Comité franco-allemand des historiens

Le 5e prix de thèse du Comité a été décerné, lors de l'AG du 30 septembre 2016,
à Marion Aballéa pour sa thèse: „Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin 1871-1933“

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Archives mensuelles : juin 2012

Corine Defrance, Ulrich Pfeil (éd.), La construction d’un espace scientifique commun? La France, la RFA et l’Europe après le « choc du Spoutnik », Brüssel, Peter Lang, 2012, 321 pages

Cet ouvrage a pour objectif d’analyser la contribution des relations scientifiques à la construction de l’espace européen à partir du « choc du Spoutnik » (1957) jusqu’à la mise en place du premier programme cadre européen dans la première moitié des années 1980. Les auteurs s’interrogent sur les convergences et divergences des systèmes scientifiques en Europe et sur les questions de coopération et de concurrence entre les pays de l’Europe de l’Ouest. L’ouvrage met en particulier l’accent sur les évolutions en France et en RFA et sur la « dynamique franco-allemande ». Y a-t-il à cette époque une coopération franco-allemande privilégiée ou une impulsion franco-allemande déterminante pour une coopération européenne en matière de recherche et d’enseignement supérieur, alors que la Communauté européenne n’avait encore guère de compétences en la matière ? À la lecture des communications ici rassemblées, il s’avère qu’il faut porter sur le « tandem franco-allemand » un regard plus nuancé, car la compétition, la rivalité, un reste de méfiance et une certaine fascination pour la recherche conduite aux États-Unis s’expriment encore dans les relations entre les deux pays. Entre menace soviétique et défi américain, il s’agit de montrer comment l’espace scientifique et universitaire européen se forme par la conjonction de projets bilatéraux et multilatéraux sur le « vieux continent ».

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Corine Defrance, Ulrich Pfeil (éd.), La France, l’Allemagne et le traité de l’Élysée, 1963–2013, Paris, CNRS Éditions, 2012, 503 pages

Signé en janvier 1963, le traité de l’Élysée s’insère dans un processus de rapprochement entamé bien en amont, mais marque cependant un moment symbolique majeur et entame l’ère de l’institutionnalisation des relations bilatérales. Il proposait un nouveau modèle d’entente et créait une dynamique sans précédent, faisant du « couple » franco-allemand le véritable moteur de la construction européenne.

Cinquante ans après, cet ouvrage étudie, sur la longue durée, tous les domaines de cette relation privilégiée. Comment le traité fut-il conçu et rédigé ? Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Et quel avenir pour le couple franco-allemand dans l’Europe des 27 ?

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14-06-2012 / 31-08-2012
Lieu : Archives nationales de Luxembourg
Plateau du Saint-Esprit à Luxembourg.

L’exposition « Marianne et Germania » regroupe 90 caricatures allemandes et françaises dans lesquelles les deux emblèmes nationaux, Marianne, femme séduisante coiffée d’un bonnet phrygien et Germania, sévère et teutonique, occupent une place privilégiée en tant qu’effigies de leur pays.

A travers des exagérations, simplifications et déformations du vocabulaire formel, le public explore « l’âme » de chaque nation. Pendant les périodes historiques agitées, les caricatures étaient essentiellement utilisées à des fins de propagande. Ce choix représentatif de caricatures montre le chemin long et ardu qu’il a fallu parcourir pour que de ces deux nations, certes, voisines mais souvent ennemies, naisse le couple franco-allemand.

L’exposition a été élaborée par Prof. Dr. Ursula E. Koch et a été inaugurée le jeudi, 14 juin 2012 à 18:00 heures aux Archives nationales de Luxembourg.

Elle est placée sous le Haut Patronage de la Ministre de la Culture Octavie Modert.

Vom 14. Juni bis zum 31. August 2012 präsentieren die Nationalbibiothek und das Nationalarchiv die Ausstellung « Marianne & Germania » im Gebäude des Nationalarchivs am Plateau du Saint-Esprit.

Die Ausstellung « Marianne und Germania » präsentiert rund 90 deutsche und französische Karikaturen, in denen die beiden berühmten allegorischen Nationalfiguren im Mittelpunkt stehen: die oft verführerisch dargestellte Marianne mit ihrer roten Jakobinermütze und die teutonische Germania als Repräsentantinnen ihres eigenen Landes.

Durch bewusste Übertreibungen, Vereinfachungen oder Verzerrungen gewinnt man Einblicke in die « Seele » der jeweils anderen Nation. In spannungsgeladenen Zeiten dienen Karikaturen der Agitation, der Propaganda und der Beeinflussung der öffentlichen Meinung. Vor allem dem jungem Publikum führt so manche Karikatur vor Augen, welch langer und schwieriger Weg zurückzulegen war, bis aus den beiden so oft verfeindeten europäischen Nachbarländern das uns heute vertraute « deutsch-französische Paar » entstehen konnte.

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