Comité franco-allemand des historiens

Le 5e prix de thèse du Comité a été décerné, lors de l'AG du 30 septembre 2016,
à Marion Aballéa pour sa thèse: „Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin 1871-1933“

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A VOIR

Petit tour des blogs d’histoire germanophones

Histoire de l’Europe/ Geschichte Europas

Jean El Gammal (dir.), La France, l’Allemagne, l’Europe. Mélanges en l’honneur de Chantal Metzger, Bruxelles, PIE Peter Lang, 2017, 357p.

ISBN : 9782807601963

Ce recueil rassemble des études d’historiens, géographes et germanistes d’origines diverses. Elles sont réunies en hommage à Chantal Metzger, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine, spécialiste d’histoire de l’Allemagne et des relations internationales, notamment franco-allemandes, et rédactrice en chef de la revue Guerres mondiales et conflits contemporains. Ce volume aborde des sujets relatifs à l’histoire des guerres mondiales, aux relations entre la France et l’Allemagne depuis 1945 et aux enjeux internationaux, coloniaux et européens depuis le début du XX° siècle.

À travers vingt-et-une contributions, il est question de l’emprise et de la portée des conflits, ainsi que des modalités de la construction européenne, des réticences et des relations qu’elle a suscitées. Plusieurs thèmes sont mis en évidence, tels la mémoire, le renseignement, l’industrie, l’aéronautique, la presse et la gastronomie. Des regards croisés sont rendus possibles par des études concernant l’URSS, la Poznanie, l’Italie, le Portugal, voire, en contrepoint, le Japon.

Avec les contributions de Jean El Gammal Murielle Avice-Hanoun et Françoise Bouron Thomas Schramm David Pike Jean-Noël Grandhomme Audrey Roncigli Evguenia ObitchkinaAnne-Marie Corbin Reiner Marcowitz Claude Carlier Jean-Paul Cahn Michel DeshaiesStéphane Tison Dorothee Röseberg John Keiger Ann-Sophie Schöpfel Bruna Bagnato Jacques Valette Elisabeth du Réau Jérôme Pozzi Christine Manigand.

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Colloque

L’histoire migratoire en mouvement : France et Allemagne, 19e-21e siècles /
Migrationsgeschichte in Bewegung : Frankreich und Deutschland, 19.-21. Jahrhundert

Nantes – 29-30 Juin

Organisé par le CRHIA à Nantes – Amphithéâtre Simone Veil – Maison des Sciences de l’Homme Ange Guépin, dans le cadre du projet CITER.

Ce colloque international (franco-allemand) s’inscrit dans le contexte de la « crise migratoire » ou « crise des réfugiés », à une étape décisive de l’histoire européenne (Brexit, montée des populismes, tendances nationalistes). Le colloque vise à favoriser la compréhension des phénomènes migratoires, afin d’éclairer l’opinion publique et de guider l’action politique. L’objectif est donc de retracer et d’éclairer les mutations des contextes et des régimes migratoires en Allemagne et en France, depuis le XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Il s’agit d’analyser les particularismes nationaux, dans une perspective bilatérale franco-allemande, et européenne. Les conférences se feront à parité française et allemande (traduit simultanément dans les 2 langues), par des spécialistes allemands et français historiens ou sociologues des migrations. Ce colloque international, organisé dans le cadre du projet interdisciplinaire CitƐr « L’Europe et les frontières de la citoyenneté » est ouvert à tout public intéressé, en accès libre.

Lieu : MSH Ange-Guépin – 5, Allée Jacques Berque 44000 Nantes – Amphithéâtre Simone-Weil et Faculté de Pharmacie – 9, rue Bias – 44035 Nantes – Amphithéâtre 400
Partenaires : Projet CITER (Alliance Europa ; région Pays de la Loire), CRHIA, MSH Ange-Guépin, Université catholique de l’Ouest, Université Lille-1, Université d’Osnabrück, DAAD
Contact : citer@univ-nantes.fr

Programme détaillé

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Responsables scientifiques : Gwénola Sebaux (Université Catholique de l’Ouest, 3LAM), Zaihia Zéroulou (CLERSE, Université de Lille I), Jochen OLTMER (Université d’Osnabrück- Institute for Migration Research and Intercultural Studies)

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Vient de paraître !

La « condition féminine ». Feminismus und Frauenbewegung im 19. und 20. Jahrhundert / Féminismes et mouvements de femmes aux XIXe–XXe siècles

Les actes du colloque d’octobre 2014 viennent paraître  chez Steiner, dans la série du Comité franco-allemand des historiens.
Die Akte des Kolloquiums Oktober 2014 sind bei Steiner in der Reihe des deutsch-französischen Historikerkomitees veröffentlicht geworden.

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Vous pouvez en consulter la table des matières ici.
Sie können das Inhaltsverzeichnis hier finden.

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RAPPEL: Schriftenreihe des Deutsch-Französischen Historikerkomitees
12 Vol.

 

Nous sommes heureux d’annoncer la dernière publication de l’un de nos membres, ancien président de notre comité.
Wir freuen uns, die neueste Veröffentlichung von einem unserer Mitglieder (ehemalige Vorsitzende unseres Komitees) bekannt zu machen.

