Comité franco-allemand des historiens

Le 6e prix de thèse du Comité a été décerné, lors de l'AG du 12 octobre 2018,
à Valérie Dubslaff pour sa thèse: „"Les femmes et l'extrême droite politique en République fédérale d'Allemagne. Le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD) à l'épreuve du genre, 1964-2017"

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In Memoriam : Marianne Walle (1932-2015)

Marianne Walle - recadré

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la disparition le 22 octobre 2015 de notre collègue germaniste Marianne Walle.

Longtemps professeure de lycée, menant de front enseignement et recherche, Marianne Walle a été nommée Maître de conférences en 1988 puis, en 1990, a occupé le poste de Professeur en civilisation germanique à l’Université de Rouen, participant activement, bien au-delà de sa retraite, aux travaux du GRHis (Groupe de recherche en histoire dirigé par Paul Pasteur) et du Centre d’Etudes et de Recherches Autrichiennes de cette université. Marianne Walle a été membre actif de nombreuses associations dont, entre autres, le Comité franco-allemand des Historiens et Mnémosyne (Association pour le développement de l’histoire des femmes et du genre), témoignant ainsi de son indéfectible intérêt pour l’histoire allemande contemporaine en général et l’histoire des femmes allemandes en particulier. Au fil de ses recherches et dans sa quête assidue d’archives et de documents en particulier à l’Institut d’Histoire des conflits contemporains Château de Vincennes, Marianne Walle s’est intéressée plus spécifiquement à la thématique « Femmes et guerres ». Membre du comité de rédaction de la revue Guerres mondiales et conflits contemporains, elle a présidé en 2008 la Commission de recherche sur les femmes et la guerre et a activement contribué à la préparation du centenaire de la Première guerre mondiale, œuvrant là encore dans le domaine qui lui était devenu si familier, l’histoire des femmes, allemandes mais aussi autrichiennes, et l’histoire comparée des femmes en France et en Allemagne saisies dans le contexte de la montée des nationalismes et des conflits générés par ces derniers.

En 2008 Marianne Walle publiait en collaboration avec Chantal Antier et Olivier Lahaie un ouvrage sur Les espionnes dans la Grande Guerre (Rennes, Ed. Ouest-France), tout en continuant sa riche collaboration à la revue Guerres mondiales et conflits contemporains. Avec Chantal Antier, elle venait d’assurer la rédaction du numéro 2014/1de la revue, consacré aux « Prisonniers de la Grande Guerre: victimes ou instruments au service des Etats belligérants », rédigeant l’introduction et contribuant au numéro avec un texte sur « Les prisonniers de guerre français internés en Suisse (1916-1919)» , preuve s’il en faut, d’une curiosité toujours en éveil et d’un indéfectible intérêt pour les minorités, femmes ou prisonniers, victimes trop souvent oubliées des conflits.

Marie Claire Hoock-Demarle, Université Paris7-Denis Diderot

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