Comité franco-allemand des historiens

Le 6e prix de thèse du Comité a été décerné, lors de l'AG du 12 octobre 2018,
à Valérie Dubslaff pour sa thèse: „"Les femmes et l'extrême droite politique en République fédérale d'Allemagne. Le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD) à l'épreuve du genre, 1964-2017"

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Deux livres annoncés dans une nouvelle collection, chez Peter Lang

Ludwig, Bernard / Linsenmann, Andreas (éd./Hrsg.), Frontières et réconciliation /Grenzen und Aussöhnung
L’Allemagne et ses voisins depuis 1945 /Deutschland und seine Nachbarn seit 1945
Peter Lang, Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2011. 275 p., nombr. ill

L’Allemagne dans les relations internationales/ Deutschland in den internationalen Beziehungen. Vol./Bd. 1. Directeurs de collection/ Herausgegeben von Corine Defrance, Bernard Ludwig et/und Ulrich Pfeil

Au XXe siècle, les frontières de l’Allemagne ont été à la fois au coeur des conflits et de l’établissement de la paix en Europe. Grâce à dix études de cas, ce livre propose des perspectives susceptibles d’éclairer, de façon pluridisciplinaire, quels rôles les frontières et les espaces frontaliers ont joués et jouent encore dans les processus de rapprochement et de réconciliation entre l’Allemagne et ses voisins depuis 1945. À travers l’analyse comparée et croisée des couples binationaux, émergent des parallélismes et des spécificités entre les différentes configurations. Mais toujours, la mémoire de la Seconde Guerre mondiale autant que la Guerre froide, les effets de génération ou les jeux d’échelles interfèrent dans les processus de réconciliation, les ralentissant ou les accélérant tour à tour. Ce faisant, la temporalité du rapprochement s’en trouve souvent particulièrement affectée dans les zones frontalières. Parfois tête de pont pour la réconciliation mais rarement déterminant pour un processus qui dépend de nombreux facteurs, l’espace frontalier, par l’émergence de coopérations transfrontalières, d’euro-régions et de régions transnationales, reste cependant un acteur de la réconciliation de l’Allemagne avec ses voisins, l’échelle régionale permettant de sortir des antagonismes nationaux.

Die Grenzen Deutschlands standen im 20. Jahrhundert sowohl im Mittelpunkt der Auseinandersetzungen als auch der Friedensregelungen in Europa. Ziel dieses Buches ist es, anhand von Fallstudien und mithilfe verschiedener Disziplinen – von der Geschichtswissenschaft über die Anthropologie bis hin zur Linguistik – Perspektiven vorzustellen, die geeignet sind, näher zu untersuchen, welche Rolle Grenzen und Grenzräume in den Aussöhnungsprozessen Deutschlands mit seinen Nachbarn seit 1945 gespielt haben und nach wie vor spielen.
Nachbarschaft wird dabei geographisch verstanden und in erster Linie historisch analysiert. Anhand vergleichender Analysen binationaler Beispiele treten Parallelen und Besonderheiten verschiedener Konstellationen zutage. Stets wirken die Erinnerung an den Zweiten Weltkrieg, die damit verbundenen Erfahrungen bestimmter Generationen sowie der Kalte Krieg und das Wechselspiel diverser Ebenen auf Versöhnungsprozesse ein, bremsen oder beschleunigen sie. Infolgedessen weist die Annäherung in Grenzregionen spezifische zeitliche Verläufe auf. Grenzregionen bilden mitunter Brückenköpfe der Versöhnung, sind jedoch selten insgesamt bestimmend für einen Gesamtprozess, der von vielen Faktoren abhängt. Vor allem im Kontext der Entwicklung grenzüberschreitender Zusammenarbeit, etwa in Form transnationaler Euro-Regionen, bleiben Grenzräume jedoch wichtige Akteure der Versöhnung Deutschlands mit seinen Nachbarn, die es in besonderer Weise ermöglichen, nationale Gegensätze hinter sich zu lassen.

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Bernard Ludwig est doctorant à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne (Institut Pierre Renouvin/UMR Irice) et à la Friedrich-Schiller-Universität Jena. Il y achève sa thèse d’histoire en co-tutelle sur l’anticommunisme et la guerre psychologique en République fédérale d’Allemagne et en Europe dans les années 1950.
Andreas Linsenmann est collaborateur scientifique dans le séminaire historique de la Johannes Gutenberg-Universität Mainz. Il y a soutenu sa thèse de doctorat d’histoire sur le rôle de la musique dans la politique culturelle de la France en Allemagne occupée (1945-1949/50).

Bernard Ludwig ist Doktorand an der Université Paris I Panthéon-Sorbonne (Institut Pierre Renouvin/UMR Irice) und an der Friedrich-Schiller-Universität Jena, wo er seine Dissertation zu «Antikommunismus und psychologische Kriegsführung in der BRD und in Europa in den 1950er Jahre» abschließt.
Andreas Linsenmann ist Wissenschaftlicher Mitarbeiter am Historischen Seminar der Johannes Gutenberg-Universität Mainz, wo er mit der Studie «Musik als politischer Faktor. Konzepte, Intentionen und Praxis französischer Umerziehungs- und Kulturpolitik in Deutschland 1945-1949/50» promoviert wurde.

Wilkens, Andreas (éd.) Willy Brandt et l’unité de l’Europe. De l’objectif de la paix aux solidarités nécessaires,
Peter Lang, Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2011. 510 p.

L’Allemagne dans les relations internationales/Deutschland in den internationalen Beziehungen. Vol./Bd. 2. Directeurs de collection/Herausgegeben von Corine Defrance, Bernard Ludwig et/und Ulrich Pfeil

Rendre à l’Europe toute sa place dans l’histoire. Telle est la ligne de force qui a marqué l’action politique de Willy Brandt pendant plus de cinquante ans. Selon la vision de l’ancien chancelier de l’Allemagne fédérale, seule la construction de l’unité européenne pouvait assurer la paix, la démocratie et le développement de la qualité de vie. Et sans l’entente fondamentale entre les Européens, ceux-ci n’auraient sans doute plus de prise sur les affaires du monde.
Depuis ses années d’exil en Scandinavie, Willy Brandt avait appris à connaître la diversité des Européens. Pourtant, il n’a jamais douté que le partage d’une certaine part de souveraineté, voire une forme de « gouvernement européen », évoqué dès les années 1970, semblait le mieux à même de préserver les identités et les intérêts essentiels de chacun.
Dans cet ouvrage, des historiens allemands, français, belges, britanniques, luxembourgeois, néerlandais et norvégiens abordent l’action européenne de Willy Brandt dans ses différentes périodes : des conceptions de l’exil et de l’après-guerre à la politique menée au temps de ses responsabilités gouvernementales, de l’engagement pour la démocratie à la réflexion sur une nouvelle architecture européenne au moment de l’effacement de la fracture Est-Ouest. Le parcours de Willy Brandt illustre ainsi le rôle de l’Allemagne en Europe et les enjeux permanents de la construction européenne.

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Andreas Wilkens est professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Lorraine – Metz. Ses recherches portent sur l’histoire de la construction européenne, les relations franco-allemandes, les enjeux de la guerre froide en Europe.


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