20e siècle“. In der Folgezeit griff er die genannten Themenschwerpunkte in verschiedenen kleineren Beiträgen wieder auf und erweiterte sie. Die geplante größere Studie über Rüstung und Waffenlieferungen am Vorabend des Ersten Weltkriegs blieb freilich unvollendet.

Wer Hilbert kennenlernte, begegnete einem weltläufigen Herrn mit einem Hauch feiner englischer, auch konservativer, Lebensart. Perfekt Englisch und Französisch sprechend, fühlte er sich in Cambridge ebenso wie in Paris zu Hause, aber auch in Brüssel oder Luxemburg. Immer wieder überraschte er durch hochkarätige persönliche Verbindungen, die ihm im Laufe seines akademischen und beruflichen Werdegangs international zugewachsen waren. Dazu gehörte auch, daß er, offenbar als einziger westdeutscher Historiker, dem Kreis der Gründungsmitglieder der 1969 von Fernand L´Huillier (Universität Strasbourg) inspirierten „Association Internationale d´Histoire Contemporaine de l´Europe“ (AIHCE) angehörte, die nach der sowjetischen Niederschlagung des Prager Frühlings den osteuropäischen Historikern die Tür zu den westeuropäischen Kollegen offen hielt, und die bis heute besteht. 1989 wurde er als Fellow in die Royal Historical Academy in London gewählt. Währenddessen hatten es die Tübinger Studenten, aber auch mancher Fachkollege, mit einem Professor alter Schule zu tun, der, manchmal recht energisch, in Mode kommende Aufweichungen wissenschaftlicher Qualitätsstandards stets zurückwies.

Im Ruhestand blieb Hilbert dem Seminar für Zeitgeschichte eng verbunden. Mit seiner internationalen Erfahrung nahm er über viele Jahre, nach Art eines elder statesman, weiter aktiv am akademischen Leben teil, in Tübingen und darüber hinaus, mit Lehrveranstaltungen, studentischen Exkursionen, Pflege der kollegialen Community, Besuch von Kolloquien (wie denen des Komitees) und einigen Publikationen. Insgesamt eher ein Einzelkämpfer, und sich in den letzten Jahren mehr und mehr zurückziehend, verstarb er 90-jährig im Kreise seiner weiteren Familie.

Franz Knipping
Professor emeritus. Bergische Universität Wuppertal

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Hélène Miard-Delacroix erhält den Internationalen Forschungspreis der Max Weber Stiftung

Die Professorin für zeitgenössische Geschichte und Zivilisation Deutschlands an der Universität Paris-Sorbonne, Hélène Miard-Delacroix, bekommt den Internationalen Forschungspreis der Max Weber Stiftung beim Historischen Kolleg. Der Preis zeichnet herausragende Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftler aus, die sich mit ihrem Schaffen in vorbildlicher Weise um international ausgerichtete, geistes-, sozial- und kulturwissenschaftliche Forschung verdient gemacht haben. Er ist mit 30 000 € dotiert und bietet dem Preisträgers oder der Preisträgerin darüber hinaus die Möglichkeit zu einem Forschungsaufenthalt und zur Durchführung eines internationalen Kolloquiums am Historischen Kolleg München.

Hélène Miard-Delacroix ist seit 2010 Mitglied des wissenschaftlichen Beirats des DHIP und Autorin von Band 11 der Deutsch-französischen Geschichte »Im Zeichen der europäischen Einigung. 1963 bis in die Gegenwart«. Ihre 2013 erschienene viel beachtete Biographie über Willy Brandt, ist Ende 2016 in englischer Übersetzung publiziert worden.

»Mit ihren Forschungsleistungen, insbesondere zur deutsch-französischen Geschichte des 20. Jahrhunderts, hat sie Maßstäbe gesetzt. Der wichtige Forschungstrend der histoire croisée verdankt ihren Arbeiten entscheidende innovative Impulse«, begründet Hans van Ess, Vorsitzender der Auswahlausschusses und Präsident der Max Weber Stiftung, die Entscheidung der Jury. Zugleich gehöre sie mit ihren vielfältigen Aktivitäten auch in der weiteren Medienöffentlichkeit zu den aktuell wichtigsten Vermittlern zwischen der französischen und deutschen Wissenschaftskultur.

Hélène Miard-Delacroix wirkt als Mitglied in zahlreichen akademischer Gremien in Deutschland und Frankreich; sie ist Trägerin des deutschen Bundesverdienstkreuzes sowie des französischen Ordens der Palmes académiques.