Stefan Fisch, Geschichte der europäischen Universität. Von Bologna nach Bologna, 2015. 128 S.,ISBN 978-3-406-67667-3

StFischer-Universitat

Das Werk ist Teil der Reihe: (C.H.Beck Wissen; 2702) 8,95 €   inkl. MwSt. Auch als E-Book lieferbar.

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Salerno, Bologna, Paris – etwa ab dem elften Jahrhundert formieren sich in Europa neuartige Bildungseinrichtungen, die für die gesamte Entwicklung des Kontinents von herausragender Bedeutung werden sollten: die Universitäten. Stefan Fisch schildert ebenso kenntnisreich wie konzise den Siegeszug der institutionellen Organisation von Wissen und Wissenschaft, erläutert die unterschiedlichen Konzepte und nimmt auch schwere Krisen der Universitäten, wie ihre Pervertierung im Nationalsozialismus, in den Blick. Sein Buch ist eine vorzügliche Einführung in die Geschichte einer der wichtigsten Errungenschaften der europäischen Kultur.
Stefan Fisch ist Professor für Neuere und Neueste Geschichte an der Deutschen Universität für Verwaltungswissenschaften Speyer

Pressestimmen:
« Ein lesenswertes Buch.“ Udo Grün, Der blaue Reiter, 37/2015
« Eine gewinnbringende Darstellung.“ Benedikt Schulz, Deutschlandfunk, März 2015

Nouvelle publication de nos membres

Claudia Hiepel, Willy Brandt et Georges Pompidou. La politique européenne de la France et de l’Allemagne entre crise et renouveau,
Presses Universitaires du Septentrion, 2015, 400 p. ISBN-13 978-2-7574-1156-8

Hiepel-Pompidou

Le couple franco-allemand est considéré comme le moteur du processus d’intégration européenne. Dans une phase de transition critique de la Communauté européenne, entre 1969 et 1974, Willy Brandt et Georges Pompidou ont su stimuler l’Europe. La plupart de leurs contemporains avaient l’impression que la politique européenne faisait du sur-place. Mais en réalité, des décisions essentielles avec un impact à long terme sur l’avenir des relations franco-allemandes et l’intégration européenne et marquant la Communauté européenne ont été prises. En s’appuyant sur des sources historiques aussi nombreuses que variées, le rôle moteur de l’Allemagne et de la France pendant cette phase décisive est examinée en réinterprétant le rôle joué par les deux principaux acteurs qu’ont été Brandt et Pompidou dans la gestion de cette crise européenne. L’ouvrage a reçu les Prix « Emile et Aline Mayrisch » et « Willy-Brandt » en 2011 et a été distingué par le Prix parlementaire franco-allemand en 2015.

« Dans son ouvrage très bien documenté et rédigé de façon très fluide, l’auteure se propose de répondre à deux contradictions sur son sujet en avançant des arguments convaincants. »
Bruno Thoß, dans le journal « Militärgeschichtliche Zeitschrift » 73/2014.

« Si vous cherchez une étude basée sur des sources historiques, proposant une analyse approfondie et une conclusion fondée sur la contribution de la République fédérale d’Allemagne et de la France au processus d’intégration européenne pendant cette phase « charnière » entre 1969 et 1974, vous lirez l’étude de Claudia Hiepel avec grand intérêt. »
Matthias Waechter, dans « sehepunkte » 4/2013.

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Neuerscheinung

France-Allemagne: Cultures monétaires et budgétaires. Vers une nouvelle gouvernance européenne ?

Hrsg. von Solène Hazouard, René Lasserre, Henrik Uterwedde, CIRAC, Cergy-Pontoise, 2015, 282 S., 25 €

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Seit Ausbruch der Krise der europäischen Wirtschafts- und Währungsunion 2010 sind die Bemühungen um eine Stabilisierung und Stärkung der Eurozone durch deutsch-französische Divergenzen und Kontroversen geprägt worden.

Dieses Buch verfolgt ein dreifaches Ziel : Es will die Konstanten in den unterschiedlichen Geld- und Budgetkulturen beider Länder herausarbeiten; es will das Zusammenspiel dieser nationalen Kulturen und der Gründung und der europäischen Währungspolitik analysieren; schließlich soll erörtert werden, ob die Unterschiede in den Visionen und politischen Grundorientierungen beider Länder ein Hemmnis oder im Gegenteil eine Chance für die Herausbildung einer europäischen Gouvernanz der Wirtschafts-, Geld- und Fiskalpolitik darstellen.

Das Buch ist hervorgegangen aus einem gemeinsamen Projekt des dfi mit dem Centre d’information et de recherche sur l’Allemagne contemporaine (CIRAC), das vom Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne (CIERA) unterstützt wurde. Es kann direkt beim CIRAC bestellt werden.

Depuis le déclenchement de la crise de la zone euro en 2010, les tentatives européennes de stabiliser et de renforcer l’Union économique et monétaire ont été marquées par de fortes divergences et controverses franco-allemandes.

