Comité franco-allemand des historiens

Le 5e prix de thèse du Comité a été décerné, lors de l'AG du 30 septembre 2016,
à Marion Aballéa pour sa thèse: „Un exercice de diplomatie chez l’ennemi : l’ambassade de France à Berlin 1871-1933“

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Petit tour des blogs d’histoire germanophones

Publications /Veröffentlichungen unserer Mitglieder

Nouvelle publication

Corinne Bouillot (dir.), La Reconstruction en Normandie et en Basse-Saxe après la Seconde Guerre mondiale. Histoire, mémoires et patrimoines de deux régions européennes, Préface de Laurent Fabius, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2013.

Au sortir de la guerre, le territoire normand et le Land de Basse-Saxe, dont les principales villes ont été sinistrées (Le Havre, Rouen, Caen, Hanovre, Osnabrück, Brunswick…), sont confrontés à des défis qui dépassent la seule question de la reconstitution du parc immobilier et des options architecturales. Les implications politiques, sociales et identitaires des choix opérés dans l’après-guerre sont au coeur de cet ouvrage comparatiste qui étudie, en les replaçant dans leur contexte binational et dans leur diversité locale, l’histoire des représentations ainsi que la dimension patrimoniale et mémorielle des destructions et des reconstructions dans les deux régions partenaires.

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K. Priemel, A. Stiller (Hg.), NMT. Die Nürnberger Militärtribunale zwischen Geschichte, Gerechtigkeit und Rechtschöpfung, Hamburger Edition, 2013.

928 Seiten, 51 Abb. € 49,00 Gebunden
ISBN 978-3-86854-260-8  Erschienen 2013

Die zwölf Verfahren vor dem Nürnberger Militärtribunal (NMT), in denen amerikanische Ankläger zwischen 1946 und 1949 die Funktionseliten aus Militär, Bürokratie, Partei und Wirtschaft des »Dritten Reiches« vor Gericht stellten, standen lange Zeit im Schatten des ersten, sogenannten Hauptkriegsverbrecher-Prozesses. Und doch sollten die Verfahren der Nürnberger Militärtribunale historisch wie juristisch eine erhebliche Wirkmacht entfalten. Denn die Ermittler und Staatsanwälte stellten sich eine hochkomplexe Aufgabe: Es sollten nicht nur die Verantwortlichen auch jenseits der unmittelbaren Täter zur Rechenschaft gezogen und juristische Präzedenzfälle geschaffen, sondern zugleich sollte eine historisch korrekte Lesart der nationalsozialistischen Herrschaft etabliert werden. Recht, Gerechtigkeit und Geschichte sollten Hand in Hand gehen. In der Umsetzung stieß dieses ambitionierte Vorhaben auf zahlreiche Probleme: praktische Schwierigkeiten der Beweisführung, kontroverse historische Interpretationen im Gerichtssaal, die wachsende Ablehnung der Verfahren in der deutschen und US-amerikanischen Öffentlichkeit sowie der beginnende Kalte Krieg.

Erstmals werden alle zwölf Prozesse und ihre Protagonisten – Richter und Rechercheure, Ankläger und Analysten, Verteidiger und Verurteilte – umfassend untersucht sowie die historischen Kontexte und juristischen Probleme systematisch dargestellt.

Inhaltsverzeichnis (PDF)

 

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Une nouvelle parution de nos membres:

Patrick Farges, Anne-Marie Saint-Gille (dir.), Le premier féminisme allemand (1848-1933). Un mouvement social de dimension internationale, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2013, ISBN : 978-2-7574-0428-7

Dans les années 1970, en pleine « deuxième vague » féministe, on a pu lire les premiers travaux allemands et français sur l’histoire des mouvements de femmes en Allemagne. Les féministes visaient à explorer l’histoire de leur propre mouvement dans une perspective identificatrice. Malgré ces débuts prometteurs, la recherche française sur les féminismes allemands restait, à l’aube du XXe siècle, toutefois lacunaire. Le présent ouvrage s’inscrit dans le renouveau historiographique qui caractérise actuellement l’histoire des femmes et du genre.

La naissance d’un mouvement de revendication des droits des femmes est l’héritage, dans les pays de langue allemande, de la révolution de 1848, qui a vu émerger des figures féministes « pionnières ». La « question de femmes » a ensuite sans cesse été reconfigurée par les grandes idéologies politiques traversant l’époque, à l’exemple du libéralisme, du nationalisme ou du socialisme. Si l’historiographie s’est longtemps contentée de distinguer différentes « vagues » de féministes, ce volume met en avant l’histoire complexe et imbriquée des associations et des lieux de sociabilités féministes. L’accent est également mis sur la présence de réseaux de personnes, qui se structurent à plusieurs niveaux : à l’échelle locale, nationale et internationale. Enfin, l’analyse fait une large place à l’histoire croisée et intersectionnelle des féminismes ainsi qu’aux représentations, notamment genrées, suscitées par leur essor.

Cette publication est issue du colloque « Féminismes allemands (1848-1933)« , organisé avec le soutien du CIERA. On peut le commander directement sur le site de l’éditeur: ICI

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Le livre d’Helga Bories-Sawala, Dans la gueule du loup, que nous avions présenté lors de sa sortie en France (voir le document), a été recensé dans de nombreuses revues, dont la prestigieuse American Historical Review. Vous trouverez le lien direct vers cette recension ici.

Chers collègues, n’hésitez pas à faire de même: transmettez-nous les liens (ou les textes) des recensions de vos publications individuelles et collectives. Plus il y aura d’informations et de liens sur notre site du Comité, plus il sera consulté…

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Nouvelle publication
Catherine Maurer, La ville charitable. Les œuvres sociales catholiques en France et en Allemagne au XIXe siècle, éd. Cerf, 2013.