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Die Geschichte Frankreichs im 20. Jahrhundert, von Wilfried Loth, die seit längerer Zeit vergriffen war, wurde jetzt im Fischer Taschenbuch Verlag neu aufgelegt.
Die Printversion ist für 19,99 € erhältlich, das E-Book für 17,00 €.
300 Seiten, FISCHER Taschenbuch, ISBN 978-3-596-31481-2Hier der Link zur Verlagsankündigung

Wilfried Loth zeichnet den spezifischen französischen Weg zum modernen Industriestaat nach und bietet damit sowohl eine Einführung als auch eine Bilanz: eine Einführung in die französische Geschichte, die die politische Kultur Frankreichs historisch erklärt, und eine Bilanz der Zeitgeschichtsforschung, die die Bestimmungsfaktoren des französischen Modernisierungsprozesses herausarbeitet und so Anstöße zu einer vergleichenden Betrachtung der deutschen und französischen Geschichte im 20. Jahrhundert liefert.

Wilfried Loth, Dr. phil., war von 1986–2014 Professor für Neuere und Neueste Geschichte an der Universität/Gesamthochschule Essen (seit 2003 Universität Duisburg-Essen).

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Lauréat du Prix Pierre Pflimlin 2016

Monsieur Martial LIBERA (membre du Comité franco-allemand des historiens)

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a reçu (en septembre 2016) le prix Pierre Pflimlin 2016 pour son travail :
« Diplomatie patronale aux frontières« , une thèse d’habilitation en histoire contemporaine des relations internationales.

Thèse d’habilitation soutenue le 25 juin 2015 à l’Université de Stra

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Die besten Wünsche für das Neue Jahr!
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Nouvelle publication (21 septembre)

Christian Baechler, L’Allemagne et les Allemands en guerre 1914-1918, éd. Hermann Histoire, 2016

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Accident de l’histoire, la Grande Guerre détruit l’ordre bourgeois du XIXe siècle et déstabilise la société européenne, ouvrant la voie aux grands drames du XXe siècle. C’est particulièrement vrai pour une Allemagne profondément traumatisée par la défaite, la révolution de novembre 1918, la chute de la monarchie et le Diktat de Versailles, durement ressenti par des Allemands persuadés d’avoir mené une guerre défensive pour l’existence de leur nation. Cette crise majeure cristallise des potentialités de l’histoire allemande, ouvrant la voie – sans la rendre inévitable – à la tragédie du nazisme.
Sans négliger les opérations militaires et la vie des soldats sur le front, l’auteur concentre ses analyses sur la société et l’économie de guerre, et sur ses conséquences sur l’esprit public et la vie politique allemande, préparant la montée aux extrêmes de l’après-guerre.

ico_permalienVoir sur le site de l’éditeur/ Commander

Spécialiste de l’Allemagne, Christian Baechler a enseigné l’histoire contemporaine à l’université de Strasbourg. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Guillaume II (2003), L’Allemagne de Weimar (2007) et Guerre et exterminations à l’Est – Hitler et la conquête de l’espace vital 1933-1945 (2012).

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François Roth, qui fut président du Comité franco-allemand en 2000 et membre de son bureau de 1996 à 2002, nous a quitté brutalement le 5 mai dernier à la suite d’un accident de la circulation survenu à Nancy. Son activité et son dynamisme en avaient fait un des piliers de notre association. Il nous est difficile d’oublier ses brillantes synthèses à l’issue de colloques comme celui consacré à la France et à l’Allemagne face à la Russie à Verdun, en 1998.

