Comité franco-allemand des historiens

Le 6e prix de thèse du Comité a été décerné, lors de l'AG du 12 octobre 2018,
à Valérie Dubslaff pour sa thèse: „"Les femmes et l'extrême droite politique en République fédérale d'Allemagne. Le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD) à l'épreuve du genre, 1964-2017"

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Journée d’études « Ruptures et normes : déclinaisons et degrés de non-conformité »

3 avril 2020, Université catholique de l’Ouest – Angers

Cette journée d’étude s’inscrit dans le programme des rencontres scientifiques « Ruptures » de l’équipe de recherche pluridisciplinaire LÉMIC. Ce programme a été inauguré par deux journées d’étude intitulées « Ruptures : Approches méthodologiques » (novembre 2017 et juin 2018), puis approfondi par deux autres journées « Penser la rupture : définitions et représentations » (novembre 2018) et « Les ruptures de l’Anthropocène » (avril 2019). Cette cinquième journée d’étude a pour but d’interroger le concept de « ruptures » par le biais des normes. En articulant les deux notions, la question de la non-conformité semble s’imposer comme objet d’analyse.

L’individu se construit comme membre d’une société et d’une culture donnée en assimilant et en incarnant un ensemble de normes et de valeurs imposées par cette société et cette culture. Il est donc attendu d’une personne qu’elle soit conforme, que son apparence, son comportement, son modèle de pensée, et plus globalement son identité correspondent aux normes. Toutefois, bien que les forces incitant à la conformité soient puissantes, et que la conformité soit ainsi omniprésente, la non-conformité et la tendance à être en rupture avec les normes est également très répandue. Un individu ou un groupe peut être non-conforme de manière non-intentionnelle ou peut au contraire choisir de transgresser les normes.

La non-conformité peut être perçue selon deux points de vue divergents. Un regard normatif construit la non-conformité comme une transgression allant de l’excentricité à la monstruosité en passant par la marginalité et la déviance. En revanche, une personne non-conformiste peut se considérer comme innovatrice, créatrice ou bien résistante, militante ou rebelle. En déconstruisant les normes, la non-conformité ne sert-elle pas à construire un nouvel ordre, composé de nouvelles normes, évitant ainsi la stagnation sociale et permettant aux individus de rendre possible d’autres façons de vivre et d’être ? Comment une société ou une culture gère-t-elle les forces à la fois déconstructrices et constructrices de la non-conformité ? Comment limite-t-elle la non-conformité pour maintenir l’ordre social (mépris / ostracisme /marginalisation / suppression) ? Du point de vue de l’individu, quelles stratégies adopte-t-on pour vivre / manifester / performer la non-conformité (capitulation, subversion, rébellion) ? Quelles sont les répercussions concrètes de la non-conformité pour l’individu, la société ou la culture ?

Il s’agira d’analyser ce qui émerge de l’articulation des notions de « ruptures » et de « normes », en s’intéressant à des problématiques relevant de thématiques scientifiques diverses : identités genrées, sexuelles, racisées, culturelles, religieuses ; citoyennetés ; migrations ; déviances sociales, culturelles, linguistiques ; idéologies, etc.

La journée d’études se tiendra le 3 avril 2020 à l’Université catholique de l’Ouest, à Angers.

Les propositions de communication ne devront pas excéder les 500 mots. Elles comporteront : Nom, prénom, rattachement institutionnel, courriel, titre de la communication. Elles seront accompagnées d’un court CV.

Les propositions sont à envoyer avant le 6 janvier 2020 à :

emilie.marolleau(at)uco.fr ; sheena.trimble(at)uco.fr

Voir l’intégralité de l’appel à communication