Le très populaire abbé Pierre, fondateur du mouvement Emmaüs, est souvent présenté comme un franc-tireur, et l’organisation qu’il a créée comme tout autre chose qu’une œuvre de charité. Pourtant, ses origines et ses objectifs inscrivent bien Emmaüs dans la tradition chrétienne de la caritas. Ce livre revient sur ces œuvres que le XIXe siècle ne craignait pas de nommer « de charité ».

Les œuvres des villes françaises et allemandes au XIXe siècle, examinées de manière inédite par l’auteur, encadrent alors étroitement la population catholique. Elles sont plus le produit de leur temps que des survivances de l’Ancien Régime. Leurs fondateurs sont issus d’un milieu d’élites laïques, de prêtres diocésains et de religieux congréganistes où les femmes tiennent une place décisive. Leur grande plasticité répond aussi bien à l’héritage chrétien qu’aux besoins nés de la révolution industrielle – travail des mères, migrations de travail, développement des demandes de santé. Émerge alors un véritable secteur « privé », face à l’affirmation de l’intervention « publique ».

Au cœur de ce livre est posée la question fondamentale du rapport des catholiques à la modernité. Les œuvres reprennent-elles sans distanciation l’image catholique de la société moderne comme un « corps malade » ? Leurs pratiques témoignent-elles d’un refus persistant de cette modernité sociale à laquelle le discours dominant de l’Église invitait ses fidèles à tourner le dos ? Autant d’interrogations autour d’un continent qui n’est pas tout à fait englouti, mais qui survit aujourd’hui au sein des mouvements caritatifs et humanitaires.

Catherine Maurer, ancienne élève de l’École normale supérieure et agrégée d’histoire, est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Strasbourg et membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Elle est spécialiste de l’histoire de l’Allemagne aux XIXe et XXe siècles, ainsi que de l’histoire sociale et culturelle du fait religieux contemporain en France et en Allemagne.

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Am 22. Januar 1963 unterzeichneten Konrad Adenauer und Charles de Gaulle den Vertrag über die deutsch-französische Zusammenarbeit. Der Élysée-Vertrag markiert den offiziellen Beginn der deutsch-französischen Freundschaft; seither wird der Unterzeichnungstag Jahr für Jahr feierlich begangen. Zwar gab es insbesondere auf zivilgesellschaftlicher Ebene schon vor 1963 zahlreiche freundschaftliche Annäherungen, aber als « Erinnerungsort » bietet das Datum immer wieder Anlass innezuhalten und sich der gegenseitigen Partnerschaft zu vergewissern. Der Erfolg dieser Partnerschaft wird schon lange nicht mehr allein an den bilateralen Beziehungen gemessen, sondern vor allem auch daran, inwiefern beide Länder gemeinsam imstande sind, die europäische Integration als « Motor » voranzutreiben.

Inhalt:

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Martial Libera, Un rêve de puissance. La France et le contrôle de l’économie allemande (1942-1949), Bruxelles, Bern, Berlin, Peter Lang, coll. Enjeux internationaux. Vol. 23, 2012. 639 p.
ISBN 978-90-5201-859-1

Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, la France a-t-elle tenté d’abaisser l’Allemagne pour devenir, à sa place, la première puissance industrielle et sidérurgique du continent européen ? En d’autres termes, les décideurs français ont-ils projeté de hisser la France au rang de grande puissance sur les cendres d’une Allemagne vaincue et occupée ?
En se fondant sur une très large documentation, issue d’archives publiques et privées, françaises et allemandes, ce livre revisite ces questions essentielles, toujours en débat dans l’historiographie. Pour approcher au plus près la politique économique de la France vis-à-vis de l’Allemagne, il s’appuie sur la méthodologie de l’école française d’histoire des relations internationales.
Il analyse les objectifs des différents acteurs de la politique allemande de la France, les projets concurrents élaborés par la haute administration française, les processus décisionnels aboutissant à la définition des politiques défendues par les gouvernements successifs. Il étudie aussi les « forces profondes » et les relations de la France avec ses Alliés qui agissent comme autant de contraintes, intérieures et extérieures, sur les ambitions françaises. En définitive, cet ouvrage met en lumière l’abîme existant entre la volonté de puissance affichée par la France, les moyens réellement mis en oeuvre et les résultats effectivement obtenus.

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Corine Defrance, Ulrich Pfeil (éd.), La construction d’un espace scientifique commun? La France, la RFA et l’Europe après le « choc du Spoutnik », Brüssel, Peter Lang, 2012, 321 pages

Cet ouvrage a pour objectif d’analyser la contribution des relations scientifiques à la construction de l’espace européen à partir du « choc du Spoutnik » (1957) jusqu’à la mise en place du premier programme cadre européen dans la première moitié des années 1980. Les auteurs s’interrogent sur les convergences et divergences des systèmes scientifiques en Europe et sur les questions de coopération et de concurrence entre les pays de l’Europe de l’Ouest. L’ouvrage met en particulier l’accent sur les évolutions en France et en RFA et sur la « dynamique franco-allemande ». Y a-t-il à cette époque une coopération franco-allemande privilégiée ou une impulsion franco-allemande déterminante pour une coopération européenne en matière de recherche et d’enseignement supérieur, alors que la Communauté européenne n’avait encore guère de compétences en la matière ? À la lecture des communications ici rassemblées, il s’avère qu’il faut porter sur le « tandem franco-allemand » un regard plus nuancé, car la compétition, la rivalité, un reste de méfiance et une certaine fascination pour la recherche conduite aux États-Unis s’expriment encore dans les relations entre les deux pays. Entre menace soviétique et défi américain, il s’agit de montrer comment l’espace scientifique et universitaire européen se forme par la conjonction de projets bilatéraux et multilatéraux sur le « vieux continent ».