L’objectif de cet ouvrage est triple: il s’agit d’identifier les constantes des cultures monétaires et budgétaires françaises et allemandes depuis 70 ans, d’analyser l’interaction entre ces cultures nationales dans la mise en œuvre de l’UEM et de se demander si l’existence de visions et de choix différents dans les deux pays freine ou peut, au contraire, favoriser l’émergence d’une gouvernance économique, financière et monétaire efficace dont l’Europe a besoin.

Le livre, fruit d’un projet commun du dfi avec le Centre d’information et de recherche sur l’Allemagne contemporaine (CIRAC) soutenu par le Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne (CIERA), peut être commandé au CIRAC.

Appel à contribution / CFP
Défis internationaux et émergence d’un espace public
en Europe depuis les années 1970

Journées d’études 18−19 juin 2015, Paris
Date limite de candidature : 27 avril 2015

Internationale Herausforderungen und die Entstehung
eines öffentlichen Raums in Europa seit den 1970er Jahren

Workshop 18.−19. Juni 2015, Paris
Deadline: 27. April 2015

DIP  EHNE Saisir-Europe

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L’historiographie des relations internationales en Europe après 1945 reste dominée par une focalisation sur les relations bilatérales et sur l’histoire politique. La création progressive d’un espace européen de communication depuis les années 1970 invite cependant à un changement de perspective, qui consiste à revoir l’étude du processus décisionnel, en mettant la société civile comme point de départ. Dans cet espace de communication émergent, on peut en effet constater des convergences dans les débats qui ont eu lieu dans différents pays européens sur des questions à caractère transnational. Il semble par conséquent utile de s’intéresser à ces convergences et de s’interroger sur l’impact qu’elles ont pu avoir sur les décisions politiques tant au niveau national qu’au niveau européen. Les problèmes environnementaux constituent une question à caractère transnational par excellence. En effet, la protection de la nature voire de l’héritage naturel ou bien l’approvisionnement en énergie, notamment l’utilisation de l’énergie nucléaire, ont suscité et suscitent toujours un vif intérêt dans l’opinion publique partout en Europe. Bien que ces questions aient, depuis les années 1970, fortement gagné en importance dans l’espace public, il semble important de ne pas négliger la dimension de longue durée, inhérente à ces questions.

Les contributions devraient s’intéresser à un ou plusieurs des points mentionnés ci-dessous :
− la perception des questions transnationales dans les différents espaces nationaux de communication (p.ex. études comparatives de discours et de sémantique)
− la circulation d’idées, de concepts et de schémas de perception entre les différents espaces nationaux de communication
− les activités des associations ou des ONG qui se sont engagées en faveur de problèmes environnementaux ou d’autres problèmes à caractère transnational dans un ou plusieurs pays européens
− les institutions et les personnes qui ont servi d’intermédiaire, de manière délibérée ou non-consciente, entre les différents espaces nationaux de communication
− le travail parlementaire, tant au niveau national qu’au niveau européen, qui s’est emparé de tels problèmes et qui a réagi à l’opinion publique et/ou aux activités des ONG, faisant entrer de cette manière des sujets et des revendications concrètes dans le circuit de la décision politique
− les conséquences de telles convergences sur l’agenda politique des différents gouvernements et chefs d’État ainsi que sur celle des institutions européennes
− les conditions et les délais dans lesquels les questions d’intérêt public, comme par exemple les problèmes environnementaux, peuvent devenir des objets de la politique européenne
− les sujets en lien avec l’Allemagne et/ou la France sont appréciés, mais pas obligatoires.

Ce workshop se situe dans le cadre d’un nouveau projet de recherche de l’Institut historique allemand Paris en coopération avec le laboratoire d’excellence « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe ». Pour en savoir plus sur ce projet, consulter la rubrique « Recherche » sur le site web de l’institut, www.dhi-paris.fr . Font partie du comité scientifique pour ce workshop : Éric Bussière (univ. Paris-Sorbonne/LabEx EHNE), Anahita Grisoni (« Saisir l’Europe »), Hélène Miard-Delacroix (univ. Paris-Sorbonne/LabEx EHNE) et Christian Wenkel (IHA).
Cet appel à contribution s’adresse prioritairement à des jeunes chercheurs (étudiants avancés en Master 2, doctorants et post-doc). Les frais de voyage et d’hébergement seront pris en charge par l’IHA.

La langue de travail sera le français, des communications en anglais seront toutefois acceptées. Merci de bien vouloir envoyer votre candidature (une page A4 environ) en français, en allemand ou en anglais avec un court C.V. (merci d’indiquer vos compétences linguistiques) dans un seul fichier PDF d’ici le 27 avril 2015 à cwenkel@dhi-paris.fr.

Les candidats sélectionnés seront invités à envoyer leur communication d’ici le 8 juin 2015 au plus tard.