f-RothFrançois Roth était né le 16 février 1936 à Gien et venait de fêter ses 80 ans. De père mosellan et de mère berrichonne, il avait fait ses études à Orléans avant de «monter» à Paris. Il avait un temps envisagé de faire une carrière d’ingénieur-paysagiste, mais avait finalement choisi le métier d’historien, sans abandonner pour autant son amour de la nature et « cultiver son jardin » au sens propre du terme.
Après ses études en Sorbonne, il obtient, en 1959, l’agrégation d’histoire. Il rejoint la région natale de son père et est nommé professeur au lycée Fabert de Metz. Il s’était placé pendant ses études en Sorbonne dans le sillage intellectuel et culturel de grands historiens comme Pierre Renouvin, Jean-Baptiste Duroselle et René Rémond. Cinq ans après l’Agrégation, il intègre la faculté des Lettres de Nancy comme assistant puis maitre-assistant. Nommé professeur dans cette même université, en 1977, il y fera toute sa carrière jusqu’à son départ à la retraite en 2002. Cette retraite fut très active, car le professeur émérite qu’il était devenu en profita pour écrire de nombreux ouvrages et participer à de multiples colloques, marqués par ses interventions toujours brillantes et circonstanciées.
François Roth a orienté ses recherches et ses travaux autour de trois axes : la Lorraine, les relations franco-allemandes et l’Europe.
C’est à Nancy qu’il prépare sa thèse d’Etat sous la direction de Pierre Barral et de Jean Schneider. Son sujet La présidence de Lorraine dans l’Empire allemand 1870-1918 comble en 1973 un vide historiographique. Sa thèse est publiée en 1977, année de sa nomination comme professeur à l’université de Nancy. Elle sera rééditée en 2011 sous le titre de La Lorraine annexée.
Pendant dix ans, de 2003 à 2013, il a présidé le Conseil scientifique du Comité d’histoire régionale et a organisé, à ce titre sept colloques et vingt journées d’études. Certains de ces colloques ont été publiés dans Les Annales de l’Est qu’il a également dirigées. Ses travaux personnels ont porté sur les relations entretenues par les Lorrains avec la France et l’Allemagne et sur les conflits franco-allemands dans lesquels la région était impliquée notamment la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale. L’un de ses premiers livre, La Lorraine entre la France et l’Allemagne –itinéraires d’annexés, paru en 1981 dans le prolongement de sa thèse portait sur des figures mosellanes. Très impliqué dans sa région d’adoption, François Roth avait aussi dirigé des ouvrages sur l’histoire de Nancy et était devenu le référent incontournable pour les médias régionaux lors de toutes les élections, qu’elles soient régionales, nationales ou même allemandes.
Sa connaissance de la langue allemande et ses recherches sur la période de l’annexion l’avaient en effet amené à s’intéresser à l’histoire de l’Allemagne, il rédigea deux petits manuels destinés aux étudiants et consacrés à l’histoire allemande depuis 1814. Mais ce sont les relations conflictuelles entre nos deux pays qui ont été le sujet de ses dernières publications : La Guerre de 1870, publiée en 2011 (Fayard) et son dernier livre, sorti en 2014 dans le cadre du Centenaire de la Grande Guerre, Six mois qui incendièrent le monde juillet-décembre 1914 (Tallandier).
Le dernier thème étudié par F. Roth s’imposait : l’Europe. C’est à travers le personnage de Robert Schuman qu’il l’appréhenda. Dans sa remarquable biographie de Schuman, sous-titrée Du Lorrain des frontières au père de l’Europe, parue chez Fayard en 2008, F. Roth avait donné, une fois de plus, la preuve de son sens de la synthèse et de sa connaissance des données historiques et biographiques. Profondément européen, il avait aussi cherché à transmettre ses idées à ses étudiants à travers un petit manuel très synthétique : L’Invention de l’Europe : de l’Europe de Jean Monnet à l’Union européenne (A. Colin 2005).
Il préparait un essai sur Maurice Barrès, un écrivain politique….
Ce grand historien savait transmettre à ses étudiants son message et il était à leur écoute. Comme il le déclarait dans son discours inaugural prononcé le 30 mai 2001 lors de son admission à l’Académie Stanislas : « la fierté de l’historien est d’être une vigie, un veilleur qui accompagne son temps, dont il est le produit et le reflet ».

Chantal METZGER
Professeur émérite
Université de Lorraine (Nancy)

crédits photos: François Roth, en 2008. © Gisselbrecht / Andia.fr / © Gisselbrecht / Andia.fr

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Nouvelle publication de nos membres

Corine Defrance, Ulrich Pfeil (Hg.), Verständigung und Versöhnung nach dem ‘Zvilisationsbruch’? Deutschland in Europa nach 1945, Brüssel, Peter Lang, 2016

Imprimé : ISBN 978-2-87574-334-3 br. (Softcover)