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Corine Defrance, Ulrich Pfeil (éd.), La France, l’Allemagne et le traité de l’Élysée, 1963–2013, Paris, CNRS Éditions, 2012, 503 pages

Signé en janvier 1963, le traité de l’Élysée s’insère dans un processus de rapprochement entamé bien en amont, mais marque cependant un moment symbolique majeur et entame l’ère de l’institutionnalisation des relations bilatérales. Il proposait un nouveau modèle d’entente et créait une dynamique sans précédent, faisant du « couple » franco-allemand le véritable moteur de la construction européenne.

Cinquante ans après, cet ouvrage étudie, sur la longue durée, tous les domaines de cette relation privilégiée. Comment le traité fut-il conçu et rédigé ? Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Et quel avenir pour le couple franco-allemand dans l’Europe des 27 ?

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Le professeur Christian Baechler vous informe de la publication de son dernier ouvrage :
Professor Christian Baechler informiert Sie über die Veröffentlichung seines neuesten Werkes:

Christian Baechler, Guerre et exterminations à l’Est. Hitler et la conquête de l’espace vital 1933-1945,
Paris, Tallandier, 2012, 600 p. – ISBN : 978-2-84734-906-1

L’opération Barbarossa de juin 1941 est non seulement un moment essentiel de la Seconde Guerre mondiale, elle est aussi un élément central de l’idéologie hitlérienne et de la politique du Troisième Reich. De Mein Kampf au Testament politique, en passant par le Second livre, Hitler affirme la nécessité de conquérir l’espace vital à l’Est pour donner une base solide au Reich millénaire. La politique de restructuration de la population — classement, transfert, extermination—, commencée dès 1939 dans les territoires polonais incorporés au Reich et poursuivie dans les territoires conquis sur l’URSS à partir de 1941, est un début de concrétisation de l’utopie hitlérienne, de l’élaboration d’un modèle de société, une société inégale, selon les « lois de la nature », dominée par la race supérieure, où l’individu n’existe qu’en fonction de la communauté nationale et de ses fins. La « solution de la question juive », obsession de Hitler et d’une partie de son entourage, fait partie intégrante du programme de restructuration raciale du fait même de la place de l’« antirace » dans l’idéologie. La guerre à l’Est n’est pas une guerre « ordinaire », c’est la guerre pour la réalisation de l’utopie avec pour conséquence l’exaltation de la barbarie guerrière. En s’appuyant sur les recherches les plus récentes, qui ont montré que les chefs militaires ont très largement adhéré au concept de la croisade contre le « judéo-bolchevisme » et de la guerre d’anéantissement à l’Est, l’auteur précise la part de la Wehrmacht dans les crimes et s’interroge sur les responsabilités des Allemands en général.

Das Unternehmen Barbarossa im Juni 1941 ist nicht nur ein Hauptmoment des 2. Weltkrieges, es spielt auch eine zentrale Rolle in der hitlerischen Ideologie und in der Politik des III. Reiches. Von Mein Kampf bis zum Politischen Testament wie auch im Zweiten Buch, bekräftigt Hitler, wie unumgänglich die Eroberung des Lebensraums im Osten sei, um dem “Tausendjährigen Reich” eine feste Basis zu gewähren.  Mit den seit 1939 eingegliederten  polnischen Gebieten und den ab 1941 in den der UdSSR abgewonnenen Territorien forgesetzten bevölkerungspolitischen Umstrukturierungen — Aussortierung, Vertreibung, Vernichtung —, beginnt die Konkretisierung der hitlerischen Utopie : Ein auf Ungleichheit beruhendes, den “Naturgesetzen” unterworfenes, von der “Herrenrasse” beherrschtes Gesellschaftsmuster,  in dem das Individuum außerhalb der Volksgemeinschaft und deren Ziele keine Lebensberechtigung besitzt. Aufgrund des Stellenwertes, den die “Anti-Rasse” in der Ideologie einnimmt,  ist die “Lösung der Judenfrage”, auf die Hitler und Teile seiner Gefolgschaft fixiert waren, ein integrierter Bestandteil des eine rassistische Hierarchie anstrebenden Programms.  Der Feldzug im Osten ist kein “normaler” Feldzug, es geht um die Verwirklichung der Utopie mit der Folge, dass die Barbarei verherrlicht wird. Unter Berücksichtigung der neuesten Forschungsarbeiten, denen zufolge das hohe Militär weitgehend den Plan sowohl des Kreuzzuges gegen den “jüdischen Bolschewismus” als auch des Vernichtungskrieges im Osten bejahte, arbeitet der Autor den Anteil der Wehrmacht an den Verbrechen heraus und geht der Frage der Verantwortung der Deutschen nach.

Christian Baechler, professeur émérite d’histoire de l’Allemagne à l’université de Strasbourg, est l’auteur d’une œuvre abondante. Citons, en dernier lieu, Guillaume II (2003) et L’Allemagne de Weimar (2007).