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Die Historiografie zur Geschichte der internationalen Beziehungen in Europa wird dominiert von einer Fokussierung auf das Bilaterale sowie einer politikgeschichtlichen Perspektive. Die verstärkte Herausbildung eines „europäischen Kommunikationsraumes“ seit den 1970er Jahren begünstigt jedoch einen Perspektivenwechsel, bei dem für die Untersuchung von politischen Entscheidungsfindungsprozessen die Zivilgesellschaft als Ausgangspunkt gewählt wird. Innerhalb dieses sich allmählich herausbildenden Kommunikationsraums lassen sich Konvergenzen bezüglich transnationaler Fragen im öffentlichen Diskurs verschiedener Länder konstatieren. Es erscheint lohnenswert sich für diese Konvergenzen zu interessieren und nach ihren Auswirkungen auf politische Entscheidungen sowohl auf nationaler als auch auf supranationaler Ebene zu fragen. Ein mögliches Beispiel für derartige Untersuchungen sind Umweltfragen, da der Schutz von Natur und Naturerbe, Fragen der Energieversorgung, insbesondere im Fall von nuklearer Energie, oder auch der nachhaltigen Nutzung von natürlichen Ressourcen öffentliches Interesse in ganz Europa geweckt haben bzw. wecken. Im Zuge der 1970er Jahre erhielten diese Fragen im öffentlichen Raum zwar einen neuen Stellenwert, dennoch soll die diesen Fragen innewohnende Dimension der longue durée nicht außer Acht gelassen werden.

Die Beiträge sollten auf einen oder mehrere der nachfolgenden Punkte eingehen:
− Wahrnehmung transnationaler Fragen in verschiedenen nationalen Kommunikationsräumen (z.B. vergleichende Diskurs- und Semantikanalyse);
− Zirkulation und Transfer von Ideen, Konzepten und Wahrnehmungsmustern zwischen den verschiedenen nationalen Kommunikationsräumen;
− Aktivitäten von Vereinen und NGO’s, die sich für Umweltfragen oder andere Probleme transnationalen Charakters in einem oder mehreren europäischen Ländern engagiert haben;
− Institutionen und Personen, die absichtlich oder unabsichtlich als Mittler zwischen den verschiedenen nationalen Kommunikationsräumen aktiv waren;
− parlamentarische Arbeit auf nationaler und europäischer Ebene, die Debatten aufgegriffen und/oder auf Aktivitäten von NGO’s reagiert hat und damit Themen und konkreten Forderungen Eingang in den politischen Entscheidungsfindungsprozess verschafft hat;
− Auswirkungen von Konvergenzen auf die politische Agenda verschiedener europäischer Regierungen und Staatschefs sowie auf die der europäischen Institutionen;
− Rahmenbedingungen und Zeitrahmen für die Transformation von Fragen öffentlichen Interesses, wie etwa die genannten Umweltfragen, in Gegenstände europäischer Politik;
− Themen mit Bezug zu Deutschland und/oder Frankreich sind willkommen, aber nicht zwingend.

Dieser Workshop ist Teil der Aktivitäten eines neuen Forschungsprojekts des Deutschen Historischen Instituts Paris in Zusammenarbeit mit dem Exzellenzcluster „Écrire une histoire nouvelle de l’Europe“. Weitere Informationen zum Projekt finden sie unter der Rubrik „Forschung“ auf der Website des DHIP, www.dhi-paris.fr . Zum wissenschaftlichen Beirat des Workshops gehören Éric Bussière (Univ. Paris-Sorbonne/LabEx EHNE), Anahita Grisoni („Saisir l’Europe“), Hélène Miard-Delacroix (Univ. Paris-Sorbonne/LabEx EHNE) und Christian Wenkel (DHIP).
Dieser Call for papers richtet sich in erster Linie an Nachwuchswissenschaftler (fortgeschrittene Master-Studenten, Doktoranden und Post-Docs). Die Kosten für Reise und Übernachtung werden vom DHIP übernommen. Arbeitssprache ist Französisch, Vorträge in englischer Sprache werden ebenfalls akzeptiert.

Bitte senden Sie Ihre Bewerbungen (ca. eine A4-Seite) in französischer, deutscher oder englischer Sprache zusammen mit einem kurzen Lebenslauf (bitte geben Sie Ihre Sprachkenntnisse an) in einem pdf-Dokument bis zum 27. April 2015 an cwenkel@dhi-paris.fr .

Die ausgewählten Kandidaten werden gebeten, Ihren Vortrag bis zum 8. Juni 2015 einzureichen

Buchankündigung

Wilfried Loth, Europas Einigung. Eine unvollendete Geschichte, Campus-Verlag, Frankfurt/Main – New York 2014, 512 Seiten, 39,90 €  – ISBN: 978-3-593-50077-5

Zum Inhalt

loth 5.inddDas Buch handelt von der Entstehung und Entwicklung der Europäischen Union, von der Lancierung des Schuman-Plans im Jahr 1950 bis zur Euro-Krise unserer Tage. Nachdem die archivgestützte historische Erforschung des europäischen Integrationsprozesses in den letzten beiden Jahrzehnten einen gewaltigen Aufschwung genommen hat, wird hier zum ersten Mal der Versuch unternommen, die Erträge dieser Forschungen im Zusammenhang zu sehen und sie bis zur Gegenwart fortzuschreiben. Durch die Integration der verschiedenen Forschungsperspektiven entsteht ein Gesamtbild, das die „forces profondes“ des Integrationsprozesses deutlich macht und sich damit von den bislang dominierenden, jeweils gegenwartsbezogenen Perspektiven der politikwissenschaftlichen und völkerrechtlichen Forschungen unterscheidet. Dem Leser wird verständlich gemacht, wie die EU zu ihrem heutigen Erscheinungsbild gekommen ist, wie sie funktioniert und welche Alternativen es bei ihrer weiteren Entwicklung gibt.