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Im Jahre 1945 stand Deutschland ohnmächtig und geächtet vor den Trümmern seiner Politik. Rassischer Weltanschauungskrieg und systematische Vernichtung der europäischen Juden waren ein zivilisatorischer Bruch und belegten die Deutschen mit einer moralischen Schuld. So ist die deutsche Nachkriegsgeschichte vor allem die Geschichte der schwierigen Auseinandersetzung mit der eigenen verbrecherischen Vergangenheit. Für die Deutschen galt es, das Vertrauen ihrer Nachbarn neu zu gewinnen, um den Weg zurück in den Kreis der zivilisierten Völker zu finden. In Politik und Zivilgesellschaft wuchsen schnell erste Initiativen, die auf Verständigung und Versöhnung abzielten. Mentale Demobilisierung und Abbau von Feindbildern gehörten zu den Aufgaben, um nach dem Krieg ein friedvolles Miteinander in Gegenwart und Zukunft herzustellen. In einer breiten Gesamtschau beleuchtet dieser Band, wie über symbolische Gesten, an Erinnerungs- und Gedenkorten, durch Organisationen und Institutionen, über Aktionsfelder und Handlungsformen, bisweilen unter wissenschaftlicher Anleitung, Prozesse eingeleitet wurden, die in den meisten Fällen – aber nicht immer – zur Verständigung zwischen den Deutschen und ihren europäischen Nachbarn beitrugen. Dabei zeigen die Beiträge, dass Versöhnung nicht «besiegelt» werden kann, sondern eine nie endende politische, soziale und kulturelle Arbeit darstellt.

Inhalt:
Symbolische Gesten – Erinnerungs- und Gedenkorte – Organisationen und Institutionen – Aktionsfelder und Handlungsformen – Im
Dienste der Versöhnung? Friedensforschung und Friedenspädagogik in Deutschland.

Corine Defrance, ist Professorin für Zeitgeschichte am Centre national de la recherche scientifique (SIRICE, Paris). Sie forscht vorrangig zu den deutsch-französischen Beziehungen, zu Bildung und Wissenschaft in Deutschland und Frankreich sowie zu Versöhnungsprozessen in Europa.
Ulrich Pfeil, ist Professor für Deutschlandstudien an der Université de Lorraine, Metz. Seine Forschungen konzentrieren sich auf die Geschichte Deutschlands, die deutsch-französischen Beziehungen im 19. und 20. Jahrhundert sowie auf die politischen, kulturellen und gesellschaftlichen Folgen des Kalten Krieges in Europa.

Sur le site de l’éditeur Peter Lang :

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Rudolf-von-thadden-en-2013

Emporté par un cancer qu’il avait réussi à tenir en lice pendant plusieurs années, Rudolf von Thadden nous a quittés le 18 novembre 2015, âgé de 82 ans. Pour ceux – très nombreux – qui le connaissaient, et même pour ceux qui étaient au courant de ses ennuis de santé, sa mort aura été une surprise, tant sa vitalité et son allant étaient restés les mêmes pratiquement jusqu’à sa fin. Pour tous, elle aura représenté la disparition d’une personnalité rayonnante, généreuse et attachante dont toute l’énergie et l’enthousiasme ont été mis au service d’un même objectif: œuvrer en historien à la compréhension, à la rencontre et à la réconciliation entre Allemands, Français et Polonais dans le cadre d’une Europe réunifiée.

Né à Trieglaff le 20 juin 1932, Rudolf von Thadden fut d’abord l’héritier d’un lignage d’ancienne noblesse prussienne et terrienne, la famille von Thadden et dans son cas plus précisément la branche des Thadden-Trieglaff, mais aussi d’une province, la Poméranie, qui l’ont profondément marqué et auxquels il a rendu un hommage précis et vivant dans son livre « Trieglaff. Eine pommersche Lebenswelt zwischen Kirche und Politik, 1807-1948 » (Göttingen, 2011). Ses deux parents ont énormément compté pour lui, tant par l’affection et l’éducation qu’ils lui ont données que par leur foi profonde et leur opposition résolue au nazisme dès la première heure. Son père, Reinold von Thadden-Trieglaff (1891-1976), juriste et propriétaire foncier et juriste, membre actif de l’Église confessante dès 1933, fut après guerre le fondateur du « Deutscher Evangelischer Kirchentag » dont il fut le premier président jusqu’en 1964 ; quant à sa mère, Elisabeth von Thüngen (1893-1988), elle était originaire d’une famille noble de Franconie. Grandi dans un environnement encore très marqué par la tradition du grand domaine foncier (issu de la « Gutsherrschaft »), la domination sociale et culturelle des familles nobles, un protestantisme teinté de piétisme, mais aussi la solidarité terrienne et villageoise, il fut dès sa jeunesse et son adolescence confronté à des épreuves particulièrement dures : la mort au front de trois de ses frères, la condamnation à mort et l’exécution à Plötzensee de sa tante Elisabeth von Thadden (1890-1944), l’emprisonnement de son père par les Soviétiques et enfin l’expropriation par les Polonais et le départ dans les années suivant la fin de la guerre du reste de la famille et de toute la population du village de Trieglaff vers l’Allemagne occidentale.

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