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Nouvelle publication/ Neue Veröffentlichung

Nation, Nationalismus (n), Identität (en)
Les rapports des Allemands d’Autriche-Hongrie avec les autres nationalités de l’Empire et les Allemands du Deutsches Reich (1867-1918)

Etudes réunies et éditées par Thierry CARPENT – CEGIL-Nancy

Le Compromis austro-hongrois de 1867 a entériné la position dominante de deux « nations historiques» dans l’empire des  Habsbourg. Mais alors que les Hongrois n’ont jamais douté de l’existence d’une nation hongroise, les Allemands de « Cisleithanie» ont connu un traumatisme identitaire lorsque la plupart des «royaumes et pays représentés au Reichsrat» ont été définitivement exclus du « corps germanique »aux destinées duquel les Habsbourg avaient longtemps présidé. La fondation du Deutsches Reich ayant fait d’eux des Volksdeutsche, les «Autrichiens allemands» se sont dès lors globalement considérés comme des « Allemands autrichiens» : si la première dénomination suggère qu’ils partageaient leur destin avec les « Autrichiens» tchèques, polonais ou italiens, voire hongrois, la deuxième, en les rapprochant des « Allemands» prussiens, bavarois et saxons au moment même où ils en étaient institutionnellement séparés, explique qu’ils n’ont guère pu s’appréhender comme « Autrichiens « autrichiens » ». L’attitude des hommes politiques et d’une partie de la population en 1918/20, et plus encore d’une majorité d’Autrichiens en 1938 a en effet pu faire penser que cette nation n’existait pas et avait pour vocation de rejoindre le Reich voisin.
Lors de la journée d’étude qui s’est tenue le 9décembre 2011  à Nancy, ce sont les « rapports » que les « Allemands d’Autriche-Hongrie » entretenaient « avec les autres nationalités de l’Empire et avec les Allemands du Deutsches Reich» qui ont constitué l’angle d’attaque retenu pour aborder la question de la « nation» autrichienne et des différents « nationalismes » en Autriche: ils permettent en effet de dégager la perception que ces « Allemands» avaient ou pouvaient avoir ou non de leur propre « identité» qui, déclinée sur le mode régional, « national» ou impérial a effectivement été inégalement plurielle. Ce recueil illustre donc les « enjeux de la présence allemande en Europe centrale », au cœur de la question de civilisation inscrite au programme de l’agrégation d’allemand.

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Deux livres annoncés dans une nouvelle collection, chez Peter Lang

Ludwig, Bernard / Linsenmann, Andreas (éd./Hrsg.), Frontières et réconciliation /Grenzen und Aussöhnung
L’Allemagne et ses voisins depuis 1945 /Deutschland und seine Nachbarn seit 1945
Peter Lang, Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2011. 275 p., nombr. ill

L’Allemagne dans les relations internationales/ Deutschland in den internationalen Beziehungen. Vol./Bd. 1. Directeurs de collection/ Herausgegeben von Corine Defrance, Bernard Ludwig et/und Ulrich Pfeil

Au XXe siècle, les frontières de l’Allemagne ont été à la fois au coeur des conflits et de l’établissement de la paix en Europe. Grâce à dix études de cas, ce livre propose des perspectives susceptibles d’éclairer, de façon pluridisciplinaire, quels rôles les frontières et les espaces frontaliers ont joués et jouent encore dans les processus de rapprochement et de réconciliation entre l’Allemagne et ses voisins depuis 1945. À travers l’analyse comparée et croisée des couples binationaux, émergent des parallélismes et des spécificités entre les différentes configurations. Mais toujours, la mémoire de la Seconde Guerre mondiale autant que la Guerre froide, les effets de génération ou les jeux d’échelles interfèrent dans les processus de réconciliation, les ralentissant ou les accélérant tour à tour. Ce faisant, la temporalité du rapprochement s’en trouve souvent particulièrement affectée dans les zones frontalières. Parfois tête de pont pour la réconciliation mais rarement déterminant pour un processus qui dépend de nombreux facteurs, l’espace frontalier, par l’émergence de coopérations transfrontalières, d’euro-régions et de régions transnationales, reste cependant un acteur de la réconciliation de l’Allemagne avec ses voisins, l’échelle régionale permettant de sortir des antagonismes nationaux.

Die Grenzen Deutschlands standen im 20. Jahrhundert sowohl im Mittelpunkt der Auseinandersetzungen als auch der Friedensregelungen in Europa. Ziel dieses Buches ist es, anhand von Fallstudien und mithilfe verschiedener Disziplinen – von der Geschichtswissenschaft über die Anthropologie bis hin zur Linguistik – Perspektiven vorzustellen, die geeignet sind, näher zu untersuchen, welche Rolle Grenzen und Grenzräume in den Aussöhnungsprozessen Deutschlands mit seinen Nachbarn seit 1945 gespielt haben und nach wie vor spielen.
Nachbarschaft wird dabei geographisch verstanden und in erster Linie historisch analysiert. Anhand vergleichender Analysen binationaler Beispiele treten Parallelen und Besonderheiten verschiedener Konstellationen zutage. Stets wirken die Erinnerung an den Zweiten Weltkrieg, die damit verbundenen Erfahrungen bestimmter Generationen sowie der Kalte Krieg und das Wechselspiel diverser Ebenen auf Versöhnungsprozesse ein, bremsen oder beschleunigen sie. Infolgedessen weist die Annäherung in Grenzregionen spezifische zeitliche Verläufe auf. Grenzregionen bilden mitunter Brückenköpfe der Versöhnung, sind jedoch selten insgesamt bestimmend für einen Gesamtprozess, der von vielen Faktoren abhängt. Vor allem im Kontext der Entwicklung grenzüberschreitender Zusammenarbeit, etwa in Form transnationaler Euro-Regionen, bleiben Grenzräume jedoch wichtige Akteure der Versöhnung Deutschlands mit seinen Nachbarn, die es in besonderer Weise ermöglichen, nationale Gegensätze hinter sich zu lassen.