Die Europäische Union erscheint in dieser Darstellung als das Ergebnis der Bemühungen, die demokratische Ordnung in Europa unter den Bedingungen der zweiten Hälfte des 20. Jahrhunderts (und darüber hinaus) zu sichern. Vier unterschiedliche, aber eng miteinander verflochtene Motivationskomplexe wirken dabei mit: das Streben nach Friedenssicherung zumindest unter den europäischen Staaten, das Bemühen um eine Einbindung der potentiellen Hegemonialmacht Deutschland, die Sorge um europäische Selbstbehauptung gegenüber der Weltmacht USA und in der Zeit des Kalten Krieges auch gegenüber der Weltmacht Sowjetunion, schließlich die Suche nach Wirtschaftsräumen, die ein produktives Wachstum unter den Bedingungen weltwirtschaftlicher Konkurrenz ermöglichten. Diese vier Motivationskomplexe wurden nicht immer gleich stark empfunden und sie kamen in der Umsetzung in konkrete Regelungen auch nicht absolut zur Deckung. Daher gestaltete sich der europäische Integrationsprozess von Anfang an äußerst schwierig, und es bedurfte eines hohen Maßes an Staatskunst, ihn über Hindernisse voranzubringen. Gleichwohl hat er die Staaten und Gesellschaften, die daran beteiligt waren, in einem Maße verändert, das ein Ausscheiden einzelner Mitglieder aus der Union höchst schwierig und damit unwahrscheinlich erscheinen lässt. Die Europäische Union ist zu einer Schicksalsgemeinschaft geworden, die weiterer Gestaltung bedarf.

Das Buch dient damit der Orientierung in der gegenwärtigen Krisensituation der Europäischen Union. Es sucht die komplexen Entscheidungsprozesse in der europäischen Integrationsgeschichte verständlich zu machen, indem es sich auf die jeweils maßgeblichen Akteure, ihre Motive und die erreichten Kompromisse konzentriert. Dadurch werden die komplexen Regelungen auf europäischer Ebene einsichtig; es wird aber auch ihr Reformpotential sichtbar. Gleichzeitig werden Leistungen, Grenzen und Versagen der unterschiedlichen Akteure benannt.  Bei der Fülle der Entwicklungen und Entscheidungen in über 60 Jahren kann dies nur in knapper Konzentration auf das Wesentliche geschehen. Es wird aber versucht, durch die Schilderung von Entscheidungssituationen, markante Quellenzitate und bezeichnende Anekdoten ein hohes Maß an Anschaulichkeit zu gewinnen.

Zum Autor

Prof. Dr. Dr. h.c. Wilfried Loth ist Professor für Neuere und Neueste Geschichte an der Universität Duisburg-Essen.  Als langjähriger Vorsitzender der Historiker-Verbindungsgruppe bei der Europäischen Kommission und Präsident des Deutsch-Französischen Historikerkomitees ist er einer besten Kenner der Geschichte der Europäischen Integration.

Link zur Verlagsankündigung

« Vers une République européenne? »

Table ronde
avec Stephan Martens, Barbara Kunz, Pascal Kauffmann, Henrik Uterwedde, Christophe Lucet, Carlos Alves, Céline
Caro, François-Vivien Guiot, Olivier Dubos.

Académie franco-allemande des relations internationales de Bordeaux (AFA)
en partenariat avec le Goethe Institut, la Ville de Bordeaux, Sciences Po Bordeaux,
le CRDEI de Bordeaux 4 et la Fondation Genshagen Berlin/Brandebourg

La construction européenne est en crise et le fossé qui sépare l’Europe des gouvernements et l’Europe des peuples ne cesse de se creuser. Comment les réconcilier? En replaçant au centre de la réflexion politique la notion de « res publica » (bien commun)? L’idée de « République européenne » peut-elle être une réponse aux principaux défis de la mondialisation, comme le risque écologique, l’essor d’un libéralisme débridé ou la multiplication des conflits géoculturels? »

Programme de la journée

10h00: accueil café et mots de bienvenue par Gertrud de Blay et Stephan Martens

10h30: « La République européenne: quelle Union politique? »
Avec Stephan Martens (Professeur des Universités, Recteur de l’académie de la Guadeloupe,) et Barbara Kunz (Chargée de projet à la Fondation Genshagen Berlin/Brandebourg)

11h30: « Le gouvernement économique dans la République européenne »
Avec Pascal Kauffmann (Professeur d’économie à l’Université Montesquieu Bordeaux) et Henrik Uterwedde (Directeur adjoint de l’Institut franco-allemand de Ludwigsbourg)

Modération: Christophe Lucet (Sud Ouest)

12h30 : Pause déjeuner

14h30: « La question environnementale dans la Res Publica »
Avec Carlos Alves (Maître de conférences en droit européen à l’Université Montesquieu Bordzaux) et Céline Caro (Directrice du programme Europe à la Fondation Konrad Adenauer Berlin)

15h30: « L’Allemagne et la France dans une République européenne: quel enjeux constitutionnels? »
Avec François-Vivien Guiot (Doctorant en droit européen à l’Université Montesquieu Bordeaux) et un juriste allemand (s.r.)

