Comité franco-allemand des historiens

Le 6e prix de thèse du Comité a été décerné, lors de l'AG du 12 octobre 2018,
à Valérie Dubslaff pour sa thèse: „"Les femmes et l'extrême droite politique en République fédérale d'Allemagne. Le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD) à l'épreuve du genre, 1964-2017"

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Nouvelle publication/ Neue Veröffentlichung

Nation, Nationalismus (n), Identität (en)
Les rapports des Allemands d’Autriche-Hongrie avec les autres nationalités de l’Empire et les Allemands du Deutsches Reich (1867-1918)

Etudes réunies et éditées par Thierry CARPENT – CEGIL-Nancy

Le Compromis austro-hongrois de 1867 a entériné la position dominante de deux « nations historiques» dans l’empire des  Habsbourg. Mais alors que les Hongrois n’ont jamais douté de l’existence d’une nation hongroise, les Allemands de « Cisleithanie» ont connu un traumatisme identitaire lorsque la plupart des «royaumes et pays représentés au Reichsrat» ont été définitivement exclus du « corps germanique »aux destinées duquel les Habsbourg avaient longtemps présidé. La fondation du Deutsches Reich ayant fait d’eux des Volksdeutsche, les «Autrichiens allemands» se sont dès lors globalement considérés comme des « Allemands autrichiens» : si la première dénomination suggère qu’ils partageaient leur destin avec les « Autrichiens» tchèques, polonais ou italiens, voire hongrois, la deuxième, en les rapprochant des « Allemands» prussiens, bavarois et saxons au moment même où ils en étaient institutionnellement séparés, explique qu’ils n’ont guère pu s’appréhender comme « Autrichiens « autrichiens » ». L’attitude des hommes politiques et d’une partie de la population en 1918/20, et plus encore d’une majorité d’Autrichiens en 1938 a en effet pu faire penser que cette nation n’existait pas et avait pour vocation de rejoindre le Reich voisin.
Lors de la journée d’étude qui s’est tenue le 9décembre 2011  à Nancy, ce sont les « rapports » que les « Allemands d’Autriche-Hongrie » entretenaient « avec les autres nationalités de l’Empire et avec les Allemands du Deutsches Reich» qui ont constitué l’angle d’attaque retenu pour aborder la question de la « nation» autrichienne et des différents « nationalismes » en Autriche: ils permettent en effet de dégager la perception que ces « Allemands» avaient ou pouvaient avoir ou non de leur propre « identité» qui, déclinée sur le mode régional, « national» ou impérial a effectivement été inégalement plurielle. Ce recueil illustre donc les « enjeux de la présence allemande en Europe centrale », au cœur de la question de civilisation inscrite au programme de l’agrégation d’allemand.

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