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Bernard Ludwig est doctorant à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne (Institut Pierre Renouvin/UMR Irice) et à la Friedrich-Schiller-Universität Jena. Il y achève sa thèse d’histoire en co-tutelle sur l’anticommunisme et la guerre psychologique en République fédérale d’Allemagne et en Europe dans les années 1950.
Andreas Linsenmann est collaborateur scientifique dans le séminaire historique de la Johannes Gutenberg-Universität Mainz. Il y a soutenu sa thèse de doctorat d’histoire sur le rôle de la musique dans la politique culturelle de la France en Allemagne occupée (1945-1949/50).

Bernard Ludwig ist Doktorand an der Université Paris I Panthéon-Sorbonne (Institut Pierre Renouvin/UMR Irice) und an der Friedrich-Schiller-Universität Jena, wo er seine Dissertation zu «Antikommunismus und psychologische Kriegsführung in der BRD und in Europa in den 1950er Jahre» abschließt.
Andreas Linsenmann ist Wissenschaftlicher Mitarbeiter am Historischen Seminar der Johannes Gutenberg-Universität Mainz, wo er mit der Studie «Musik als politischer Faktor. Konzepte, Intentionen und Praxis französischer Umerziehungs- und Kulturpolitik in Deutschland 1945-1949/50» promoviert wurde.

Wilkens, Andreas (éd.) Willy Brandt et l’unité de l’Europe. De l’objectif de la paix aux solidarités nécessaires,
Peter Lang, Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2011. 510 p.

L’Allemagne dans les relations internationales/Deutschland in den internationalen Beziehungen. Vol./Bd. 2. Directeurs de collection/Herausgegeben von Corine Defrance, Bernard Ludwig et/und Ulrich Pfeil

Rendre à l’Europe toute sa place dans l’histoire. Telle est la ligne de force qui a marqué l’action politique de Willy Brandt pendant plus de cinquante ans. Selon la vision de l’ancien chancelier de l’Allemagne fédérale, seule la construction de l’unité européenne pouvait assurer la paix, la démocratie et le développement de la qualité de vie. Et sans l’entente fondamentale entre les Européens, ceux-ci n’auraient sans doute plus de prise sur les affaires du monde.
Depuis ses années d’exil en Scandinavie, Willy Brandt avait appris à connaître la diversité des Européens. Pourtant, il n’a jamais douté que le partage d’une certaine part de souveraineté, voire une forme de « gouvernement européen », évoqué dès les années 1970, semblait le mieux à même de préserver les identités et les intérêts essentiels de chacun.
Dans cet ouvrage, des historiens allemands, français, belges, britanniques, luxembourgeois, néerlandais et norvégiens abordent l’action européenne de Willy Brandt dans ses différentes périodes : des conceptions de l’exil et de l’après-guerre à la politique menée au temps de ses responsabilités gouvernementales, de l’engagement pour la démocratie à la réflexion sur une nouvelle architecture européenne au moment de l’effacement de la fracture Est-Ouest. Le parcours de Willy Brandt illustre ainsi le rôle de l’Allemagne en Europe et les enjeux permanents de la construction européenne.

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Andreas Wilkens est professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Lorraine – Metz. Ses recherches portent sur l’histoire de la construction européenne, les relations franco-allemandes, les enjeux de la guerre froide en Europe.


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Nos membres ont publié….

La revue Questions internationales
publie un numéro spécial:

Allemagne : les défis de la puissance

Questions internationales n° 54
2012 – 128 pages

Ce numéro de Questions internationales propose un panorama politique, économique et diplomatique d’une nouvelle Allemagne qui, par sa remarquable réussite économique, a réussi à se placer au rang de première puissance européenne. Cependant, d’importants défis se présentent à elle, exacerbés par la crise financière et économique.

Sommaire

Dossier
Ouverture : L’Allemagne et ses métamorphoses (Serge Sur)
Une histoire tourmentée : l’Allemagne unie ou désunie (Georges-Henri Soutou)
État de droit et démocratie : une Allemagne exemplaire (Jérôme Vaillant)
L’Allemagne dans la construction européenne (Anne-Marie Le Gloannec)
Le couple franco-allemand : passé fécond, présent ambigu, avenir incertain (Daniel Colard)
Le « modèle économique » allemand ? Un modèle de société (Isabelle Bourgeois)
La politique étrangère allemande : continuité et singularité (Stephan Martens)
Que veut l’Allemagne ? (Entretien avec Rainer Hudemann)
Les encadrés du dossier
– Les métamorphoses de l’identité allemande (Claire Demesmay)
– Les partis politiques (Isabelle Guinaudeau)
– Quelques portraits des grands dirigeants (Daniela Heimerl)
– L’Allemagne, l’OTAN et la défense européenne (Julien Thorel)
– L’Allemagne et la Russie (Anne-Marie Le Gloannec)
– Berlin, capitale du XXIe siècle ? (Cyril Buffet)
– L’Allemagne face à la révision des traités européens (Hans Stark)
Regards sur l’actualité internationale

– Décrochage français, insularité allemande
Documents de référence

– Trois visions politiques ou culturelles de l’ancienne Allemagne (Germaine de Staël, Henri Heine, Guilaume II – extraits)

Vous pouvez commander ce numéro directement
sur le site de la documentation française

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Vient de paraître :

Rainer Riemenschneider et Evelyne Brandts (dir.)
DÉCHIRURES CULTURELLES, EXPÉRIENCES ALLEMANDES
Les rapports de civilisations dans l’oeuvre de Catherine Paysan
Collection : Allemagne d’hier et d’aujourd’hui
ISBN : 978-2-296-96191-3 • 28 € • 270 pages