Modération: Olivier Dubos (Professeur de droit européen à l’Université Montesquieu Bordeaux)

17h00: Fin

19h00: Réception à l’Hôtel de Ville de Bordeaux

Neue Veröffentlichung

Geschichtspolitik in Europa seit 1989
Deutschland, Frankreich und Polen im internationalen Vergleich
Herausgegeben von Étienne François, Kornelia Konczal, Robert Traba und Stefan Troebst
Reihe: Moderne europäische Geschichte ; Bd. 03
Wallstein Verlag (Göttingen) 560 S., 3 Abb., geb., Schutzumschlag, 14,0 x 22,2 – ISBN: 978-3-8353-1068-1 (2013)
Auch erhältlich als E-Book

Cover Geschichtspolitik in Europa seit 1989

Geschichtspolitik hat sich in Europa zu einem erstrangigen Politikfeld und damit zu einem spannenden Gegenstand kulturwissenschaftlicher Forschung entwickelt.
Im Zuge des Epochenjahrs 1989 und der EU-Osterweiterung haben Fragen der Vergangenheitsdeutung für die Europäer immer mehr an Bedeutung gewonnen. Dies gilt nicht nur für Nationalgesellschaften und ihre Gedächtnisdiskurse, sondern auch für Erinnerungskonflikte zwischen europäischen Nationalstaaten und für europäische Institutionen. Geschichtspolitik, betrieben von staatlichen Instanzen, politischen Parteien, Kirchen und anderen religiösen Einrichtungen, Gewerkschaften, Unternehmen, Kommunen, Medien, Kulturinstitutionen, Wissenschaftlern sowie zivilgesellschaftlich organisierten Opfer- und Interessengruppen, ist mittlerweile ein zentrales Politikfeld sowie ein erkenntnisträchtiges Objekt sozial- und geisteswissenschaftlicher Forschung.
In dem vorliegenden interdisziplinären Sammelband werden Akteure der Geschichtspolitik porträtiert, die Konkurrenz der Opfer nachgezeichnet, historische Meistererzählungen analysiert und geschichtspolitische Inszenierungen in Museen und Ausstellungen beleuchtet. Im Zentrum stehen dabei Deutschland, Frankreich und Polen. Behandelt werden überdies die Europäische Union sowie Einzelbeispiele aus Europa.

Annonce de colloque

Colloque international et pluridisciplinaire
« Identités, migrations et mobilités transnationales en Europe
aux XXe et XXIe siècles »

12-13 décembre 2013
‘Université catholique de l’Ouest, Angers.

Colloque organisé par le LÉMIC (Littérature, Étrangéité, Mutations, Identités Culturelles) et le département LLHA (Lettres, Langues, Histoire et Arts)

affiche du colloque
Ce colloque international se propose d’explorer l’impact politique et sociétal des transferts de population ou des échanges humains, en éclairant simultanément la construction de liens historiques et culturels dans l’espace européen à la lumière de l’histoire récente et contemporaine.

Les interventions se fonderont sur les développements conceptuels les plus récents de la sociologie migratoire et des sciences politiques. A la faveur d’analyses théoriques ou empiriques, on ouvrira l’éventail habituel de réflexion en privilégiant nettement la perspective transnationale. Seront examinées aussi bien les sociétés d’accueil que les sociétés d’origine.
L’ouverture de nouveaux fonds d’archives (notamment dans l’Europe centre-orientale post-communiste), le recueil de témoignages dans les pays de départ et les pays-cible des migrations, tout comme les récentes analyses théoriques et empiriques des géopolitistes seront au fondement d’une analyse résolument inter- ou transdisciplinaire. Seront ainsi explorés les phénomènes diasporiques et les circulations migratoires de manière globale, ou en s’attachant au particulier, afin d’en dégager les dynamiques identitaires.
Le questionnement portera par conséquent sur les représentations mentales, la recomposition des identités individuelles et collectives, l’impact des mythes (mythologies politiques, religieuses ou culturelles), les formes et les modalités de transferts culturels.

Le colloque (en français et en allemand) portera sur l’aire germanophone et sur les aires géographiques et culturelles d’Europe centrale et sud-orientale, et croisera les perspectives d’historiens, de germanistes, de sociologues, de géographes et d’anthropologues.