Voir le sommaire et le bon de commande

Romancière, dramaturge, poète, compositeur, chansonnier – Catherine Paysan est une des grandes figures de la culture française contemporaine. Au coeur de son oeuvre, une bonne vingtaine de romans et de récits autobiographiques. La plupart de ses livres illustrent de manière saisissante et poignante des destins humains marqués par des rapports de civilisations – rapports conflictuels, violents, destructeurs, mais aussi amicaux, apaisants, constructifs. Le racisme en est un thème lancinant et récurrent. Une problématique on ne peut plus actuelle ! Mais une actualité mise en scène dans son épaisseur historique, le lourd poids du passé. C’est que Catherine Paysan brosse à grands traits vigoureux, mais aussi en filigrane subtil toutes les facettes du drame que constitue le choc des civilisations à travers les âges, vécu par des personnages de fiction attachants entremêlés parfois à des acteurs historiques réels. Nombre de ses livres ont pour théâtre les rapports franco-allemands au sens large, les lieux de l’action s’étalant de la conquête du monde gallo-romain par les invasions germaniques au vie siècle jusqu’à l’occupation française dans l’Allemagne vaincue d’après 1945.
Les déchirures culturelles qui ont marqué notre monde, mises en scène dans cette oeuvre, ont été explorées par les études réunies dans le présent ouvrage.

Germaniste, ex-enseignante dans le secondaire et à l’Université, ex-directrice du Centre culturel français d’Erlangen (RFA), Evelyne Brandts a écrit de nombreux articles (notamment dans Le Monde, Le Monde de l’Education, le Pariser Kurier) et essais (Georg-Eckert- Institut, Allemagne d’aujourd’hui, Dokumente), et est co-auteur de manuels d’allemand pour le 2nd cycle (Nathan, Bordas). Elle a reçu en 2011 avec Victor Brandts le Prix parlementaire franco-allemand pour le livre Aujourd’hui l’Allemagne.

Historien, Rainer Riemenschneider fut enseignant-chercheur à Caen, Braunschweig, Paris et Montpellier. Auteur de nombreuses publications en histoire politique, sociale et culturelle, en histoire de l’éducation, de l’historiographie scolaire, il appartient depuis 2003 au Comité de pilotage scientifique du Manuel d’histoire franco-allemand Geschichte/Histoire (Nathan/Klett) pour le lycée. Depuis 1985, il est également correspondant de l’Académie de Nîmes.

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Nouvelle parution

Sylvie Toscer-Angot, Les enfants de Luther, Marx et Mahomet.
Religion et politique Editions en Allemagne
,
éd. Desclée de Brouwer, 2012.
ISBN : 978-2-220-06398-0

Depuis les années 1980, la nature des relations entre politique et religion en Allemagne a fait l’objet de profondes mutations. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce mouvement d’ampleur : la sécularisation, l’importance grandissante du nombre des « sans religion » qui s’est accélérée sous l’effet de la réunification, l’individualisation et la diversification des convictions et des pratiques religieuses ou encore la présence de plus en plus affirmée de l’islam.
Plus largement, le propos est ici de déterminer dans quel sens évolue aujourd’hui le dispositif régissant les relations entre les Églises et l’État en Allemagne, sachant qu’il est difficile d’esquisser le modèle qui se profile en raison de la diversité des situations et des législations à
l’échelle fédérale.
La question se pose de savoir si le dispositif actuel peut tout simplement être étendu à d’autres confessions ou si les prérogatives et les privilèges des Églises chrétiennes vont être progressivement réduits et conduire à une déconfessionnalisation de certains pans de la vie publique. On peut également imaginer que le régime des cultes tende à se rapprocher d’un régime de laïcité plus proche du modèle français…

L’auteur: Sylvie Toscer-Angot est maître de conférences en civilisation allemande et membre du
Groupe Sociétés, Religions, Laïcités du CNRS.

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Nouvelle parution :

Ulrich Pfeil (Hg.), Mythes et tabous des relations franco-allemandes au XXe siècle (Convergences, Bd. 65), Bern u.a. Peter Lang, 2012.

Depuis la fin du XVIIIe siècle, la France et l’Allemagne se sont retrouvées face à face, opposées l’une à l’autre selon un schéma qui s’est constamment nourri de symboles et de récits de nature antagoniste. Dans la mesure où les mythes décrivent « ce qui n’a jamais existé et ce qui se perpétue », ils constituent un matériau servant à forger sa propre identité en se démarquant de celle du voisin. Par la suite, les relations franco-allemandes furent toujours et encore marquées par des conflits et des guerres, de telle sorte que l’image de l’autre comme « ennemi héréditaire » s’est solidement ancrée dans la perception mutuelle, de part et d’autre du Rhin, jusqu’au milieu du XXe siècle. Mais si les mythes politiques, en tant qu’armes mentales, peuvent être des forces motrices des conflits, ils peuvent aussi contribuer – à l’exemple des relations franco-allemandes après 1945 – à transformer les anciens « ennemis » en « amis » héréditaires. Cet ouvrage analyse les perceptions, la construction des stéréotypes, les mises en scène politiques, mais aussi les tabous et parfois les retours du refoulé.

Ulrich Pfeil (Hg.), Mythen und Tabus der deutsch-französischen Beziehungen im 20. Jahrhundert (Convergences, Bd. 65), Bern u.a. Peter Lang, 2012.

Seit dem Ende des 18. Jahrhunderts standen sich Deutschland und Frankreich feindlich gegenüber. Ihr Antagonismus wurde von einem Schema bestimmt, das sich beständig durch gegensätzliche Symbole und Narrative nährte. Indem Mythen beschreiben, «was niemals existiert hat und was weiter fortlebt», bilden sie ein identitätsstiftendes Material, mit dem sich beide vom Nachbarn abgrenzten. In der Folge blieben die deutsch-französischen Beziehungen von Konflikten und Kriegen bestimmt, so dass das Bild vom «Erbfeind» bis zur Mitte des 20. Jahrhunderts tief in der wechselseitigen Perzeption auf beiden Seiten des Rheins verankert blieb. Aber wenn politische Mythen als mentale Waffen Katalysatoren für Konflikte sein können, so können sie auch dazu beitragen – wie die deutsch-französischen Beziehungen nach 1945 zeigen -, aus ehemaligen Feinden «Erbfreunde» werden zu lassen. Dieser Band untersucht Perzeptionen, Konstruktionen von Stereotypen, politischen Inszenierungen, aber auch Tabus und bisweilen die Rückkehr von bereits überwunden geglaubten Repräsentationen.


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Souscription à la collection complète Histoire franco-allemande en 11 volumes

Prix spécial internet : 330 € au lieu de 429 € Bon de souscription

Cette collection en onze volumes propose un panorama inédit de l’histoire franco-allemande – et par conséquent de l’Europe – du haut Moyen Âge au temps présent. Publiée sous la direction de Gudrun Gersmann et de Michael Werner, elle se fixe pour objectif de dépasser la perspective traditionnelle d’une étude limitée aux rapports politiques entre les deux États. Dans chacun des onze ouvrages, les auteurs donnent une analyse d’ensemble de tous les aspects des relations entre l’espace français et allemand à travers les siècles. Chaque tome est rédigé par un historien français ou allemand. Une collection incontournable pour tout lecteur intéressé par une réflexion sur l’histoire de l’Europe.

L’opération durera de 2011 à 2014 selon le calendrier prévisionnel. (titres sous réserve de modifications)


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Une nouvelle publication d’un membre du Comité

Après la table-ronde organisée par le Comité mercredi 30 novembre pour commémorer le 50e anniversaire de la construction du mur de Berlin (La France et la construction du Mur de Berlin) – dont vous trouverez ici un court reportage photos, l’ouvrage de Chantal Metzger s’inscrit également dans cette commémoration et présente le bilan de cet Etat né de la Guerre froide et disparu depuis la fin de celle-ci.


Chantal Metzger, La République démocratique allemande. Histoire d’un État rayé de la carte du monde,
Bruxelles, Bern, Berlin, Peter Lang, 384 p., 2012.

La République démocratique allemande n’a eu qu’une brève existence de 1949 à 1990. Ces 41 années permettent aux historiens d’étudier d’un seul tenant la naissance, la vie et la mort d’un État.

Créée le 7 octobre 1949, la RDA est la réponse de l’Union soviétique à la création de la République fédérale par les Occidentaux, en mai de la même année. Considéré comme la vitrine du socialisme, voire même comme la 12¸ puissance économique mondiale, ce pays était en fait miné de l’intérieur par un régime rigide qui n’a pas su s’adapter à l’évolution qui se produisait dans les pays voisins du bloc soviétique. Sa population, lasse de la dureté du régime, du manque de liberté et des difficultés quotidiennes, s’est finalement révoltée. L’ouverture du mur, le 9 novembre 1989, marque la fin de la Guerre froide qui avait présidé à la naissance de cet État. L’État-SED était au bord de la faillite, il était impossible de le redresser. Le peuple est-allemand a voulu, dans sa majorité, la réunification et la RDA a ainsi été rayée matériellement de la carte du monde.

Cet ouvrage tient compte des recherches les plus récentes en histoire. Elles ont été rendues possibles grâce à l’ouverture rapide des archives allemandes, de celles des pays du bloc soviétique et de celles des pays occidentaux impliqués dans l’histoire de l’Allemagne.

Chantal Metzger est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Nancy. Ses travaux portent sur les relations franco-allemandes au XX¸ siècle, les relations entre l’Allemagne, les Allemagnes et l’Afrique au XX¸ siècle. Elle a notamment publié chez PIE Peter Lang L’Empire colonial français dans la stratégie du Troisième Reich 1936-1945 (prix Jean-Baptiste Duroselle), et La République démocratique allemande : La vitrine du socialisme et l’envers du miroir.

Ce livre sort en décembre. Vous pouvez d’ores et déjà le faire commander par vos bibliothèques universitaires à l’aide du bon de commande ci-joint.

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Par suite d’une erreur malencontreuse, la liste de publications de notre collègue Helga Bories-Sawala a été omise dans le Bulletin n°21. La voici ci-jointe. En priant notre collègue d’accepter toutes nos excuses pour ce défaut de fonctionnement. Jean-François ECK

Vous trouverez en particulier ci-jointe la présentation de son dernier ouvrage :
Dans la gueule du loup. Les Français requis du travail en Allemagne
, publié chez Septentrion en 2010.

Aufgrund eines bedauerlichen Fehlers ist die Publikationsliste unserer Kollegin Helga Bories-Sawala im Bulletin n°21 nicht berücksichtigt worden. Sie kann hier eingesehen werden. Wir bitten Frau Bories-Sawala dieses Versehen zu entschuldigen. Jean-François ECK

Sie finden beiliegend die Vorstellung ihres letzten Buches Dans la gueule du loup. Les Français requis du travail en Allemagne, das 2010 bei Septentrion erschienen ist.

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Nouvelle publication d’un membre du Comité

Une double publication, avec une version allemande et une version française : le volume XI de L’histoire franco-allemande.

Hélène Miard-Delacroix, WBG-Deutsch-französische Geschichte, Bd. XI. Im Zeichen der europäischen Einigung.1963 bis in die Gegenwart, WBG Verlag, 2011.