Contact scientifique: Gwénola SEBAUX gwenola.sebaux[at]wanadoo.fr
Université Catholique de l’Ouest – 3, Place André Leroy – 49 008 Angers Cedex 01

Pour une histoire genrée de l’Europe

LABEX « ÉCRIRE UNE HISTOIRE NOUVELLE DE L’EUROPE»
AXE GENRE

27-28 juin 2013

Paris, Institut historique allemand
8, rue du Parc Royal 75003- M° Saint-Paul

 europe-genreeCréé en 2012, le Laboratoire d’excellence EHNE se propose d‘écrire une histoire nouvelle de l’Europe à l’époque moderne et contemporaine. L’objet de son axe « Genre » est d’explorer les rapports entre les sexes qui se jouent au niveau européen, que l’on conçoive l’Europe comme espace imaginé ou projet politique, comme marché, aire géographique et culturelle.
L’axe « Genre » du LabEx organise une première rencontre qui sera l’occasion de réfléchir à l’écriture d’une « histoire genrée de l’Europe ».
Nous aborderons les questions suivantes:
– Quels ont été les effets de genre dans la façon de penser et de construire l’Europe ?
– Que signifie être Européen(ne)s et comment vit-on en Europe selon qu’on soit femme ou homme?
– Le prisme du genre permet-il de faire apparaître « plusieurs » Europe ?
– Les frontières culturelles ou religieuses qui traversent le continent ont-elles des répercussions sur l’histoire du genre, sur les normes imposées aux femmes et aux hommes ?

Exposés et débats souhaitent dégager des perspectives programmatiques à partir d’un état des lieux des travaux déjà effectués parles collègues étranger.e.s invité.e.s.

Entrée libre, préinscription souhaitée

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Corine Defrance, Ulrich Pfeil (éd.), La construction d’un espace scientifique commun? La France, la RFA et l’Europe après le « choc du Spoutnik », Brüssel, Peter Lang, 2012, 321 pages

Cet ouvrage a pour objectif d’analyser la contribution des relations scientifiques à la construction de l’espace européen à partir du « choc du Spoutnik » (1957) jusqu’à la mise en place du premier programme cadre européen dans la première moitié des années 1980. Les auteurs s’interrogent sur les convergences et divergences des systèmes scientifiques en Europe et sur les questions de coopération et de concurrence entre les pays de l’Europe de l’Ouest. L’ouvrage met en particulier l’accent sur les évolutions en France et en RFA et sur la « dynamique franco-allemande ». Y a-t-il à cette époque une coopération franco-allemande privilégiée ou une impulsion franco-allemande déterminante pour une coopération européenne en matière de recherche et d’enseignement supérieur, alors que la Communauté européenne n’avait encore guère de compétences en la matière ? À la lecture des communications ici rassemblées, il s’avère qu’il faut porter sur le « tandem franco-allemand » un regard plus nuancé, car la compétition, la rivalité, un reste de méfiance et une certaine fascination pour la recherche conduite aux États-Unis s’expriment encore dans les relations entre les deux pays. Entre menace soviétique et défi américain, il s’agit de montrer comment l’espace scientifique et universitaire européen se forme par la conjonction de projets bilatéraux et multilatéraux sur le « vieux continent ».

Voir le sommaire, des extraits ou commander sur le site de l’éditeur

Corine Defrance, Ulrich Pfeil (éd.), La France, l’Allemagne et le traité de l’Élysée, 1963–2013, Paris, CNRS Éditions, 2012, 503 pages

Signé en janvier 1963, le traité de l’Élysée s’insère dans un processus de rapprochement entamé bien en amont, mais marque cependant un moment symbolique majeur et entame l’ère de l’institutionnalisation des relations bilatérales. Il proposait un nouveau modèle d’entente et créait une dynamique sans précédent, faisant du « couple » franco-allemand le véritable moteur de la construction européenne.

Cinquante ans après, cet ouvrage étudie, sur la longue durée, tous les domaines de cette relation privilégiée. Comment le traité fut-il conçu et rédigé ? Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Et quel avenir pour le couple franco-allemand dans l’Europe des 27 ?

 Voir le sommaire, des extraits ou commander sur le site de l’éditeur

Le 3e tome du manuel d’histoire franco-allemand destiné aux classes de seconde, après ceux des classes de première et terminale, est paru en juin 2011, achevant ainsi l’entreprise initiée en 2003 après le vœu exprimé par le Parlement franco-allemand des jeunes réuni à Berlin à l’occasion de la célébration du 40e anniversaire du traité de l’Élysée.

Cette entreprise éditoriale, pédagogique et scientifique a nécessité un dialogue permanent et binational de nombreux acteurs : conseillers ministériels, pédagogiques et universitaires, éditeurs, directeurs de collection, auteurs, traducteurs, utilisateurs devant les classes et in fine élèves eux-mêmes.

Les 2 et 3 février 2012, un colloque a été organisé à Bordeaux, sous la direction scientifique de Gérald Chaix, Étienne François, Pierre Monnet et Jean-Louis Membrini, dans le but de faire un bilan critique de la conduite de ce grand projet, de sa conception à sa fabrication. Il s’est aussi interrogé sur la réception de cet ouvrage, à la fois par les professeurs, et par les élèves, en France, Allemagne ; et de l’écho qu’a suscité cette expérience exceptionnelle en Europe et au-delà.

Un point approfondi de cette question est disponible sur le site : http://aggiornamento.hypotheses.org/757

source: AHCESR

Malheureux manuel franco-allemand…

Le Monde | 23.05.11

Excellente idée. Peu coûteuse et éminemment symbolique. Parfaite pour les hommes politiques. Réunis en 2003 à Berlin pour célébrer les 40 ans du traité de l’Elysée, de jeunes Français et de jeunes Allemands suggèrent de créer un manuel d’histoire commun. L’entreprise est loin d’être évidente, notamment parce qu’en Allemagne, les programmes dépendent des seize États-régions, mais Jacques Chirac et Gerhard Schröder l’approuvent sans réserve.
Il y avait eu des précédents. Dès les années 1930, un médiéviste allemand, Fritz Kern, et un publiciste français, Jean de Pange, envisagent de rédiger un « manuel des relations franco-allemandes » pour historiens. L’arrivée des nazis au pouvoir allait en décider autrement. En 1951, nouvelle tentative des historiens Georg Eckert et Edouard Bruley mais nouvel échec.
Cette fois, grâce à l’appui du président de la République et du chancelier, le projet verra le jour. Exceptionnellement, les seize Etats-régions acceptent d’unifier les programmes d’histoire des lycéens. Une commission est mise sur pied. Ses conclusions : le manuel doit être identique, ce doit être un livre franco-allemand d’histoire et non un manuel d’histoire franco-allemande, il doit comporter trois volumes, mettre l’accent sur l’histoire européenne, favoriser le travail personnel des élèves et apporter une plus-value franco-allemande en « mettant en valeur le comparatisme, les transferts, les spécificités de perception, d’interprétation et d’appropriation ainsi que les différences de terminologie », explique l’historien Etienne François (revue Vingtième siècle, n°94 avril-juin 2007). Deux éditeurs scolaires, Klett et Nathan, sont choisis, et des historiens recrutés. Sur plusieurs sujets, les approches diffèrent : les Lumières, un mouvement laïque ou lié au protestantisme ? Le nazisme, un totalitarisme comme les autres ? Les Etats-Unis après 1945 : une puissance généreuse ou impérialiste ? Le communisme, une dictature ou aussi un mouvement de résistance ? Mais elles s’estompent rapidement. La principale difficulté concerne l’approche didactique – en France, l’histoire est enseignée avec la géographie, en Allemagne plutôt avec la philosophie ou la littérature mais, là aussi, des compromis sont trouvés.

Pour des raisons politiques, paraît d’abord l’ouvrage destiné aux classes de terminales consacré à l’Europe et au monde depuis 1945. La presse est enthousiaste, l’écho mondial. Au Japon, en Corée, aux Etats-Unis notamment, certains veulent s’en inspirer. En 2008, sort le manuel destiné aux premières centré sur la période 1815-1945. Est actuellement sous presse celui pour classes de seconde, qui va de l’Antiquité à la chute de Napoléon.
Happy end ? Pas vraiment. Car le manuel ne rencontre pas le succès escompté. Alors que certaines régions et certains Länder en ont distribué plusieurs milliers dans les lycées, les deux premiers volumes se sont vendus à environ 40 000 exemplaires seulement dans chaque pays, bien loin du seuil des 100 000 considéré comme un succès. En France, la « rupture » de Nicolas Sarkozy est passée par là. La réforme des lycées bouleverse les programmes. En terminale S, l’histoire n’est plus qu’optionnelle. C’est en vain que les deux fédérations d’associations franco-allemandes alertent les pouvoirs publics. Nathan n’imprime le troisième volume qu’à 7 000 exemplaires. « Une partie des deux premiers volumes a été vendue à un public adulte cultivé. Nous allons essayer de faire de même avec le troisième », se désole Françoise Fougeron, la directrice générale.Chercheur à l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg, Stefan Seidendorf tente de percer les raisons de cet échec commercial. Menant des entretiens de chaque côté de la frontière, il juge que la réforme des lycées aggrave la situation mais n’explique pas tout. Tant en France qu’en Allemagne, le manuel n’est, sauf exception, utilisé que dans les classes européennes. C’est un « marqueur social », dit-il. Distribué gratuitement dans plusieurs Länder, il n’est utilisé que comme manuel d’appui par de nombreux enseignants allemands. Les Français, eux, se méfient d’un livre soutenu par le pouvoir politique. Rares sont les enseignants qui parviennent à se l’approprier, constate Stefan Seidendorf : « 80 % des Français disent que c’est plutôt un livre allemand, et vice versa. Dans les deux pays, les enseignants ne sont pas préparés à utiliser un tel manuel. En Allemagne, l’important est de former des citoyens, d’inciter les élèves à poser des questions. En France, l’enseignement est basé sur la dissertation et l’organisation des connaissances. Seules les personnes déjà sensibilisées aux relations franco-allemandes savent que les deux approches ne s’opposent pas mais sont complémentaires. »

Ce manuel serait-il une fausse bonne idée ? Peter Geiss, son coordinateur allemand est convaincu du contraire : « C’est le début d’un processus. Un laboratoire qui permet de véritables échanges sur l’enseignement de l’histoire et contribue à la construction de l’Europe sans tomber dans le travers de l’histoire officielle. » Fruit d’une initiative initiée mais aussi en partie détruite par des responsables politiques, salué dans le monde entier mais snobé par le public visé, ce livre est, en fait, un symbole parfait de la relation franco-allemande.

lemaitre@lemonde.fr
Frédéric Lemaître Article paru dans l’édition du 24.05.11

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