Vorstellung des Deutschen Verlags Als Charles de Gaulle und Konrad Adenauer am 22. Januar 1963 in Paris den Élysée-Vertrag unterzeichnen, wird dieses Abkommen über die deutsch-französische Zusammenarbeit rasch zum Symbol einer seit 1945 allmählich aufgebauten Partnerschaft nach den Kriegen der vorangegangenen anderthalb Jahrhunderte. Seitdem sind die beiden Nachbarn immer enger zusammengerückt und ihre Zusammenarbeit wurde zum wesentlichen Motor für die Einigung Europas. Zahllose Verträge, Staatsbesuche und inoffizielle Konsultationen, aber auch Kulturaustausch und Städtepartnerschaften haben diese Partnerschaft unverbrüchlich gemacht, die gleichwohl auch Konflikte und Spannungen kennt. Hélène Miard-Delacroix hat diese besondere Beziehung im Nachkriegseuropa klar und kenntnisreich nachgezeichnet. In gesonderten Kapiteln geht sie auch auf gemeinsame wie unterschiedliche Probleme der beiden Länder ein: etwa auf die heftigen Erschütterungen durch 1968, auf den Terrorismus der RAF und der Action Directe oder auf den Umbau der Industriegesellschaft und den unterschiedlichen Umgang mit wirtschaftlichen Krisen.

Hélène Miard-Delacroix ist Professorin für Deutsche Geschichte und Kultur an der Université Paris-Sorbonne (Paris 4). Ihre Forschungsschwerpunkte sind die Geschichte der Bundesrepublik Deutschland und der deutsch-französischen Beziehungen, insbesondere die deutsch-französische Perzeptionsgeschichte und die vergleichende Geschichte der politischen Kultur.

Hélène Miard-Delacroix, L’Histoire franco-allemande, vol. 11: Le défi européen de 1963 à nos jours, Septentrion, 2011.

En ligne ou par votre libraire habituel

Présentation de l’éditeur français. Suivre les méandres d’une histoire parallèle, commune, croisée, de la France et de l’Allemagne depuis les années 1960, tel est l’objet de cette histoire franco-allemande qui met en lumière de nouveaux reliefs d’une relation bilatérale que l’on croit connue. Les cinq décennies écoulées depuis le traité de l’Élysée de 1963 montrent une évolution générale parallèle et une convergence dans de nombreux domaines. Elles s’inscrivent dans une mutation commune aux Européens, touchant les styles de vie, les modèles de consommation, les milieux qui s’estompent et la transformation des classes moyennes. Cette histoire comparée, contrastée et entremêlée suit d’abord le fil de la chronologie avant de s’arrêter sur des questions où se cristallisent différences et nuances entre les deux pays : régimes et cultures politiques, pratique du parlementarisme, 1968 et sa place dans l’Histoire, mutations de la société du travail, nationalité et citoyenneté. La confrontation des pratiques mémorielles et du cheminement des historiographies met en lumière des rythmes différents de la mémoire ; au-delà des spécificités nationales, elle montre des rapprochements surprenants. Enfin, c’est la question du moteur franco-allemand en Europe qui clôt l’étude de cette période sans drame majeur, sans conflit entre la France et l’Allemagne. Résultat du volontarisme de la coopération comme de la contrainte du voisinage, leur convergence s’est faite dans le cadre de l’unification des sociétés européennes qui accompagna la construction de l’Europe institutionnelle.

Hélène Miard-Delacroix : normalienne agrégée, docteur et professeur à la Sorbonne, elle a publié plusieurs ouvrages et de nombreux articles en allemand et en français sur l’histoire de l’Allemagne fédérale, la société allemande contemporaine, la place de l’Allemagne en Europe et les relations franco-allemandes.

Souscription à la collection complète Histoire franco-allemande en 11 volumes
Prix spécial internet : 330 € au lieu de 429 €
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Cette collection en onze volumes propose un panorama inédit de l’histoire franco-allemande – et par conséquent de l’Europe – du haut Moyen Âge au temps présent. Publiée sous la direction de Gudrun Gersmann et de Michael Werner, elle se fixe pour objectif de dépasser la perspective traditionnelle d’une étude limitée aux rapports politiques entre les deux États. Dans chacun des onze ouvrages, les auteurs donnent une analyse d’ensemble de tous les aspects des relations entre l’espace français et allemand à travers les siècles. Chaque tome est rédigé par un historien français ou allemand. Une collection incontournable pour tout lecteur intéressé par une réflexion sur l’histoire de l’Europe.

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Nouvelle publication d’un membre du Comité

Stephan Martens (éd.), L’unification allemande et ses conséquences pour l’Europe, 20 ans après, Préface d’Alain Juppé. Collection «Histoire et Civilisations », Septentrion, 220 p.

Bulletin de commande (courrier) – ou en ligne – ou par votre libraire habituel

Fait historique désormais quasi banal, les effets de l’unification allemande le sont beaucoup moins. Le processus d’unification n’a pas été un « long fleuve tranquille », d’une part, et l’Europe a connu un bouleversement géopolitique majeur avec l’avènement de l’euro (sur le modèle du deutschemark) et celui de l’Union européenne et son élargissement (sous impulsion allemande), d’autre part. Et aujourd’hui, les doutes se font jour : l’Allemagne, bien ancrée dans l’aventure européenne, redécouvre-t-elle ses intérêts en les défendant de façon égoïste ? Les spécialistes des questions allemandes et européennes, qui ont participé à cet ouvrage, persistent et signent : l’Allemagne se situe toujours au centre de l’intérêt européen.

Stephan Martens est Professeur des Universités, Directeur de l’UFR Langues et civilisations à l’Université Michel de Montaigne Bordeaux 3.

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